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Le charbon en Argentine ;

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Dans la partie Nord : principalement provinces de SANTIAGO DEL ESTERO, CHACO, CORDOBA, TUCUMAN, SALTA, FORMOSA, JUJUY, la production de charbon de bois existe non seulement pour préparer des terres à des fins de culture ou d’élevage, mais certains popladores en font leurs moyens de subsistance depuis des lustres sans préjudice pour la forêt qui se reconstitue.
 Fin des années 1800 et début du 20ième le train acheminait le charbon vers les villes. Depuis, les camions viennent sur place.

Les acheteurs ne manquent pas dans les grandes cités comme Rosario, Tucuman, Cordoba, BUENOS AIRES, mais aussi à l’export vers le Nord de l’Europe principalement, l’Espagne aussi, Israël Etc. En Norvège, on utilise la chaleur produite par la combustion du charbon pour dégeler le sol et permettre ainsi de creuser les tombes afin d’enterrer les morts.
Asado ou barbecue improvisé:

asado-5.jpgLes Argentins utilisent le charbon de bois pour cuire la viande en « ASADO ». Tout simplement parce que c’est plus pratique que le bois pour son approvisionnement et son stockage. Toutes les familles possèdent leur « asador » (on dit barbecue) en briques. Il fait partie de la construction. Dans les  campagnes celui-ci se trouve à l’extérieur, dans la cour.
Four dans la cour juste à côté de l'asador chez des popladores en forêt :

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Asador d'intérieur:
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Les briques ou « ladrillos » : Dans une très grande partie de l’Argentine, il n’y a ni gravier, ni pierre. Environ 900 kilomètres autour de BUENOS AIRES c’est une plaine d’alluvions plate sans forêt, donc exploitée pour les céréales ou l’élevage.  Il faut parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour trouver le sable des rios. De même pour le gravier et le caillou qui sont extraits de carrières dans les zones au relief plus tourmenté. Donc, dans chaque village, on fabrique des briques communes artisanalement. ci-dessous:.
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Quand je suis arrivé sur le campo, il n’y avait aucun moyen de construire une maison, encore moins de fours à charbon autrement qu’avec ces briques de terre cuites qu’on trouve en abondance dans un rayon de 30 kilomètres.

Pour libérer le sol, je devais défricher, abattre les arbres et le sous bois. Les autres « défricheurs » brûlaient sur place toute cette végétation couchée par les bulldozers l’hiver suivant avec l’aide de graminées semées en même temps que le roulage. (photos)d-frichement-1.jpg
La coutume la plus répandue pour préparer des terres à céréales :

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Tandis que sur les routes je voyais de place en place des fours à charbon. Je demande alors à mes ouvriers (péons) de faire savoir que j’offrais le bois gratuitement pour m’en débarrasser à ceux qui savent utiliser le bois pour le charbon ou pour un autre usage. Je ne pouvais concevoir de voir tout ce bois partir en fumée. Ceux-ci me répondirent spontanément

 :    -  « Le bois représente beaucoup d’argent, tu devrais faire du charbon !» .

-         Je demande s’ils savaient fabriquer du charbon ?

-         Oui me répondent-ils.

-         Savez-vous faire des fours ?

-         Oui.

-         Que faut-il d’autre ????

Il fallut établir un campement, l’aire du chantier, me procurer des tronçonneuses, des haches, des fourches spéciales, de la toile forte, un tracteur et sa remorque, prévoir l’approvisionnement en eau et en nourriture (essentiellement viande, base des rations en Argentine). Trouver une, puis deux équipes ; établir une convention de travail souvent remise en cause,. C’est ainsi que l’aventure commença pour le charbon de bois. Nous en faisions en moyenne 100 tonnes /mois. J’avais de ce fait quelques revenus pour continuer le défrichement, acquérir un bull, des tracteurs toujours d’occasion, d’autres outils comme un scraper, une pelle Etc. Ce qui me permit de créer un canal des étangs, faire des puits, des maisons d’ouvriers et surtout des kilomètres et des kilomètres de clôtures, puis d’acheter les premiers animaux.

La fabrication du charbon : Il faut environ 35 ou 40 M3 de bois pour obtenir 6 tonnes de produits fini. Pour 100 tonnes/mois de charbon il faut donc 600 stères à couper, charger sur la remorque, transporter, décharger, entrer dans les fours. Puis sortir le charbon, le charger sur les camions.. Le bois de quebracho blanco a une densité de 1,2, celui de quebracho colorado, une densité de 1,7. Et l’algarrobo également supérieure à 1. Beaucoup de main d’œuvre.
Chargement du charbon:

charbon-10.jpg       charbon-2-copie-1.jpgUne fois rangé dans le four, on allume par en haut. En 5/7 jours le bois se consume (carbonise)  dans une atmosphère privée d’air. Seuls quelques petits trous à la base dans la construction du four restent ouverts. Lorsque la braise arrive en bas, tous les trous sont obturés avec de la boue, on jette aussi de la boue épaisse sur la carcasse du four afin de refermer les fissures. On dit noyer le four.  On attend encore 6/7 jours pour l’extinction et le refroidissement général. L’extraction du charbon se fait à l’aide de fourches calibrées et de toile (1,5mX1) que les péons portent à deux en tenant chaque angle. Les péons sont torse nu. Ils terminent la vidange en une journée. Parfois il reste des braises qu’il faut éteindre avec de l’eau. Le quemador(le péon chargé du feu) est chargé d’allumer, de surveiller jour et nuit les fours et le charbon quand il vient d’être mis à l’air par crainte que la fournée  ne se consume entièrement par la présence d’un seul brandon encore incandescent..

Le charbon de bois ainsi obtenu est plus lourd et beaucoup plus calorifique que celui produit avec des essences de bois français. Le dit charbon dose à 85% de carbone.

Certains acheteurs demandent que la cargaison de charbon soit entièrement ensachée par sacs de 20 kilos environ. C’est une équipe extérieure qui vient pour charger les camions remorques. Les dits acheteurs conditionnent ensuit le charbon en vrac selon les destinataires du pays ou importateurs, en sacs de différentes capacités.

Nous avions une douzaine de fours. En principe un four devrait pouvoir produire 2 fournées par mois. Des imprévus, des retards surviennent et jamais on ne peut tenir ce rythme.  

Les photos illustrent bien la progression de l’entreprise. 

 

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Cette planche sert comme rayon ou guide de construction.

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 Il faut une réserve d’eau à proximité.

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Photo du haut de l'éolienne:

Album-photos-N--2N0357.jpg 

Voir aussi: 

 

http://www.fao.org/docrep/X5328F/x5328f08.htm

 

 

 

Jeu 7 jan 2010 Aucun commentaire