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NOTRE-PLANETE.INFO 25 octobre 2009,
Candide [
Un accord Sino-Indien pour couler la conférence de Copenhague
Voici la traduction d'un article lu dans "The American Thinker", blog franchement Républicain, et
qui ne s'en cache pas.
Le fait que je prenne la peine de traduire cet article ne signifie pas forcément que je partage les opinions qui y sont détaillées.
Mais, comme je sais que ce genre de discours n'est jamais abordé par la presse française, encore moins par les gouvernants, j'ai estimé qu'il serait intéressant pour les non-anglicistes, de
connaître ce qui se dit de la prochaine conférence de Copenhague de l'autre coté de l'Atlantique.
J'ajoute que l'objectif des Chinois et des Indiens, tel qu'il est décrit ici, et si ce qui s'y dit est vrai (je ne peux pas vérifier l'exactitude des faits) me paraît tout à fait logique, et a
priori accessible...
Un accord Sino-Indien pour couler le traité onusien sur le climat
Par William R. Hawkins
Le 22 octobre, un accord a été signé par Xie Zhebhua, vice-ministre chinois à la Commission des Réformes et du Développement Nationaux, et Jairam Ramesh, Ministre indien de l'Environnement, à New
Delhi. Le mémorandum (du traité) fournit un cadre destiné à contrer la pression des Américains et des Européens pour adopter des limites obligatoires d'émission de gaz à effet de serre selon un
nouveau traité onusien. Les deux puissances asiatiques coopèreront pour le développement de projets pour des énergies renouvelables et pour améliorer le rendement des systèmes actuels, tout en
rejetant toute obligation extérieure qui viendrait ralentir leur croissance économique.
L'ONU a organisé des forums dans le monde entier afin d'établir un consensus pour un accord mondial sur le climat à Copenhague en décembre prochain, qui remplacera le protocole de Kyoto arrivant
à expiration. Le Protocole de Kyoto ne demandait pas aux pays en développement de réduire leurs émissions. Les États Unis et l'Union Européenne recherchent une formule qui arrivera à persuader
les pays en développement de signer le nouveau traité. La Chine et l'Inde, soutenues par le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud restent inflexibles sur leur volonté de rester en dehors de
toute contrainte globale. En s'organisant régionalement pour garder le pouvoir entre les mains des gouvernements nationaux, les pays en développement espèrent pouvoir résister à la pression
occidentale et onusienne.
Il est facile de rester en dehors de la paranoïa climatique si on ne croit pas la planète en péril. Xiao Ziniu, directeur général du Centre Climatique de Pékin a récemment dit au
Guardian qu'« il n'y a pas de consensus sur le danger d'un changement (climatique)... Si le climat se réchauffe ou se refroidit, il y a des effets négatifs et positifs... Dans
l'histoire de la Chine, il y a eu de nombreuses périodes plus chaudes qu'actuellement. » Il a contesté les arguments du GIEC de l'ONU concernant des prévisions de désastre, en disant
« la probabilité d'exactitude de la prédiction est très basse, parce que le climat dépend de nombreux mécanismes que nous ne comprenons pas entièrement ».
Un article publié dans le China's Science Times du 7 septembre cite une étude de Dong Zhongli, vice-président de l'Académie de Sciences chinoise. D'après cet article, il n'y a pas
d'évidence scientifique solide qui corrèle strictement l'augmentation des températures avec la concentration en CO2, Le professeur Ding note que d'après certains géologues, les
températures du globe sont liées à l'activité solaire et aux périodes glaciaires, ce qui signifie que l'activité humaine est seulement un facteur (parmi d'autres) qui peut causer un changement
climatique. « Au jour d'aujourd'hui, aucun scientifique n'a pu pondérer l'influence de chacun des facteurs sur le changement climatique global » note-t-il.
L'auteur de l'article du Science Times, Wang Jin, a utilisé l'étude de Ding comme une partie de l'argument plus vaste selon lequel « la propagande massive 'l'activité humaine
provoque une augmentation des températures' a été acceptée par la majorité de la société dans certains pays et est devenu une question politique et diplomatique ». Pourquoi les pays
développés mettent-t-ils sur la table des négociations internationales un problème scientifique discutable ? Leur intention réelle ne concerne pas réellement la température du globe, mais plutôt
d'essayer de restreindre le développement économique des pays en développement ».
La réponse consiste à faire franchement face au problème. A la Convention sur le Changement Climatique de l'ONU en Thaïlande le 5 octobre, la Chine, ainsi qu'un groupe de 77 nations en
développement ont réitéré leur opposition à une quelconque contrainte à la réduction des émissions de GES pour les pays « pauvres » et les « économies en transition ». Ces
nations étaient préparées à quitter les discussions si elles trouvaient dans les documents préparatoires à Copenhague une référence quelconque à une limitation de leurs actions. Le résultat a été
qu'après 2 semaines de discussion à Bangkok, « il n'a pas été possible de trouver un consensus » sur la façon de procéder.
Le danger est que l'Occident prépare un traité concernant seulement l'Amérique et l'Europe, sabordant (au passage) leurs économies. Cela constituait probablement l'espoir du Comité Nobel
lorsqu'il décerna le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama. « Grace à l'initiative d'Obama, les USA jouent maintenant un rôle constructif dans le succès du grand défi climatique auquel le
monde est confronté » dit la Proclamation du Comité.
C'est aussi ce que le Président Obama avait en tête, lorsqu'il accepta le Prix Nobel, « Nous ne pouvons accepter le danger grandissant amené par le changement climatique, qui pourrait, pour
toujours, endommager le monde dans lequel nous vivons, pour nos enfants – semant conflits et famine, détruisant les côtes et vidant les cités. Et c'est pourquoi toutes les nations doivent
maintenant accepter leur part de responsabilité dans le changement de leur façon d'utiliser l'énergie », a dit Obama, dont la rhétorique alarmiste était presque mot pour mot identique à ce
qu'il a dit au Sommet Climatique de l'ONU, le 22 septembre.
En 2007, le prix Nobel de la Paix a été partagé par l'ancien Vice-Président Al Gore et le GIEC « pour leurs efforts à propager une connaissance plus étendue concernant le changement
climatique anthropique ».
Le Prix Nobel 2007 était aussi une gifle à l'administration Bush qui avait refusé d'accepter le protocole de Kyoto. Peu de temps après que l'annonce du Prix Nobel à Obama, Gore déclara d'ailleurs
qu'il était optimiste quant au succès du nouveau traité à Copenhague.
Le travail du GIEC est mentionné dans le marché des droits d'émission (cap and trade) de l'American Clean Energy and Security Act (H.R. 2454) voté de justesse en juin dernier. Le 30 septembre,
les sénateurs John Kerry (Massachusetts) et Barbara Boxer (Californie) ont proposé le Clean Energy Jobs and American Power Act (S 1733) qui sera le véhicule de la législation sur le climat au
Sénat. La proposition de loi précise : « Les États Unis devront amener la communauté mondiale à combattre les méfaits du changement climatique, et à atteindre un accord international robuste
conforme à la Convention Onusienne sur le Réchauffement Climatique ».
La proposition Kerry-Boxer consiste (entre autres) à réduire en 2020 de 20 % les émissions de CO2 par rapport au niveau de 2005, à comparer aux 17 % de la loi de juin dernier. Comme l'explique
Bradford Plumer dans un blog du journal The New Republic du 30 septembre : « Grâce à la récession, nous serons, à la fin de cette année, à 8,5 % en-dessous des niveaux de 2005, ce qui
explique la surenchère de Boxer dans la réduction des émissions ». En d'autres termes, la ruine de l'économie fait partie intégrante du Programme Vert.
Les objectifs fixés par le Congrès sont encore inférieurs aux 40 % de réduction des émissions par rapport à 1990 fixés par le GIEC.
La partie la plus controversée de la déclaration du Comité Nobel reste que « les objectifs diplomatiques d'Obama sont fondés sur le concept que ceux qui sont appelés à diriger le monde
doivent le faire selon les valeurs et les attitudes partagées par la majorité de la population mondiale ». Le fait de fonder la politique américaine sur l'opinion de l'étranger ne fait pas
partie des attributions du Président des États Unis qui est élu pour améliorer le sort de sa propre nation. Mais, le Comité Nobel est aussi ironiquement trompeur : la majorité de la population
mondiale veut progresser et améliorer son standing de vie. Les gouvernements qui la représentent en dehors de l'Amérique et de l'Europe rejettent la notion selon laquelle ils devraient renoncer à
leurs aspirations à un monde meilleur afin d'apaiser la paranoïa climatique non fondée de la Gauche occidentale. Et ils sont dans le vrai.
William R. Hawkins est un consultant spécialisé dans les problèmes internationaux et la sécurité nationale. C'est un ancien professeur d'économie, et il est membre du comité directeur des
membres Républicains du Congrès.
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Publié le 27/10/2009 à 19h11 dans environnement