recueil de souvenirs et de réflexions

Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 07:45

C’est la première fois que je lis ce truc. Et je suis certain que j’en ai dans mon bol chaque matin ? En tous cas c’est le même gout pour en avoir mangé sous l'arbre.  C'est bien de savoir que l'école "SAINT vincent de paul"  de añatuya achète le produit  depuis 12 ans( le fruit d'un arbre imposant : l'algarrobo. une gousse comme celle de haricots ) La production est irrégulière. Cette année elle semble abondante. Les villageois n'ont quà... on voit dans l'article que NESTOR santoro s'est fait 1000 pesos dans sa journée  ...en se baissant.

Ça me donne le tonus certainement. Avant-hier, je suis allé (accompagné de Christiane pour une fois) chercher un nouveau rouleau spire KVERNELAND jusqu’à MONTARGIS: 1260 kilomètres entre 5h30 du matin jusqu’à 21h  avec le pick up toyota et la remorque.


http://www.nuevodiarioweb.com.ar/notas/2012/2/12/anatuya-familias-viven-venta-algarroba-385575.asp

La Escuela San Vicente de Paul compra la materia prima para producir harina

Añatuya: más de 300 familias viven con venta de algarroba

El proyecto cumple el fin de beneficiar a los vecinos, siendo una alternativa económica, revalorizar el árbol y cuidar un producto autóctono.


domingo, 12 de febrero de 2012

Las familias recolectan las algarrobas.

La cosecha y venta de vainas de algarroba ha sido una alternativa económica que le ha permitido a más de 300 familias añatuyenses incorporar importantes ingresos de dinero en efectivo a sus hogares, para sortear diferentes necesidades.
La Escuela de Capacitación Laboral San Vicente de Paul, en el marco de su proyecto de elaboración de harina de algarroba para exportación, que ejecuta desde el año 2000, comenzó con la compra de este fruto del monte santiagueño desde finales de diciembre y continúa haciéndolo actualmente.
Desde entonces, numerosas familias de barrios como La Leñera, La Merced, Rosso, Obrero, Colonia Osvaldo, Polo Norte, Villa Abregú, Campo Rosso y hasta de pueblos vecinos, han dedicado parte de su tiempo a cosechar las vainas que este año crecieron en forma abundante.
Según las estadísticas de la institución, algunos grupos familiares vendieron algarroba por el importe de 1.500, 1.700 y hasta 2.000 pesos las que más obtuvieron. Cada kilogramo entregado se pagó a razón de $1,50. Fueron los vecinos de los barrios Obrero, La Merced y La Leñera los que más vendieron, con más de 3.000 kilos por cada sector.
El fruto de la venta tuvo variados usos para las familias que se animaron a recolectar las algarrobas. Mientras algunas familias usaron el dinero para comprar útiles escolares para sus hijos a pocos días del inicio de clases, otros, como el caso de Néstor Santoro, pudieron comprar ladrillos y maderas para mejorar las condiciones de su vivienda en el barrio La Leñera, donde viven 11 integrantes del grupo. Además, están quienes usaron la recaudación para solventar las necesidades del momento. “Todos los años iba a la desflorada como cabecilla de cuadrilla, pero este año no pude por un problema en la rodilla. Por eso tuve que dedicarme a esto por no tener un trabajo seguro. Este es un trabajo para quien tiene ganas de salir a juntar, haga calor o no”, comentó Néstor Santoro, quien superó por estos días los $1.000 en ventas.
La Escuela San Vicente produce harina de algarroba desde el año 2000 y cada año, desde noviembre, comienzan el proceso de producción. “Hay una demanda experimental de nuestro producto aún, porque todavía no podemos ofrecer a más lugares ya que nos falta la materia prima asegurada. Si queremos ofrecer harina de algarroba a más lugares debemos contar con la materia para su elaboración, porque no podemos producir un año y otro no”, explicó Patricia López, directora de la institución.
Al respecto la directiva de la entidad agregó que “este proyecto necesita de la ayuda de la comunidad, la que puede sumarse cada año juntando algarrobas y venderlas para que podamos tener la cantidad suficiente para no detener la fabricación. En la génesis del proyecto está plasmado como objetivo beneficiar a las familias de los barrios y parajes vecinos, como está ocurriendo, y de ese modo también revalorizar el árbol y cuidar un producto tan nuestro”.

Añatuya: más de 300 familias viven con venta de algarroba
Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : entre deux mondes
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 14:06


VRAI ou FAUX !?


RIEN NE SE PERD ? RIEN NE SE CREE, TOUT SE TRANSFORME ???? 

En 96, il n’y avait rien sur le lopin de terre que j’avais acquis. Pas de maison, pas d’eau, pas d’électricité, !

 

Fin 2001, début 2002, en Argentine :

 

Plus de banque, plus d’argent. Que faire ?

 

Sur l’estancia comment faire pour les péons ? C’est vrai, nous sommes une petite communauté qui nécessite de satisfaire ses besoins vitaux.

 

Lola-avec-chivito.jpgJe m’engage, l’usine continuant de tourner : PRODUCTION permanente. L'usine idéale.

 

. Les vaches et les taureaux font leur travail. Ils se nourrissent d’herbe qui pousse toute seule. Se multiplient, engraissent avec les jours, les semaines et les mois qui passent. Je m’engage vis-à-vis de ceux dont je suis responsable, de leur fournir toute la viande selon leur besoin au fur et à mesure des jours.

 


La Province invente une nouvelle monnaie. Du papier  imprimé pour payer ses fonctionnaires et qui sert aux commissions! Plus tard retour à une monnaie nationale.

 

Si la pénurie d’argent avait été plus longue voire définitive, je  pouvais inventer, aller  beaucoup plus loin dans ce système d’autarcie. Il eut été possible de traire les vaches, d’avoir des porcs, de la volaille, de cultiver des céréales à farine des légumes et des pommes de terre.  

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Certaines communautés vivent ainsi tels, les Mennonites, les Kolkhozes Etc. 

 

Ces organisations produisent des surplus vendus ou échangés sur les marchés. Donc prospèrent, s’équipent, s’enrichissent. En allant plus loin dans le raisonnement, des écoles peuvent être édifiées comme les maisons, une épicerie aussi, de même une infirmerie ou un hôpital.

CREER…

 

Donc on peut créer, développer à l’infini.

 

 On peut me rétorquer qu’on utilise la terre le soleil, l’eau de pluie, l’air. C’est exact, alors on peut alors dire qu’il y a transformation … à l’infini.

 

L’individu qui naît, à l’âge adulte, peut trouver en lui toutes les solutions de se prendre en charge seul avec sa famille, ou/et, prendre en  charge tout son entourage.
Nécessité fait loi.

 

L’homme est fait pour vivre de la terre. C’est son destin primitif avec celui de cueillir et de chasser
photos-juillet-2009-002.jpg
Ici faire du charbon par nécessité.Album-photos-N--2N0357.jpg

 

    L’organisation de la vie moderne résulte d’un cheminement de la pensée humaine qui est une machine à imaginer, inventer sans cesse pour embellir l’environnement, faciliter, économiser ses efforts, se distraire après avoir fait face à ses besoins vitaux de se chauffer, s’habiller, se nourrir, se loger. Jamais nous ne sommes allés aussi loin dans la satisfaction de nos plaisirs. Aboutissement final  d’une civilisation.

 

Et après… danger. DANGER de ne pas se souvenir d’où nous venons. DANGER de vouloir toujours plus de superflu. !

Nécessité oblige.

 Notre génération manifeste pour tout sans réfléchir des conséquences pour les autres, sans chercher à savoir comment c'était avant.

 

 

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : entre deux mondes
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 15:12

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQvdxnhb1lqjSzgOati1-2TaFD9JA8JtxBM8AlPq_Fk4mi3_aYBkg

http://fr.calameo.com/read/00013645806bdecede24f

OUVREZ ce livre de photos.  "CRUELLE BEAUTE". C'était autour de nous. Lisez les poêmes. Dont l'avant propos de Francis BENNAVAIL.

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 06:40
Joseph   
  Joseph et Marie Louise. Mémoire d'une vis riche. Vivants d'une petite structure agricole et herbagère dans le bocage, jamais ils ne chercheront à s'accaparer d'autres parcelles. Ils ont privilégié l'amitié et le bien vivre. Tronçonneuse, accordéons, cors de chasse, fusils, chiens de chasse,  les cartes, les charpentes n'ont aucun secret pour Joseph. Il sut animer les soirées de fêtes familiales et les plus grandes cérémonies au sein de la fanfare régionale.
Votre serviteur, s'est fait envoûter par l'accordéon de Joseph le soir du premier de l'an 60. Sur un air de Java... Et je danse toujours sous la tutelle de la même blonde !
 JOSEPH 84 ans, 60 ans de mariage, fêtera ses noces de Diamant en Septembre. Fils de paysan et paysan lui-même. D'une intelligence subtile, travailleur persévérant, Philosophe de nature, pêcheur, chasseur, conteur. Il a profité pleinement de tous les plaisirs sans modération que pouvait lui procurer cette planète sur laquelle il vit. Moniteur d'auto-école VL et POIDS LOURDS au service militaire, il aurait pu vivre LA ville, il a préféré cette campagne pour mieux respirer, pour mieux savourer chaque lever de soleil, et apprécier la neige, le froid, la pluie, le brouillard qui lui permet de s'approcher des RAMIERS afin de les tirer. Marie Louise pendant ce temps mijote toujours salmis et pâtés pour les papilles de la famille et des nombreux amis invités très souvent à leur table. Il faut l'entendre raconter une partie de chasse au lièvre avec son chien. Après une poursuite de plusieurs kilomètres en boucle, Joseph se poste  et attend au bon endroit, au bon passage derrière un talut. Le bossu n'a aucune chance.

Comment vit-on d'une petite ferme en 1950. Evidemment il n'y avait pas d'assurance, pas de charges, pas de télphone. Mais il fallait quand même patienter longtemps avant d'avoir de quoi s'offrir la gazinière par exemple.

Bravo à tous les deux.

 

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : Une Vie Un livre
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 15:12

LA VIE APRES LA FAILLITE en Argentine :http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTvzWuOyahrYZx2VEjYnFMKBoYoQGWrnCc2ap5VT0zMThUeZgKaUw

(Art du POINT par Olivier Ubertalli)

A quoi ressemble un Etat en banqueroute ? Retour à Buenos Aires dix ans après.

A la faculté d’économie de Buenos Aires, le musée de la dette extérieure argentine vaut le détour. Des étudiants vous racontent, chiffres à l’appui, l’histoire du naufrage argentin. C’était il y a dix ans « le chômage avait grimpé à 22%. Toutes les classes sociales manifestaient leur ras-le-bol dans un concert de casseroles décrit Stéfano notre guide. Tout ce gâchis provient de l’explosion de la dette sous la dictature des années 70 et sous la Présidence de Carlos Menem dans les années 90 ». Décembre 2001. En récession depuis déjà 4 ans, le pays s’enfonce dans la pire crise économique de son histoire. Le FMI refuse d’aider une nouvelle fois le gouvernement radical Fernando de la Rua, successeur du libéral Carlos Menem. Plus moyen de tenir la parité d’un peso pour un dollar qui servait d’arme anti-inflation. La fuite des capitaux avoisine les 200 milliards de dollars. Le gouvernement limite alors les retraits bancaires à 250 pesos par semaine (40 euros) : c’est le corralito (le petit enclos). Une quinzaine de coupures provinciales, les bonos portant des noms fantaisistes comme QUEBRACHO(des assignats locaux en fait) circulent pour pallier l’absence de cash. Dégoutée, appauvrie, une partie de la population pille les supermarchés. Les grèves se multiplient.  « Que se vayan todos »(qu’ils s’en aillent tous) entend-on dans les manifestations. C’est l’état de siège. Les 19 et 20 décembre, une quarantaine de civils meurent sous le feu de la répression policière. L’Argentine plonge en enfer.

Le chef de l’Etat fuit en hélicoptère le palais présidentiel. En deux semaines, l’Argentine change 4 fois de président et, fin décembre 2001, elle fait défaut sur sa dette publique extérieure. « L’Argentine est en faillite. Notre modèle pervers a jeté 2 millions de compatriotes dans l’indigence, détruit la classe moyenne et nos industries » se lamente le nouveau chef de l’Etat, un péroniste, Eduardo Duhalde. Il rompt le lien avec le dollar qui avait tué la compétitivité de l’Argentine et dévalué le peso. Les banques sont prises d’assaut. Mais les Argentins ont beau frapper contre les rideaux de fer, on leur interdit de retirer leurs dépôts. Certains perdent toutes leurs économies. Le chômage touche plus d’un quart de la population. La pauvreté, plus de la moitié. La nuit tombée, des dizaines de milliers de « cartoneros » ou recycleurs de cartons fouillent les poubelles.

Débrouille. « ce fut le pire Noël de ma vie » se souvient Javier Estebecorena. La trentaine passée, il ouvre avec son frère une boutique de mode en décembre 2001. Aucun client ne franchit la porte du magasin dans les premières semaines « Il n’y avait ni futur ni perspective d’amélioration. Ni cash, ni main d’œuvre, ni matériel » poursuit-il. Marcelo Ruarte et son fils Diego ont été licencié du BAUEN, un hôtel de luxe de la capitale. Le patron a filé à l’anglaise sans payer ses dettes. « nous n’avions même pas d’argent pour envoyer nos enfants à l’école » peste Marcelo . L’ancien réceptionniste sexagénaire s’est converti au troc, puis a enfilé les habits de cuistot, tondeur de pelouse et peintre en bâtiment. En 2003, Marcelo et Diego ont occupé puis rouvert avec d’anciens collègues l’hôtel BAUEN sous forme de coopérative. L’établissement emploie aujourd’hui plus de 160 personnes. Le BAUEN fait partie des quelques 200 PME en faillite « récupérées » par leurs employés. 10.000 emplois ont été ainsi préservés. Marcelo se réjouit : « Nous avons démontré que l’autogestion peut rapporter des bénéfices. Ne cherchez pas le patron. Nous sommes tous notre propre patron. »

A l’image du BAUEN, l’Argentine a sauvé sa peau à force de débrouille, et d’un peu d’autogestion. L’ex bon élève du FMI vanté par son directeur d’ALORS, Michel Camdessus, a repris son destin en main. Et ça marche ! Après l’enfer en 2002(chute de 11% du produit intérieur brut), le pays sort peu à peu du purgatoire. Il affiche une croissance à la Chinoise, de plus de 8% par an, sauf en 2008 (6,8%) et 2009 (0,9%) à cause de la crise internationale. Huit années successives de croissance… Du jamais vu dans l’histoire argentine. « Bien sur qu’on va mieux ! s’exclame ESTEBECORENA, dont le commerce est florissant. « Nous étions les rois du court terme. Nous avons découvert la stabilité et la prévisibilité ». Bref, de bonnes bases pour entreprendre, réduire la pauvreté et le chômage, tombé sous les 8%. Si le gouvernement est accusé de manipuler les statistiques officielles, l’embellie est bel et bien là. Les Argentins jouissent d’un salaire minimum et d’un pouvoir d’achat moyen parmi les plus élevés d’Amérique latine.

Son salut, l’Argentine le doit d’abord à son toupet. Elle a dit « BASTA » aux plans d’austérité et au FMI, puissance honnie. « J’ai du répéter trois fois à Horst Köhler, directeur du Fonds à l’époque, que l’Argentine retirait ses demandes de prêt. Il n’en croyait pas ses oreilles. » Se souvient Roberto Lavagna. L’ancien ministre argentin de l’économie (2002-2005) a piloté la plus grande restructuration de dette de l’histoire moderne. -102,5 milliards de dollars- avec une « décote » (réduction de la dette) de 75%. Début 2006, l’Argentine a remboursé d’une seule traite les 10 milliards de dollars qu’elle devait au FMI. Reste que les marchés financiers internationaux la boudent toujours. Ou lui propose des taux d’intérêts prohibitifs, considérant que le risque pays est trop élevé. Car Buenos Aires doit encore de l’argent à certains créanciers récalcitrants qui ont entamé des procès notamment aux Etats-Unis et au Club de Paris.

MESURES « K ». Bien sùr, le rebond n’aurait pas été possible sans la flambée des prix des matières premières agricoles, portée par la demande chinoise. Le prix du soja est passé de 200 dollars la tonne en 2002 à 450 dollars ces dernières semaines. Une aubaine pour le premier exportateur mondial de farine et d’huile de soja, deuxième pour le maïs et cinquième pour le blé. Un flot de devises (100 milliards de dollars par an) renfloue les caisses de l’Etat, qui prélève de fortes taxes sur les exportations. Elles atteignent jusqu’à 50 % pour le soja ! La formidable rente agricole des Argentins finance les mesures « K » pour KIRCHNER, Nestor, le mari qui a gouverné de 2003 à 2007, et sa femme, Cristina, réélue le mois dernier dès le premier tour de la présidentielle. Le modèle Kirchner passe par la relance de la demande, avec une aide spéciale pour les classes moyennes et défavorisées, comme le système « d’Asignacion universal por hijo » ( plus de 40 euros par mois donné à chaque enfant scolarisé). Le gouvernement subventionne aussi les tarifs de l’énergie, de l’eau et des transports. A Buenos Aires, le ticket de métro vaut 20 centimes d’Euro. La consommation est vigoureuse, les centres commerciaux bondés. Cette année, il se vendra en Argentine plus de voitures neuves qu’au Mexique ou en Espagne. Dans la pure tradition Péroniste, les Kirchner mènent une politique interventionniste et protectionniste. Ils n’ont pas hésité, en 2008, à nationaliser les régimes privés de retraite. Le redoutable secrétaire d’Etat au Commerce, Guillermo MORENO, met les sociétés au pas. Tel « le parrain », il reçoit parfois les chefs d’entreprise avec un révolver posé sur le bureau ! « Le gel des tarifs des services publics a mis les entreprises dans une situation intenable et, quelques-unes se sont vues contraintes à partir » rappelle Jean Edouard de Rochebouët, président de la chambre de commerce franco argentine. SUEZ a fui lorsque sa filiale Aguas Argentinas, a été nationalisée. Les « K » manient la carotte ou le bâton. Cristina Kirchner a ainsi lancé un plan de substitutions et d’entraves aux importations, afin de protéger l’industrie locale. Objectif : réduire de moitié les importations d’ici à 2020. Les importations sont sanctionnées, sauf, s’ils s’engagent à exporter. Cette année, la Barbie de Mattel a été bannie de la PAMPA. Pour que la poupée blonde fasse son come-back, le géant américain du jouet s’est engagé à distribuer en Colombie les briques encastrables de la marque argentine RASTI. Gonflé mais efficace. Désormais, les argentins pèsent 30% des ventes de jouets, contre 10% il y a 10 ans. Daniel Dimare, responsable marketing de Rasti, emploie une centaine de personnes, contre une dizaine en 2001. « Le gouvernement a revalorisé toute l’industrie nationale. Il a aidé les fabricants à améliorer leur production pour exporter. »

Néanmoins, le troc exportation pour importation crée des curiosités. La filiale de Porsche doit exporter du vin argentin, celle de BMW du cuir et du riz et celle de Hyundai du soja et des cacahuètes ! L’Argentine devient la championne du monde du protectionnisme, avec plus de 150 mesures, d’après Global Trade Alert. De quoi vider de sa substance l’Union douanière du Mercosur. Le voisin Brésilien, l’un des principaux fournisseurs, est très agacé. L’Argentine joue avec le feu. Les investisseurs étrangers boudent le pays. La pauvreté n’a pas disparu, et les cartoneros, s’ils sont moins nombreux, font toujours partie du paysage. L’inflation se réveille. Elle se situe à 10% prétend le gouvernement, démenti par la plupart des instituts privés, qui parlent plutôt de 20 à 30%. Enfin, et, c’est un signe qui ne trompe pas : les capitaux reprennent le chemin de MIAMI et d’ailleurs. Au point que Buenos Aires vient d’imposer un contrôle des changes. Les recettes de Cristina ne paraissent donc pas éternelles. Le FMI crie casse-cou devant le dérapage des dépenses publiques et des aides sociales.

Pas de quoi déstabiliser Paul Krugman, que fascine la résurrection du pays du tango. Le prix Nobel d’économie conseille même à la Grèce d’imiter Buenos Aire pour renaître de ses cendres. « L’exemple argentin montre que le défaut est une idée formidable » écrit-il sur son blog du NEW YORK TIME. Roberto Lavagna le « sauveur » de l’Argentine n’en démord pas « Les plans de sauvetage consistent à réduire le demande en pleine récession. Or une économie ne peut pas s’en sortir sans consommation ». Le FMI et la BCE se trompent encore ».

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQLU2mPPnLrAjzYjKyD53_l39b0Edwik04gz4RyL0mSaJYKYtRxbg

Note personnelle de TACANITAS :   J’ai vécu de l’intérieur cette faillite comme éleveur sur le campo. J’ignorais ce qui allait pouvoir arriver : « le ciel nous tombait sur la tête. »  Il n’y avait plus d’argent en circulation. Alors je convoque mes péons et je leur dis : « je ne sais si je pourrai continuer à vous payer, mais, nous tuerons une vache ou un bœuf et je le mettrai au congélateur. Et vous me demanderez un morceau de viande au fur et à mesure de vos besoins.  Et quand le congélateur sera vide nous le remplierons. Au moins vous aurez de quoi manger » Cette mesure  a duré 2 ans. Bien que je n’aie jamais manqué une seule paie. Nous avions des sortes d’assignat portant le nom de QUEBRACHO c’est le nom d’un arbre. Aujourd’hui un ami m’a écrit et me dit que « les arbolitos » fleurissent de nouveau dans les rues de BUENOS AIRES… ?

Faut-il rappeler ici, que si les prix des céréales ont explosé, dans le même temps les modes de culture ont changé dans leur globalité. Avant 2001, les agriculteurs commençaient à peine à connaître les semences GENETIQUEMENT MODIFIEES. Après 2001, non seulement ces pratiques se sont développées pour aboutir à 100% de cultures OGM sans labour. Ainsi, malgré les prélèvements indiqués dans l'article, la culture du soja comme celle de maïs avec un doublement des rendements sont restées rentables.

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : entre deux mondes
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