Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 19:11

 

NOTRE-PLANETE.INFO   25 octobre 2009,

 

Candide [

Un accord Sino-Indien pour couler la conférence de Copenhague
 

Voici la traduction d'un article lu dans "The American Thinker", blog franchement Républicain, et qui ne s'en cache pas.

Le fait que je prenne la peine de traduire cet article ne signifie pas forcément que je partage les opinions qui y sont détaillées.
Mais, comme je sais que ce genre de discours n'est jamais abordé par la presse française, encore moins par les gouvernants, j'ai estimé qu'il serait intéressant pour les non-anglicistes, de connaître ce qui se dit de la prochaine conférence de Copenhague de l'autre coté de l'Atlantique.
J'ajoute que l'objectif des Chinois et des Indiens, tel qu'il est décrit ici, et si ce qui s'y dit est vrai (je ne peux pas vérifier l'exactitude des faits) me paraît tout à fait logique, et a priori accessible...

Un accord Sino-Indien pour couler le traité onusien sur le climat
Par William R. Hawkins

Le 22 octobre, un accord a été signé par Xie Zhebhua, vice-ministre chinois à la Commission des Réformes et du Développement Nationaux, et Jairam Ramesh, Ministre indien de l'Environnement, à New Delhi. Le mémorandum (du traité) fournit un cadre destiné à contrer la pression des Américains et des Européens pour adopter des limites obligatoires d'émission de gaz à effet de serre selon un nouveau traité onusien. Les deux puissances asiatiques coopèreront pour le développement de projets pour des énergies renouvelables et pour améliorer le rendement des systèmes actuels, tout en rejetant toute obligation extérieure qui viendrait ralentir leur croissance économique.

L'ONU a organisé des forums dans le monde entier afin d'établir un consensus pour un accord mondial sur le climat à Copenhague en décembre prochain, qui remplacera le protocole de Kyoto arrivant à expiration. Le Protocole de Kyoto ne demandait pas aux pays en développement de réduire leurs émissions. Les États Unis et l'Union Européenne recherchent une formule qui arrivera à persuader les pays en développement de signer le nouveau traité. La Chine et l'Inde, soutenues par le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud restent inflexibles sur leur volonté de rester en dehors de toute contrainte globale. En s'organisant régionalement pour garder le pouvoir entre les mains des gouvernements nationaux, les pays en développement espèrent pouvoir résister à la pression occidentale et onusienne.

Il est facile de rester en dehors de la paranoïa climatique si on ne croit pas la planète en péril. Xiao Ziniu, directeur général du Centre Climatique de Pékin a récemment dit au Guardian qu'« il n'y a pas de consensus sur le danger d'un changement (climatique)... Si le climat se réchauffe ou se refroidit, il y a des effets négatifs et positifs... Dans l'histoire de la Chine, il y a eu de nombreuses périodes plus chaudes qu'actuellement. » Il a contesté les arguments du GIEC de l'ONU concernant des prévisions de désastre, en disant « la probabilité d'exactitude de la prédiction est très basse, parce que le climat dépend de nombreux mécanismes que nous ne comprenons pas entièrement ».

Un article publié dans le China's Science Times du 7 septembre cite une étude de Dong Zhongli, vice-président de l'Académie de Sciences chinoise. D'après cet article, il n'y a pas d'évidence scientifique solide qui corrèle strictement l'augmentation des températures avec la concentration en CO2, Le professeur Ding note que d'après certains géologues, les températures du globe sont liées à l'activité solaire et aux périodes glaciaires, ce qui signifie que l'activité humaine est seulement un facteur (parmi d'autres) qui peut causer un changement climatique. « Au jour d'aujourd'hui, aucun scientifique n'a pu pondérer l'influence de chacun des facteurs sur le changement climatique global » note-t-il.

L'auteur de l'article du Science Times, Wang Jin, a utilisé l'étude de Ding comme une partie de l'argument plus vaste selon lequel « la propagande massive 'l'activité humaine provoque une augmentation des températures' a été acceptée par la majorité de la société dans certains pays et est devenu une question politique et diplomatique ». Pourquoi les pays développés mettent-t-ils sur la table des négociations internationales un problème scientifique discutable ? Leur intention réelle ne concerne pas réellement la température du globe, mais plutôt d'essayer de restreindre le développement économique des pays en développement ».

La réponse consiste à faire franchement face au problème. A la Convention sur le Changement Climatique de l'ONU en Thaïlande le 5 octobre, la Chine, ainsi qu'un groupe de 77 nations en développement ont réitéré leur opposition à une quelconque contrainte à la réduction des émissions de GES pour les pays « pauvres » et les « économies en transition ». Ces nations étaient préparées à quitter les discussions si elles trouvaient dans les documents préparatoires à Copenhague une référence quelconque à une limitation de leurs actions. Le résultat a été qu'après 2 semaines de discussion à Bangkok, « il n'a pas été possible de trouver un consensus » sur la façon de procéder.

Le danger est que l'Occident prépare un traité concernant seulement l'Amérique et l'Europe, sabordant (au passage) leurs économies. Cela constituait probablement l'espoir du Comité Nobel lorsqu'il décerna le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama. « Grace à l'initiative d'Obama, les USA jouent maintenant un rôle constructif dans le succès du grand défi climatique auquel le monde est confronté » dit la Proclamation du Comité.

C'est aussi ce que le Président Obama avait en tête, lorsqu'il accepta le Prix Nobel, « Nous ne pouvons accepter le danger grandissant amené par le changement climatique, qui pourrait, pour toujours, endommager le monde dans lequel nous vivons, pour nos enfants – semant conflits et famine, détruisant les côtes et vidant les cités. Et c'est pourquoi toutes les nations doivent maintenant accepter leur part de responsabilité dans le changement de leur façon d'utiliser l'énergie », a dit Obama, dont la rhétorique alarmiste était presque mot pour mot identique à ce qu'il a dit au Sommet Climatique de l'ONU, le 22 septembre.

En 2007, le prix Nobel de la Paix a été partagé par l'ancien Vice-Président Al Gore et le GIEC « pour leurs efforts à propager une connaissance plus étendue concernant le changement climatique anthropique ».
Le Prix Nobel 2007 était aussi une gifle à l'administration Bush qui avait refusé d'accepter le protocole de Kyoto. Peu de temps après que l'annonce du Prix Nobel à Obama, Gore déclara d'ailleurs qu'il était optimiste quant au succès du nouveau traité à Copenhague.

Le travail du GIEC est mentionné dans le marché des droits d'émission (cap and trade) de l'American Clean Energy and Security Act (H.R. 2454) voté de justesse en juin dernier. Le 30 septembre, les sénateurs John Kerry (Massachusetts) et Barbara Boxer (Californie) ont proposé le Clean Energy Jobs and American Power Act (S 1733) qui sera le véhicule de la législation sur le climat au Sénat. La proposition de loi précise : « Les États Unis devront amener la communauté mondiale à combattre les méfaits du changement climatique, et à atteindre un accord international robuste conforme à la Convention Onusienne sur le Réchauffement Climatique ».

La proposition Kerry-Boxer consiste (entre autres) à réduire en 2020 de 20 % les émissions de CO2 par rapport au niveau de 2005, à comparer aux 17 % de la loi de juin dernier. Comme l'explique Bradford Plumer dans un blog du journal The New Republic du 30 septembre : « Grâce à la récession, nous serons, à la fin de cette année, à 8,5 % en-dessous des niveaux de 2005, ce qui explique la surenchère de Boxer dans la réduction des émissions ». En d'autres termes, la ruine de l'économie fait partie intégrante du Programme Vert.

Les objectifs fixés par le Congrès sont encore inférieurs aux 40 % de réduction des émissions par rapport à 1990 fixés par le GIEC.

La partie la plus controversée de la déclaration du Comité Nobel reste que « les objectifs diplomatiques d'Obama sont fondés sur le concept que ceux qui sont appelés à diriger le monde doivent le faire selon les valeurs et les attitudes partagées par la majorité de la population mondiale ». Le fait de fonder la politique américaine sur l'opinion de l'étranger ne fait pas partie des attributions du Président des États Unis qui est élu pour améliorer le sort de sa propre nation. Mais, le Comité Nobel est aussi ironiquement trompeur : la majorité de la population mondiale veut progresser et améliorer son standing de vie. Les gouvernements qui la représentent en dehors de l'Amérique et de l'Europe rejettent la notion selon laquelle ils devraient renoncer à leurs aspirations à un monde meilleur afin d'apaiser la paranoïa climatique non fondée de la Gauche occidentale. Et ils sont dans le vrai.

William R. Hawkins est un consultant spécialisé dans les problèmes internationaux et la sécurité nationale. C'est un ancien professeur d'économie, et il est membre du comité directeur des membres Républicains du Congrès.



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Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : entre deux mondes
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Commentaires

Pendant qu’on s’évertue à convaincre la population de changer ses ampoules et de fermer le robinet pour se brosser les dents, d’autres peuvent tranquillement continuer leur travail de pillage de la planète. Et nous faire la leçon pour accepter une petite réduction salariale, quelques heures de travail en plus, au nom de la simplicité volontaire et de la solidarité avec les ours polaires
Commentaire n°1 posté par déguisements le 20/12/2009 à 19h31
Merci de cette intervention. Il ne faut pas craindre de donner un avis différent. Ce sont toutes les différences qui font notre enrichissement réciproque.
Je ne crois pas au changement climatique conséquent dù aux activités humaines. Je préconise une utilisation d'énergie de substitution pour ne pas épuiser les réserves d'hydrocarbure et surtout développer l'énergie nucléaire. Des anzimes peuvent transformer le CO2 en pétrole. Un universitaire vient d'inventer une pile à base de feuille de papier. La terre n'a pas fini d'offrir plus de produits alimentaires à partir des OGM. L-homme continue d'inventer donc de faire des miracles.
 Votre situation de salarié vous pèse à cause des décisions des employeurs invoquant des prétextes pour diminuer le salaire, et chacun craint le chômdu. Alors prenez les moyens de devenir indépendant. ça peut prendre du temps. Avoir un but de cette envergure donne de l'énergie et c'est le premier pas qui compte, croyez mon expérience.
Réponse de Tacanitas le 20/12/2009 à 20h39
Une bien lourde déception alors qu'on en attendait tellement de ce sommet. Malgré toute sa bonne volonté, supersarko n'a rien pu faire. Il faut dire que les pays émergents tel que la chine ont pourri le sommet. D'un coté, on ne peut le leur reprocher : Les occidentaux sont responsables du désastre écologique actuel et on leur demande d'en payer les frais. Mais ces derniers préfèrent rattraper leur retard ... Au final, l'utopie se termine sur un accord de vitrine. AU moins cet échec fera date, et on espère qu'à l'avenir on se souviendra de ce "désastre" comme expérience.
Commentaire n°2 posté par Giochi per bambini le 25/02/2010 à 10h51
Vous êtes sur une mauvaise piste, cher monsieur. Vous êtes atteint de la peur et vous la diffusez autour de vous. Le monde existe, il ne tient pas compte de nous. Profitons de la beauté, des fruits, du climat qui nous est offert. N'en discutons pas la qualité, les défauts, les différences de température, ni les catastrophes qui ont toujours existés. L'homme ne changera pas l'univers, il peut le découvrir peu à peu, c'est déjà pas mal.
Commentaire n°3 posté par michel le 25/02/2010 à 17h37

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