Vendredi 25 octobre 2013 5 25 /10 /Oct /2013 18:12

Une personne de l'intégration qui dit tout haut ce que la majorite des Francais pensent en leur fort intérieur.!

Ingenieur, aujourd'hui  membre du Haut Conseil à l'intégration,  Malika Sorel  a passé ses  dix premières années en  France, avant de suivre ses parents en  Algérie où elle suit sa scolarité. Après avoir terminé l'école polytechnique d'Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po.


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En 2007,  elle publie : le Puzzle de l'intégration et les Pièces qui vous manquent  (Mille et une nuits). Elle y explique que la question de l'immigration-intégration doit être traitée globalement et non plus de  façon  sectorielle,  qu'il faut  cesser  d'octroyer  la  nationalité  française  à des  personnes qui ne sont pas prêtes,  psychologiquement et moralement, à l'assumer, et s'appliquer,  en revanche,  à  faire  respecter  la  loi  française  par  tous,  sans  exception.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Les émeutes de 2005 m'ont poussée à écrire ce livre parce que je me sentais responsable de n'avoir, alors, rien dit.  Moralement,  mais aussi sur le plan affectif, je ne supportais plus cette injustice vis-à-vis du peuple français  :  les Français  sont bâillonnés, et  quand ils osent  s'exprimer,  on  leur  fait  un  procès  en  racisme ou en  xénophobie alors qu'ils veulent simplement préserver leur identité.

Mes origines me permettaient, de dire que la véritable victime de l'immigration  est le peuple français.

Vous parlez beaucoup du rôle délétère de la « repentance ».  Non seulement pour les Français, mais pour les immigrés eux-mêmes. 
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Le rôle des élites françaises a  toujours été déterminant dans l'instrumentalisation de l'histoire.

La  décolonisation  a  traumatisé  tout le monde,  soit ! Mais il devrait  tout de même être possible, cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et ses lumières, au lieu de renier son  histoire  en se laissant enfermer dans la dialectique culpabilisation - victimisation.
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Or, c'est malheureusement  ce  qui  se  passe.  Le discours  dominant  ne  parle que des « horreurs » de la  colonisation , et  plus  personne  n'écoute  le peuple français, qui est pourtant  le  plus  légitime  pour  parler  objectivement  des  problèmes  engendrés par l'immigration.

De surcroît,  transformer  les  Français  de souche  en  bourreaux, n'a fait qu'injecter le poison de la haine dans le cœur des enfants issus de l'immigration..
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La France  fait  beaucoup  pour les immigrés et leurs  descendants,  et ceux-ci ont encore énormément à faire pour se rapprocher des Français de souche européenne, en particulier les  Maghrébins et  les  Africains  dont la  culture  reste très  éloignée de celle de leur pays d'accueil.   Il fallait d'emblée être ferme  et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas. On a fait l'inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu'ils  développent de  moins en moins  d'efforts  pour  respecter  les normes collectives françaises.   Ils sont convaincus que celles-ci vont changer pour s'adapter à eux. 

Pourquoi l'idée de «  discrimination positive» est-elle dangereuse à vos yeux ? 
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Parce que  c'est  une  escroquerie.   L'intégration n'est pas un ascenseur automatique, mais un parcours semé d'obstacles !   L'idée que l'on puisse progresser dans la société de manière passive est absurde. C'est un engagement sur  plusieurs générations,  la famille entière doit  s'engager  autour du projet éducatif.   Aujourd'hui,  beaucoup d'élèves ne font plus rien. Il faut arrêter de les bercer de mensonges !  Pour réussir, il faut se prendre en main.

Et puis la « discrimination positive » est injurieuse pour les  immigrés eux-mêmes : on part du principe  que les  gens issus  de  l'immigration  n'y  arriveront  pas seuls  parce que  les Français les détesteraient. C'est zéro pointé sur toute la ligne. Quand vous travaillez dans une équipe, il faut acquérir sa légitimité auprès des autres. Si vous n'avez pas respecté le même  processus de  sélection, c'est  impossible.  Pour devenir  légitimes,  les  personnes issues de l'immigration doivent se plier aux mêmes exigences que les autres.

Vous êtes également très sévère avec la Halde !
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Elle joue un rôle d'exaspération et de crispation entre les groupes.  Elle passe le plus  clair de son temps à exacerber les tensions en disant que les gens issus de  l'immigration  sont victimes de notre société, alors que c'est l'ignorance des codes sociaux et culturels qui empêche les  jeunes  d'être  recrutés.  Cela avait  été  parfaitement  mis  en  évidence  par l'analyse d'entretiens d'embauche auxquels la sociologue Jacqueline Costa-Lascoux avait assisté. Le fait qu'on accepte d'eux ce qu'on n'accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans leurs propres codes culturels.

J'ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde.  Mais il faut,  à terme,  qu'elle disparaisse.  Le  système  judiciaire  français est là pour traiter des vraies  affaires  de  discrimination.   On  n'a  nul  besoin  d'une  institution  qui  participe, vraisemblablement sans le vouloir,  à dresser les gens les uns contre les autres.

Qu'opposer,  alors,  aux doctrines que vous dénoncez ? 

Rien d'autre  que le  modèle d'intégration républicain  qui fonctionnait très bien !   On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l'inverse.  Ils doivent respecter le système français.  Si on avait fait ça,  on aurait  suscité  le  désir  d'intégration.   Mais comment  y  parvenir  quand  on  injecte  200 000  nouveaux  entrants par an dans une société  déjà  en  proie  à  des  difficultés  majeures ? C'est  irresponsable,  grave  et fondamentalement dangereux.
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Il  est  évident  que  là  réside  le  défi  des  prochaines  années  :  si l'on continue comme aujourd'hui,  nous  irons  vers  des  troubles majeurs.  Trop  de  gens  arrivés récemment n'éprouvent  plus  le  besoin  de  respecter  la loi de la République,  et  reconstituent leurs sociétés d'origine sur le territoire français.  Si rien n'est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.

Quelles pressions,  justement,  exercent ces sociétés reconstituées ? 
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Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l'individu. Or, plus la  société est  déstructurée et permet des accommodements,  plus les membres des groupes  mieux structurés  sont tentés de bafouer les  règles françaises, qu'on peut défier à moindre risque.  La culture de  l'école de la République  que les enfants  ramènent  à la maison  est  aussitôt  rejetée  parce  qu'elle  ne  correspond  pas  aux  normes  culturelles d'origine.
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Le racisme anti-blanc est une réalité.  L'insulte suprême utilisée,  c'est  " céfranc ".  Les professeurs nous le disent   : être sérieux en cours,  c'est déjà,  pour certains,  vouloir devenir français :  une honte, car assimilé  à une traîtrise.  Les bons élèves sont, de ce fait,  de plus en plus  soumis  à des  pressions  par les  enfants  issus  de la  même origine culturelle.  Le fait que les institutions  françaises,  la police et l'école soient  attaquées n'est évidemment pas  anodin.  Or , on continue à  excuser  les  auteurs de  ces attaques,  à les déresponsabiliser en invoquant leurs conditions sociales.

Ces  mêmes  populations,   avec  des  conditions  sociales  nettement  inférieures,  ne  se comportent  pas ainsi  dans  leur pays d'origine.  C'est bien  la preuve que l'attitude de notre société a joué un rôle déterminant dans l'apparition des problèmes que nous connaissons.

Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ? 
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Devenir français est  un processus  qui doit être  personnel,  car il faut être  prêt à assumer d'inscrire ses propres descendants dans un  nouvel arbre généalogique  qui n'est pas celui de  ses ascendants biologiques  et culturels.  Il y a là,  une véritable rupture,  très difficile à assumer.  C'est pourquoi,  aujourd'hui,  pour une  multitude de raisons,  peu de gens ont le désir de  devenir français.  Ils prennent  les  papiers  parce qu'ils  savent  que  c'est  le sésame avec lequel ils n'auront plus jamais faim.  Ils sont honnêtes et l'avouent :  - " je ne suis pas français, j'ai juste les papiers ! "  C'est la classe politique,  dans son ensemble, qui ment et occulte ce que signifie  l'identité française.

La communauté française reste pour l'instant silencieuse,  car elle est bâillonnée, mais, comme dans tous les pays du monde, elle n'est pas prête à accepter comme françaises des populations étrangères à son identité.   Il y a aujourd'hui,  en France, une négation fondamentale du droit  des Français à être français.

Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ? 

L'intégration,  c'est le fait d'assumer  l'héritage du peuple français,  de porter  soi-même les valeurs  et les  principes des Français,  de les transmettre à ses propres enfants. Il y a une forte  dimension  affective et  morale.  On  ne  peut  pas  exiger  cette  étape,  elle  est trop personnelle,  trop intime.   En revanche,  l'insertion est absolument non négociable, c'est le respect des  règles et  lois de la société.  Nombre de ces règles sont tacites.  Elles ne sont pas nécessairement inscrites dans des lois.  L'insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l'intégration dans la communauté nationale française. C'est ce que ne respecte pas le droit du sol.

L'une des  plus  grandes erreurs a été,  selon vous,  de dégrader  l'apprentissage  de la langue et de la culture française.  Pourquoi ? 

L'école de la  République a un savoir à transmettre,  qui crée un référentiel commun à tous les enfants.  La langue est un  passeport culturel  pour naviguer dans la société française. On les a  empêchés  de pouvoir le faire en revoyant nos exigences sans cesse à la baisse. Pis, l'école s'est mise à verser dans le relativisme culturel,  et même à leur transmettre des éléments de leur  référentiel culturel alors que,  c'est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent.
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Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple.  Au travers de la langue,  des textes de littérature  et aussi  des contes et  des chansons enfantines , c'est bien la culture qui est  transmise.  Aujourd'hui,  dans les rues,  dans les  cours  d'école,  on ne parle plus français. C'est un signe,  sans équivoque, du réel refus d'intégration. Sans compter qu'un enfant qui ne peut  s'exprimer et se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus  grande propension à devenir violent.  Commençons donc  par accentuer l'effort sur la maternelle et sur les premières classes de l'école primaire,  en réduisant les effectifs par  classe et  en mettant  l'accent  sur la  transmission  de  la langue.  Revoyons  aussi  le circuit des  allocations.  Il faut impérativement  que cet  argent  aille, en priorité, au projet éducatif, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. 

 

A chaque rentrée scolaire, au lieu de remettre aux parents un chèque qui,  souvent,  sera envoyé dans le pays d'origine, donnons un cartable,  des cahiers et des livres directement à l'enfant.

Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ? 
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Il faut la mettre en place,  et il faut  cesser  de donner la  nationalité française  à tout le monde. Les gens qui risquent aujourd'hui la déchéance de nationalité n'auraient jamais dû l'obtenir.   Il  faut  vraiment  que  les  politiques  s'occupent  de  toutes  ces  questions  très rapidement.    Beaucoup,  parmi  eux,  sont  habités  par  la  peur  car  les  populations  de l'immigration  leur  apparaissent  comme  ayant  facilement  recours  à  la  violence.   Il va pourtant  falloir  avoir le  courage  de traiter  toutes les  dimensions  de ce sujet. C'est dans l'intérêt  de  tous.  Notre  société  est  chaque  jour  plus  déstabilisée.  C'est  la  cohésion nationale qui est désormais en jeu !
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Tout accepter met la France par terre !

Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : entre deux mondes
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