Partager l'article ! Souvenirs autobio N° 10(famille à l'honneur: JEAN MICHEL): Demandes et on te donnera: « - demandes et tu obtiendras ...
Demandes et on te donnera:
« - demandes et tu obtiendras », « - cherches et tu trouveras ».
Il en fut de même pour "les parcelles du CEA; les pare feux de LUGOS, Parigny, Vasquez, Boecken".
Savoir provoquer et saisir les opportunités et PERSEVERER. Juste le premier pas DE LA DECISION coûte.
Nous avions à l’époque deux tracteurs FORD, l’un, un 8000, et l’autre un COUNTY 4 roues motrices et directrices.
Pour être prêt à semer le CEA en Avril Mai, nous passions un rotadairon autant de fois que nécessaire. Ce « rotavator » broyait les végétaux y compris des petits pins jusqu’à 8 ou 9 cm de diamètres.
L’ouvrier travaillait le jour. Je prenais le relais entre midi et 14h. Je reprenais le volant de 19h à 7h du matin semaine entière. Pour tenir éveillé, j’avais du miel et du chocolat. La nuit il y avait parfois du brouillard. Je tournais autour « du travail » sans savoir où je me trouvais. Je ne pouvais m’éloigner du dernier passage, je ne savais pas où était la sortie.
Le 14 mars, le soir j’avais mis le feu à tous les andains de souches, la fumée ne se voyait pas dans le brouillard! Le lendemain, je vais au salon de l’agriculture avec un ami. A la radio, on entend aux nouvelles qu’un incendie gigantesque s’était déclaré sur la commune de SAUGNAC ET MURET.???
Coïncidence, « -c’est moi qui suis responsable » angoisse!
Plus tard par les infos, on donne la localisation. C’était au bord de la 10; 1100 hectares en fumée.
Plusieurs années, le CEA était irrigué par le moyen d’enrouleurs. Les pompes fonctionnaient l’une avec le moteur BERLIET et l’autre avec le moteur HANOMG du tracteur coupé en deux dans l’accident d’Alfredo.
Régis et François Xavier avaient la responsabilité pendant toutes les grandes vacances. Ils étaient bien jeunes pour débrancher les prises d’eau, déplacer les gros tuyaux de 5 pouces pleins d’eau.
Durant ces années 78, 79, 80, Valérie était responsable du déplacement du GEANT de PARIGNY. Impressionnant de voir ce grand oiseau avancer lentement entre les rangs sans casser de maïs, jusqu’à sa position suivante, débrancher et déplacer les tuyaux de 5’ pouces. Aller démarrer le moteur, attendre que la pression monte, et quand la pression atteignait 10 kilos, d’un seul coup un tuyau qui se débranchait. Elle devait repartir, trouver l’endroit dans la boue jusqu’au genou et chercher le joint, rebrancher, redémarrer. Parfois, elle pleurait, mais aussitôt après c’était la plage.
Marie Christine avait la responsabilité de plusieurs bigboss. Avec le « baquèire ». Ces appareils portaient un canon et un mécanisme à câble avec turbine pour faire avancer l’appareil sur 400 mètres. Mêmes difficultés avec les tuyaux. Il ne fallait pas déroger à la technique de préparation et de déroulement du câble. Tant que Marie Christine s’est occupée de ces appareils il n’y avait jamais de problème. Si le baquèire s’en occupait avec Patrick, sans arrêt il y avait des pannes. Marie Christine savait redonner courage, commander et aussi remettre de la bonne humeur dans l’adversité par une blague, un bon mot pour se moquer gentiment.
JEAN MICHEL
Jean Mi, a eu très tôt la responsabilité d’arroseurs, et il aidait à la mécanique. On le voit sur une photo devant un BIGBOSS cassé.
Par la suite, c’est comme s’il n’avait jamais eu besoin d’apprendre: conduite de la pelle, réglage de la charrue, manipulation de l’ordinateur sans avoir eu le moindre cours.
Rien ne lui est étranger du monde végétal: culture de haricots, gazon, maïs doux, soja, carottes. En plus, il possède le don pour les relations humaines et commerciales.
Avec lui, nous avons obtenu quelques rendements spectaculaires:
* un Atréa 140qx au CEA, 145qx dans la friche de droite sous Bigboss
Un Carla à 120qx toujours avec un bigboss.
C’est lui qui a construit le grand auvent du hangar ainsi que son prolongement pour l’aire de stockage à base de coffres métalliques, des emballages de pompes immergées pour l’extraction du pétrole.
C’est lui qui a exécuté les réseaux d’eau et d’électricité enterrés.
L’entretien méticuleux et autres grosses réparations comme avait commencé à l’entreprendre avec audace Régis (et le fait aujourd’hui FX) sur le matériel en général permet:
* des économies de pièces de rechange,
* de précieuses économies en pertes de temps, lorsque justement, il est urgent d’agir pour éviter une chute de rendement.
* de garder la machine au-delà du temps comptable d’amortissement, de sorte que le prix de revient diminue et permet d’autres investissements.
Ainsi certains tracteurs de l’exploitation ont trente ans.!.
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