Partager l'article ! LES CLÖTURES des campos: Jusqu'au XIXème inclus, les clôtures n'existaient pas. Les Gauchos peuplaient les immense ...
Jusqu'au XIXème inclus, les clôtures n'existaient pas. Les Gauchos peuplaient les immenses territoires de l'ARGENTINE. Ils vivaient de chasse et de viande prélevée régulièrement sur le bétail à corne qui proliférait dans la pampa. Ces animaux très peu nombreux abandonnés par les Espagnoles avant de réembarquer se sont multipliés en quantité considérable en l'espace de trois siècles. Ils restaient autour des points d'eau naturels ou créés par ces gauchos. Quand l'Etat Argentin a attribué des territoires aux généraux pour services rendus, ces territoires furent divisés, concédés, ou vendus par lots. Voir l'histoire connue des Aveyronnais devenus gauchos à PIGUË: http://srv06.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=861270395709
Les nouveaux colons venus de partout sont contraints de se protéger. Dans certains cas, il fallait délimiter son territoire sans avoir à débourser d'argent, arpenter celui-ci en parcourant un périmètre le plus grand possible dans une journée de cheval.
Alors les clôtures sont apparues progressivement. Les gauchos autochtones (hommes libres) voyaient "leur domaine diminuer". En effet les punitions pour détériorations de clôtures étaient l'emprisonnement immédiat.
Comment et de quoi sont-elles faites ces clôtures parfois d'une longueur infinies allant jusqu'à l'horizon. Chaque piquet est un arbre abattu et ouvragé, d'une longueur adéquat, aubier supprimé à la hache. Un Quebracho colorado ou un Itin. Seul le coeur imputrescible rouge ou violet de l'arbre est un piquet. Les barres de maintien des fils en Quebracho blanco. Les fils utilisés sont en acier ovals et lisses pour éviter les blessures du cuir. Deux raisons à cela : 1) le cuir vaut, alors, avant l'invention des cargos frigorifiques, plus cher que l'ensemble de la viande de l'animal. 2) en cas de blessure les asticos prolifèrent et l'animal peut en crever.
Le trou des poteaux dans la terre d'alluvions, donc meuble, se creuse très facilement, manuellement à la pelle, jamais au tarrière mécanique. Quatre vingt poteaux au kilomètre plus les angles.
Sur le campo, nous avons réalisé plus de 80 kilomètres de clôtures, pour le périmètre et pour les divisions de parcelles.
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