Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 07:34

Guilhem, 300909

Concernant LE CAPITALISME. (Réponse du papi à son petit fils)

Je n’aime pas beaucoup ce mot. Je préfère « libéralisme » ou liberté d’entreprendre. Mais, à mon âge, je conviens qu’au terme d’une vie de travail celui-ci traduit en biens divers, puisse valoir un équivalent en argent. Si j’avais créé une usine (ou entreprise commerciale) je comprends qu’en fonction de la dite valeur, une seule personne ne puisse l’acquérir. Il faut donc soit une autre entreprise soit plusieurs actionnaires qui s’en portent acquéreurs. De là, si on pousse le raisonnement encore plus loin, pour une entreprise très importante, il faille mettre le captal en petites actions qui seront acquises par une multitude. Et alors l’entreprise peut continuer de créer, de travailler, d’investir et par conséquence faire vivre un nombre plus ou moins grand de familles des cadres, des employés et des ouvriers.

Et, c’est la bourse qui se charge de faire office de plaque tournante pour vendre et acheter les titres.

Ces titres changent de valeur d’une part en fonction de l’offre et le demande, d’autre part en fonction des résultats de l’entreprise. Je ne t’apprends rien, tu sais tout ça. Si la demande est telle que les titres s’envolent alors qu’il y a un « défaut »inconnu dans le cœur de l’entreprise : défaut de gestion, ou plus fréquent plusieurs clients de celle-ci qui déposent le bilan. Alors, il y a risque d’effet domino, ou par des dettes trop élevées, et c’est la déconfiture. Les actions à l’extrême, ne valent plus rien. Les créations d’entreprises, les délocalisations, les faillites, existent et continueront d’exister. Ça fait partie des conséquences de la concurrence  et aussi du dynamisme de certains dirigeants.

Dans ce que nous vivons de cette crise, selon mon raisonnement l’exemple de LHEMAN BROTHERS, c’est l’application des règles du pur du capitalisme. On n’aurait pas du si ces règles avaient continué d’être appliquées, venir en aide aux banques boiteuses. Donc On a fait appel à la théorie de KEYNE non ou de qui alors ? En tous cas les Etats (seuls à avoir la capacité d’agir) sont intervenus pour que les particuliers ne perdent pas les avoirs qu’ils avaient sur leurs comptes courants. L’effet domino eut été immense. Aussi dramatique qu’en 29.

Revenons au début. Si nous étions dans un pays trop socialiste, j’aurais choisi de travailler à l’ombre d’un parapluie. C'est-à-dire si possible dans la fonction publique. Mais comme nous sommes et que nous resteront dans un pays libéral, j’ai pris tous les risques d’entreprendre, et pour cela d’emprunter beaucoup, énormément. Car rien n’est gratuit. Celui qui le pense est dans l’erreur. Et mamie et moi ; ta mère, ta tante, tes oncles se sont retroussés les manches à leur tour. Un humain croit et veut améliorer son sort et veut se loger, s’habiller, se chauffer et se promener en voiture. Tout ça à la différence des animaux qui naissent « plumés et poilus » Ils n’ont pas besoin de toit sur leur tête Etc.

L’homme se compare aux autres. Il veut paraitre. Dans l’antiquité, c’était au point de se combattre à mort pour posséder ce qu’avait l’autre. Vois les guerres, ce n’est pas l’antiquité.

Le capitalisme répond et remplace tout ça. L’homme est par définition INDIVIDUALISTE. Une politique qui fait table rase de cette notion conduit la nation à la paralysie, au découragement après une euphorie provisoire. Toutes « les conquêtes socialistes » de nationalisations d’entreprises finissent par un manque de responsabilisation des individus pour terminer par la déchéance dans la productivité. Péron en Argentine avait nationalisé « le Ferro carril » le chemin de fer. Plusieurs dizaines d’années après, il y avait 10 ouvriers là où un seul aurait suffi. Les trains étaient délabrés, toujours en retard. Menem (le SYNDICALISTE PERONISTE devenu PRESIDENT) a décidé une nuit d’arrêter les trains en raz campagne. Tout était terminé. Chaque salarié reçut un pécule pour faire ce qu’il voulait.

Le couple quincailler buvant le maté sur une de mes photos sont des anciens du chemin de fer argentin. C’est un exemple de réussite individuelle à partir du pécule qu’ils avaient reçu. J’ai vécu leur début et leur ascension.

L’Etat ne doit pas intervenir dans ce système sauf exception. Je pense à l’exception des approvisionnements en denrées alimentaires. Les prix ni trop élevés, ni trop bas ; les stockages, les infrastructures de canalisations pour donner aux paysans la disposition de l’eau d’irrigation dans le futur, reviennent à la responsabilité des Etats. La climatologie est trop capricieuse. Je dis LES ETATS, car un seul pays peut souffrir de malchance : tempête cyclone, pluies diluviennes ou sécheresse. Mais les pays mutualisés de fait de la mondialisation, ( les intempéries ne frappent pas tous les pays en même temps)  parent à ces catastrophes, au moins partiellement.

L’habitant de la terre est soumis aux caprices parfois terribles de celle-ci.

 

Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : entre deux mondes
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