Voir article plus haut en Espagnol. Beaucoup d'explications nous sont données ICI.
Lettre de Claude
Michel,
malgré mes certitudes affichées sur les blogs je suis quelquefois saisi d’un doute, et j’avais un grand besoin de le dissiper .
En premier j’ai visité le stand du SAS ? Laboratoire d’analyses de sol basé à Ardon dans le Loiret . Je connais bien ce laboratoire et sa réputation de sérieux pour lui avoir adressé de nombreux échantillons lorsqu’il était à Gargenville en Yvelines . J’ai demandé au technicien si dans leurs activités, ils avaient constaté une baisse de fertilité des sols agricoles comme on nous le rabâche dans les média, et comme l’affirme l’agronome en rupture de ban Bourguignon .
Il m’a assuré que les terres bien cultivées, ou les résidus de récoltes étaient régulièrement restitués, il n’y avait pas de baisse de fertilité, ni de disparition de l’humus, même en l’absence d’animaux .
Au stand Tessenderlo Group Fertilizer, une société belge qui commercialise des engrais potassiques, et surtout des sulfates de potasse, le technicien m’a affirmé qu’il n’avait aucune crainte pour son activité, que les tonnages étaient constants, et qu’il ne voyait pas un développement de l’agriculture biologique …..
Sur le stand de l’école d’agriculture de « La Touche » de Ploërmel , Il m’a été assuré que les programmes d’enseignements étaient peu différents que par le passé, et que la spécialisation en agriculture biologique était peu présente .
Le plus intéressant, et porteur d’avenir est ce que j’ai découvert c’est lors de la conférence « Produire plus et mieux : Rêve ou nécessité ? Le challenge de l’agriculture écologiquement intensive » Cette conférence était en partenariat avec la coopérative Terrena ex coopérative Cana d’Ancenis .
En préambule le constat : la population mondiale augmentera régulièrement pour atteindre 9 milliards d’individus vers les années 2050, et il faudra les nourrir. Il faudra donc une parfaite utilisation de la surface agricole, et veiller à limiter les conséquences environnementales de l’intensification . Par ailleurs le renchérissement des produits pétroliers, aura une incidence considérable sur le prix des engrais et incitera à limiter l’utilisation.
Pour tous les participants, ce doublement obligatoire de la production de produits alimentaires passe par la création de variétés nouvelles productives, pouvant supporter les aléas climatiques, et peut-être les conséquences du réchauffement climatique. Personne ne prononce le mot tabou d’OGM, mais les biotechnologies sont évoquées
Divers interlocuteurs avancent des pistes pour limiter l’usage des fongicides et engrais azotés, ils préconisent de semer des mélanges de variétés et aussi de associations cultures comme une céréales et une légumineuses…. C’est séduisant comme schéma, mais probablement plus complexe à mettre en œuvre, lorsqu’il faudra faire corréler les maturités les divers des plantes .
La partie écologie insiste sur l’entretien et la bonne conservation des sol . La couche arable est un milieu à activité microbiologique intense, et les gros travaux comme le labour, ou le travail profond perturbe ce bon équilibre, c’est pourquoi dans la mesure du possible il est conseillé d’alterner labour et culture sans labour . Cette attention sur ce milieu vivant qui et le sol nous conduit naturellement à une autre piste qui est expérimentée par TERRENA et qui m’a immédiatement interpellé y s’agit des MYCORHIZES …( définition : association symbiotique en général à bénéfice mutuel en un champignon et la racine d’une plante) Grâce aux travaux de recherche sur les OGM le séquencage du génome de certaines espèces a permit de mieux appréhender le rôle et le fonctionnement de ces champignons microscopiques ; leur rôle dans l’absorption des nutriments et aussi parfois de leur rôle de protection par rapport à différentes maladies
Le laboratoire AGRAUXINE basé en bretagne et qui travaille sous licence de l’INRA à réussi a produire différents Mycorhizes en laboratoire Il utilise des plants de sorgho auxquels il fait subir un stress important . Par réaction et demande de la plante les Mycorhizes se développent abondamment (voir résumé documentaire ci-dessous)
Les études génomiques récentes laissent penser que la mycorhization arbusculaire, la plus courante, associant des végétaux supérieurs et des champignons du groupe des Glomus (courants
sur toute la planète) date d'au moins 400 millions d'années. Elle concerne aujourdh'ui 80% des plantes terrestres et est associée à un programme génétique qui semble particulièrement stable,
peut-être inchangé depuis des millions d'années, qu'on retrouve notamment chez beaucoup de légumineuses telles que haricot, pois, soja qui produisent le même type de nodosités symbiotiques
fixatrices d'azote gazeux. L'étude du séquencage génétique déterminant la nature intra- ou extracellulaire des échanges de matière (qui conditionne leur quantité et leur qualité) a permis
d'éclairer les mécanismes d'interactions en jeu.
Les fabricants d'OGM pourraient chercher à commercialiser les séquences codantes permettant cette symbiose, qui pourrait permettre à d'autres cultures de se passer d'engrais chimiques
azotés[1].
Selon l’Encyclopédie Canadienne www.thecanadianeencyclopédia.com Effets bénéfiques de l'association
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La mycorhize augmenterait la capacité de la plante à absorber le phosphore, l'azote et autres minéraux. On croit que la mycorhize à arbuscules utilise les sources inorganiques d'azote. L'ectomycorhize, capable d'assimiler les formes plus complexes d'azote, serait en compétition avec les micro-organismes du sol pour soutirer l'azote emprisonné dans la couverture de feuilles mortes. Les mycorhizes de l'orchidée et de la bruyère sont probablement les plus efficaces dans l'extraction des composés azotés complexes.
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Applications |
Partout dans le monde, des chercheurs en foresterie et en agriculture mènent des études sur les mycorhizes. Les semis d'arbres inoculés avec des champignons ectomycorhiziens ont montré une augmentation du taux de survie et de croissance, et cette pratique pourrait se révéler encore plus efficace dans les régions à faible niveau de mycorhize naturelle.
L'inoculum ectomycorhizien est maintenant commercialisé et offre un choix de champignons répondant à des besoins sylvicoles particuliers. La manipulation de mycorhizes à arbuscules en pratique agricole donne des résultats très prometteurs et elle pourrait réduire l'utilisation des engrais. Cependant, l'incapacité à cultiver en laboratoire des champignons endomycorhiziens empêche actuellement de produire des quantités suffisantes d'inoculum.
Auteur DAVID MALLOCH
Les Mycorhizes seraient efficaces contre la maladie de la vigne « ESCA » qui n’était contrôlé jusqu'à maintenant par des produits arsenicaux interdits depuis 2002 . Voir la manifestation des vignerons du Gers Jeudi 11 Septembre pour réclamer le retour des produits interdits . ( Députés socialistes en tête)
A bientôt pour parler de ce sujet
Amicalement
Claude
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