Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 08:15

                                                                  TIENS TIENS ?

Après un périple à IGUAZU, Guilhem n'a passé qu'une semaine à BUENOS AIRES, On voit qu'il en a bien profité le coquin!

Guilhem a un hobby,  il s'intéresse à la bourse et il est très pointu.. J'attends qu'il me propose une rubrique d'analyse et de prévisions hebdomadaire pour conseiller nos innombrables lecteurs ! dans le choix des placements qu'ils doivent faire pour devenir milliardaires. Il est jeune MAIS "AUX ÂMES BIEN NEES LA VALEUR N'ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES".


Voici sa première analyse que je viens de recevoir. Je la laisse telle quelle avec les quelques fautes: Il n'a que 16 ans. La prochaine fois fais plus court, sinon je vais perdre des lecteurs. Ils sont 10 en moyenne actuellement non pas à la fois, par jour. Invite tes cousins à lire pour gagner de la clientèle...(papi)


Salut papi,
je suis totalement d'accord avec ta réponse. Pour faire de la croissance il faut s'endetter, pour investir, pour etre ainsi plus performant sur le marché et de réalisé des bénéfices qui amortiraient le cout de l'emprunt. Mais de 1945 à 2007 on a connu une expansion de crédit qui a mis les pays riches à un surendettement, maintenant il faudrait un processus de désendettement non ? On ne peut pas s'endetter toujours sans rembourser les emprunts précedent. Comment les Etats feront-ils dans l'avenir pour rembourser leurs dettes ? en meme temps d'essayer de faire de la croissance. Les états-unis  sont quand meme dans une grave situation avec un déficit public gigantesque, pour rembourser toutes leurs dettes il faudrait de l'hyper-inflation comme en Argentine en 2001 ou comme au Zimbabwe en ce moment. Es tu d'accords avec ça.

Tu ne m'a pas répondu sur la question de sortie crise. Pour moi en ce moment la sortie de crise est artificielle grace  aux plans de relance émis cette année et sans doute des nouveaux, l'année prochaine ( qu'il faudra  payer à l'avenir) et  la prime à la casse. Les entreprises ont des résultat meilleurs que prévu grace aux restructuration massives, à des dépenses, aux licenciement, chomage partiel. Ce n'est pas de la croissance ça. De toute façon, on risque de replonger avec les autres prets hypothécaire à risque( Alt-A, Arm, Jumpo prime, neg am) ou encore par les LBO mais aussi par la menace de la grippe A

Pour alimenter nos voitures on auras de plus en plus accès aux biocarburant. En clair nos cultures nourriront nos voitures. Donc utiliser moins de pétrole pourrait signifier manger moins. Les prix du pétrole vont sûrement augmenter trés fortement une fois la crise fini à cause des chinnois qui en consommeront de plus en plus et à la spéculation.Je ne suis pas de ton avis...

As tu déjà acheté des obligations ? As tu répondu à un appel à épargne public
Pour ton cours d'économie site moi en  une parti on le complètera ensemble. Je ne suis pas joueur, je préfère investir pour moi comme tu sais. Aucune compétence en matière de "cours" d'économie. Je le regrette. Ce que je dis, je le ressens. C'est tout.

Pour toi la taxe carbonne est un bien ou un mal
Tu te rappels quand je t'ai dit que l'or va augmenter? il était aux alentours de 900 dolars et bien la semaine derniere il a passé le niveaux des 1000 dolars.

je te laisse avec une interview de Paul Jorion ( un qui a  prédit la crise) apparue dans le numéro d’août de Capital ( lien,  tu peut naviguer dans son blog)  il prédit la fin du capitalisme américain… ( Oui, et on peut même mettre une date sur son acte de décès : le 18 mars 2009. La banque centrale américaine avait alors annoncé son intention de racheter des bons du Trésor américains sur des montants considérables. Autrement dit, les États-Unis ont décidé d’avaler leur propre dette, ce qui signe la fin du mythe du dollar sur lequel a prospéré le capitalisme made in Wall Street. Mais tout est fait pour dissimuler la portée de cette décision historique ! )

 

Capital : La Banque mondiale a revu son estimation de la croissance 2009 et s’attend maintenant à un recul de 2,9% du PIB mondial. Cela vous surprend-il ?

Paul Jorion : Non, et c’est une pierre dans le jardin des gouvernements, des banques centrales et du secteur financier, qui veulent nous faire croire à une reprise rapide, à partir d’indicateurs partiels et peu significatifs. On a certes constaté un léger mieux en Bourse, mais à fin juin 2009, l’indice Dow Jones à New York a tout de même perdu près de 40% par rapport à juin 2007. Je ne vois pas sur quoi pourrait reposer un vrai mouvement de hausse car les tendances de fond ne se sont pas améliorées.

Capital : Vous ne détectez aucun signe positif ?

Paul Jorion : Nous sommes un peu comme un parachutiste filmé en chute libre, qui a l’air immobile alors qu’il tombe à plus de 300 km/h : tous les prétendus signes de reprise ne sont qu’une manière avantageuse de présenter les choses. Je pense en particulier à la situation de l’immobilier américain, d’où tout est parti. On a crié victoire parce que les ventes de maisons neuves avaient augmenté de 4,7% en février dernier. La belle affaire : elles ont de nouveau reculé de 0,6% en mai, et de toute façon, dans ce genre de statistiques, seule une évolution de l’ordre de 10% est significative. Même chose pour les ventes de maison existantes, qui ont légèrement augmenté au printemps, mais restent en recul de 34% par rapport à 2005. En réalité, les volumes de vente et les prix ne sont pas là qui signaleraient que l’activité est en train de reprendre.

Capital : Sur quoi se fonde votre pessimisme ?

Paul Jorion : Le léger redécollage de l’économie va révéler des problèmes qui restent pour l’instant sous le tapis, et entraîneront un nouveau plongeon. Dans l’immobilier, les maisons des ménages en difficulté n’ont pas encore toutes été remises sur le marché, ni même saisies. Je connais une femme aux Etats-Unis qui ne rembourse plus son prêt immobilier depuis 11 mois. En principe, il y a défaut de paiement dès trois mois et la saisie intervient au bout d’un an environ. Dans son cas, la banque ne se manifeste toujours pas : elle n’a en effet aucun intérêt à engager des frais de rénovation (les maisons saisies sont souvent très dégradées) pour revendre le bien au tiers de son prix d’achat initial. Mais dès que les affaires reprendront, on soldera ce genre de situations. Les investisseurs professionnels (hedge funds, sociétés de private equity…) sauteront sur la première occasion de revendre les maisons saisies qu’ils ont acquises, et cette arrivée massive de biens sur le marché maintiendra les prix au plus bas. Cet attentisme est à l’œuvre dans l’ensemble de l’économie. Regardez ce qui se passe en Bourse. Début juin, on a appris que le fonds souverain d’Abu Dhabi avait vendu 1,6 milliard d’actions de la Barclays, à la faveur de la reprise des cours. L’action a aussitôt perdu 14%. Sur la chaîne d’info financière Bloomberg, le journaliste qui annonçait la nouvelle a conclu : «Voilà donc à quoi aura servi le sursaut des marchés». Beaucoup d’acteurs économiques ont des choses à vendre et s’en débarrasseront dès que possible.

Capital : Les plans de sauvetage décidés par les Etats ne permettront-ils pas de contrecarrer cette spirale ?

Paul Jorion : J’ai du mal à appeler «plans» ces ensembles de mesures désordonnées. Les gouvernements tâtonnent. Prenez la solution dite de la «bad bank», qui consiste à créer une structure chargée de débarrasser les établissements financiers de leurs actifs pourris pour les revendre. On en a beaucoup parlé en 2007, puis on nous a expliqué que ce n’était pas une bonne idée, avant semble-t-il de s’y remettre – l’Allemagne vient de lancer une mesure de ce type pour aider ses sept grands banques publiques régionales mais les États–Unis viennent d’abandonner à nouveau leurs plans de « banque de mauvais aloi ». En réalité, on ne sait pas ce qu’il faudrait faire, donc on essaie un peu de tout, on met en œuvre ce qu’on avait écarté six mois plus tôt… Quant aux plans de relance à proprement parler, ils ne sont pas à la hauteur. Je mets à part la Chine, qui a entrepris un effort extraordinaire pour réduire sa dépendance à l’égard de la demande américaine au profit de sa consommation intérieure. Il y a là de quoi transformer ce pays en locomotive de la croissance mondiale, même si cela prendra des années.

Capital : Et dans les pays riches ?

Paul Jorion : Pour compenser la hausse vertigineuse du chômage, il faudrait dépenser des sommes faramineuses, hors de portée de nos Etats pris à la gorge par les efforts de soutien au secteur financier. L’impression actuelle de stabilisation est donc trompeuse : le pire est devant nous et il ne suffira pas d’une bonne purge pour repartir. En 2004, j’ai commencé à rédiger mon livre «Vers la crise du capitalisme américain» (lire page XX) parce que, comme d’autres observateurs, je voyais venir non pas une crise classique, mais un véritable cataclysme. Malheureusement, tout se déroule comme nous l’avions pressenti.

Capital : Que répondez-vous à ceux qui disent, au contraire, que l’autorégulation du capitalisme va, comme toujours, permettre de s’en sortir ?

Paul Jorion : Je leur réponds qu’ils ne perçoivent pas la complexité et l’ampleur de cette crise, qui n’a rien de comparable aux précédentes. Ce qui s’est effondré, c’est le nouveau capitalisme né de la révolution bancaire des 25 dernières années. L’informatique et ses calculs ultrarapides a donné naissance à un environnement financier d’une complexité inouïe. Depuis les années 90, les mathématiciens, les physiciens et les informaticiens ont pris le pouvoir et créé des instruments financiers fondés sur des modèles empruntés aux sciences. Mais au prix d’énormes simplifications. Quand on s’y plonge en détail, on s’aperçoit que tel modèle repose sur l’hypothèse d’un taux d’intérêt ou d’une vitesse de circulation monétaire constants, ce qui le rend totalement irréaliste. Parfois, on simplifie pour des raisons prosaïques : un jour, un biologiste m’a expliqué que son modèle prenait en compte six paramètres, au lieu de quinze idéalement, parce qu’il ne disposait pas des fonds nécessaires pour mener une recherche plus sophistiquée. Idem dans les banques : les moyens à la disposition des rois de la mathématique financière n’étaient pas infinis, alors on s’est satisfait de constructions dans lesquelles cinq paramètres rendaient compte de 95% d’un phénomène. Le diable était logé dans les 5% restants… Au total, on n’a jamais vraiment su comment fonctionnaient la plupart des instruments créés ces dernières années. Il faut 600 à 800 pages de notice pour décrire un «mortgage-backed security» (MBS, c’est-à-dire un titre hypothécaire). Pour le décrire, même pas pour prendre en compte ses interactions avec les marchés sur lesquels il s’appuie ! Comment voulez-vous modéliser le comportement d’un monstre pareil ? Et le pire, c’est que la toxicité des actifs continue d’augmenter : tous ceux qui s’appuient sur le crédit à la consommation américain par exemple, puisque la hausse du chômage compromet de plus en plus la solvabilité des ménages.

Capital : Le secteur financier saura-t-il réparer ses propres erreurs ?

Paul Jorion : Cela va être difficile, car les as de la modélisation ont été les premiers virés ! Dans les banques, il ne reste que des dirigeants et des subalternes. Cela dit, la dernière chose dont nous ayons besoin serait de réintroduire de l’innovation financière. La preuve est faite que nous avons joué les apprenti sorciers. Mais le secteur bancaire ne semble pas l’avoir compris. Voyez l’empressement des établissements à «rembourser» les aides publiques : ils se débarrassent avant tout des systèmes de soutien qui comportaient en contrepartie des mesures de limitation des rémunérations, afin de retrouver leur liberté de distribuer des bonus. Un jour, ils comprendront que le système n’est pas rentable, car le nombre des bénéficiaires des bulles successives est de plus en plus réduit. Mais ce ne sera pas le mois prochain ou dans un an, plutôt dans 5 ans, car on n’en est pas encore au stade de l’écœurement. Comme disent les Américains, «we are waiting for the second shoe to drop» (littéralement, on attend la chute de la deuxième chaussure), l’acte 2 de la crise. Je perçois déjà des signes inquiétants. Par exemple, la note attribuée par les agences spécialisées à la dette du Royaume Uni pourrait être dégradée. Cela aurait des conséquences énormes pour ce pays, mais cela montrerait aussi la vulnérabilité d’un Etat qui est au cœur de la finance mondiale.

Capital : Vous tirez à boulets rouges sur le système financier, mais n’a-t-il pas permis d’alimenter la croissance spectaculaire des années 2000 ?

Paul Jorion : La financiarisation est née de la révolution informatique, pas des besoins de de l’économie. Les grands progrès des décennies écoulées ne doivent pas grand chose à la Bourse. Dans les années 70, Bill Gates a lancé Microsoft avec 50 000 dollars, pas avec des millions. Et la conquête de l’espace ou le séquençage du génôme humain ne se sont pas joués à Wall Street. L’économie a évidemment besoin de la finance : si des acteurs économiques ont du pétrole à acheter ou à vendre, ils doivent pouvoir mobiliser les moyens nécessaires et s’assurer les uns vis-à-vis des autres. Le problème, c’est quand vous retrouvez sur le marché du pétrole, comme ces dernières années, des musées, des hopitaux, des fondations universitaires, des fonds de pension qui viennent jouer au casino. Quand je critique la finance mondiale, on m’accuse de vouloir interdire la spéculation. Ce n’est pas le cas. Acheter une maison en espérant que son prix va augmenter, c’est normal : l’investisseur prend un risque et espère être rémunéré en conséquence. Ce qui est anormal, c’est quand la hausse des prix est alimentée par l’échange d’actifs financiers inventés pour ouvrir l’accès à la propriété à des gens en principe insolvables. Dans ce cas, la spéculation devient problématique car pour susciter une rémunération, elle crée de toutes pièces un risque pour l’ensemble du système. Il y avait autrefois à New York ce qu’on appelait les «bucket shops» : des boutiques de paris où l’on misait sur la hausse ou la baisse des actions. Que les joueurs gagnent ou perdent, cela n’avait aucune influence. Aujourd’hui, les bucket shops ont été intégrés à la Bourse : chaque pari a un impact sur les cours. Un peu comme si le résultats d’un match de foot dépendait de votre mise au Loto Sportif…

Tacanitas

 

 


Par Tacanitas - Publié dans : Guilhem - Communauté : entre deux mondes
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