Sud OUEST d'hier: Nous avions raison depuis le debut..
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Sud OUEST d'hier: Nous avions raison depuis le debut..
|
14 mars 2011 07h18 | Par benoît martin Sud Ouest |
Les riverains n'ont pas peur d'un scénario nippon
Les incidents nucléaires au Japon n'inquiètent pas les habitants aux alentours de la centrale nucléaire, capitale pour la vie économique du Blayais.
La centrale
nucléaire du Blayais est en service depuis 1976. photo archives so
|
|
||||
|
|
||||
|
|
«Elle est là. Elle est dans le paysage. On vit avec. » « Elle », c'est la centrale nucléaire du Blayais, installée sur la commune de Braud-et-Saint-Louis. L'accident nucléaire de Fukushima samedi au nord-est du Japon, n'a pas l'air d'effrayer, par analogie, les habitants de Braud qui se succèdent à la caisse de la supérette de Sandrine Goblet. « Ce dimanche matin, on n'en a même pas parlé avec les clients. Moi, ça me fait juste de la peine pour les Japonais », explique la gérante.
Sandrine Goblet n'a pas peur de la centrale. Ni pour elle, ni pour ses deux enfants. « Rester calfeutrés à la maison, ne pas boire l'eau du robinet, suivre les ordres de la mairie et de la gendarmerie… Je sais ce qu'il faut faire en cas d'alerte », souligne la commerçante qui est allée récupérer ses pastilles d'iode à la pharmacie du coin.
1 000 salariés
Pas question de quitter Braud-et-Saint-Louis à cause des quatre réacteurs. On y reste au contraire pour « sa qualité de vie » grâce… à la centrale. Si proche et si loin à la fois. Perdue dans les champs à cinq kilomètres du centre-bourg, elle a apporté richesses et équipements. Piscine couverte, salle de musculation, courts de tennis, stade, skate park, foyer rural, centre de loisirs, médiathèque… La commune de 1 400 habitants est suréquipée. La centrale, c'est la vie finalement.
« C'est elle qui nous apporte le plus de clients », confirme Vincent Potier, maraîcher sur le marché de Saint-Ciers-sur-Gironde, l'autre commune la plus proche des réacteurs. 1 000 salariés et leurs familles, de bons salaires… « Le panier de légumes des EDF atteint facilement les 15 euros, au marché de Blaye ou au marché de Saint-Ciers », précise le jeune agriculteur.
Chez les Potier, le principe de réalité prime. Dans l'absolu, la centrale, « on est contre. On en a toujours peur. S'il y arrive quelque chose, il n'y a plus personne », confie la mère, Michèle Potier.
Ironie de la vie, Vincent, né à Blaye il y a 32 ans, a passé une partie de sa jeunesse dans le Tarn-et-Garonne. Son père y a construit les tours de refroidissement de la centrale de Golfech ! Puis Vincent est revenu au pays, auprès de sa centrale natale, pour cultiver la terre familiale.
Dans le Blayais, tout le monde a une relation avec « elle ». Alain, retraité de 62 ans, a participé à sa construction en 1978. « ça a fourni du travail à toute région. Même les arrêts de tranche, ça emploie encore du monde », raconte l'ancien ouvrier qui n'a plus qu'un poumon. L'autre ? Pourri par l'amiante dans une entreprise bordelaise d'isolation. « Sur 17 collègues, il ne reste plus que moi », précise Alain. Alors les risques nucléaires éventuels, c'est loin d'être concret pour Alain qui précise, laconique et réaliste : « Saint-Ciers est dans le rayon des 10 kilomètres. Selon les vents, ça pourrait aller vite. »
L'accident de 1999
Sur le parvis de l'église Saint-Paulin, à la sortie d'un baptême, Dominique, retraité de la marine marchande, a aussi sa petite histoire avec la centrale. « Dès que notre cargo passait au large de Pauillac, le capitaine en profitait pour faire faire des exercices de sécurité à l'équipage. Il fallait tout fermer », raconte le marin de 60 ans. « Et puis, les problèmes, on y a déjà eu droit. Souvenez-vous de l'incident de 1999. »
Dans la nuit du 27 décembre 1999, avec les vents de la tempête Martin et la marée, deux des quatre circuits de refroidissement tombent en rade et la centrale est inondée. Jean-François, ancien gendarme, enrage : « On est obligé de subir le nucléaire, la vétusté des installations et les impondérables. Si même les Japonais, prévoyants, sont touchés… ça fait peur. La centrale devrait être fermée ; elle est trop vieille ».
Malgré tout, Rebecca se veut philosophe. Cette mère de famille de 35 ans est venue de Bordeaux s'installer à Saint-Ciers, il y a trois ans. « Pour un loyer de 565 euros, je suis passée de 60 mètres carrés à une maison avec jardin de 140 mètres carrés. Ici, la vie est saine. Tout le monde se connaît et s'entraide », se réjouit la maman. Rebecca en a même égaré « les cachets de sodium reçus par La Poste. (d'iode en fait, NDLR). Faut vivre au jour le jour ». Et bien mourir de quelque chose… En tous les cas, sa mère refuse obstinément de manger les salades du jardin de sa fille. Chacun sa conception du danger et sa philosophie de vie.
Nous naissons pour prendre en pleine poire tous les risques de VIVRE. Dès que je monte en voiture, je risque de devenir grabataire ou de perdre cette vie. Mais personne n'y pense plus. L'Aviation a progressé parce qu'à chaque catastrophe et des centaines voir, des milliers de morts, on a amélioré la SECURITE. Ceux qui ne prennent aucun risque deviennent jaloux de ceux qui en ont pris. Ils vivotent et pour certains, parfois en allant aux restos du Cœur. En ces temps d'élections, certains s'efforcent d'amplifier les peurs pour grappiller des voix. N'ayons pas peur au contraire, "VIVONS LE RISQUE DE VIVRE" et confortablement. La mort étant notre sort ultime POUR CHACUN D'ENTRE NOUS. Dans l'adversité des camps de la morts, ou au fond du trou de la mine au Chili, parmi ceux qui ont survécus, certains redonnaient le moral de vivre en chantant et en blaguant. Les autres sont paralysés d'angoisse. VIVONS Au PRESENT, c'est déjà pas mal.
Faute de pétrole et de charbon, serions nous prêts à retourner vivre dans le passé... à la bougie ?
TACANITAS.
Alertez
Suite votre blog du 21 courant
Christian LEPICIER
Suite votre page du 21 février 2011
Comme depuis bien longtemps, je viens de prendre connaissance de vos derniers écrits. Certes nous ne sommes plus au temps
où Lugos était au Brésil, mais il y a encore un bon bout de chemin à faire.
Je n’ai pu me rendre à la soirée du vendredi 18 février, retenu pour motif professionnel.
Suite à vos commentaires sur la soirée du 18, j'ai vraiment l'impression que le débat sur l'alimentation et l'agriculture
se résume à une gué-guerre de lobbyistes. A part une attaque en règle contre Claude BOURGUIGNON, qui ne dérange qu'un coté du monde agricole, je ne trouve aucun texte dans vos propos de ce que
doit être l'agriculture: de l'agronomie! Vous me permettrez d’envoyez vos commentaires le concernant à Claude BOUGUIGNON ;
Cette guéguerre, disais-je entre un monde agricole de papa, et un monde agricole du 21éme siècle, est nocive et contre productive pour
les générations futures. Nous savons que nous avons déconné pendant des dizaines d'années,(sinon les professionnels ne diminueraient pas les intrants) . D'ailleurs il n'y a pas que sur le monde
de l'agriculture et de l'élevage que nous avons déconné.
En ce qui concerne la production agricole et l'élevage, nous produisons actuellement de quoi nourrir 12 milliards de personnes,( source
FAO ). Il est donc possible de produire mieux, plus local, je veux dire au plus prés des consommateurs. Que ce soit en France, en Europe, en Afrique, etc ...et ceci au détriment du portefeuille
de quelques uns. Mais au bénéfice sanitaire, économique, du plus grand nombre. Alors là, les lobbyistes, y font la gueule…
Vous avez un pied de chaque coté de l'Atlantique. Vous expliquez en permanence le bon de là-bas et le mauvais d'ici: ici pas d'OGM, pas
de déforestation....Vous vous moquez des exploitations de petites tailles,. Vous prenez à partie les AMAP...pour les bobos. Je vais transmettre ce passage à pleins de bobos des champs et puis des
villes aussi, ça va les faire marrer. Vous n'êtes pas sans ignorer, quoique ?, vous ne devriez pas être sans ignorer que la production des petites structures ne peut répondre à la demande. Seul
le foncier limite le développement de ce type de production. Bien sur cela remet en cause les grosses structures qui accaparent les sols, voir plus haut déjà cité ‘’ l’agriculture de papa’’. Les
communes qui aujourd’hui trouvent facilement des surfaces pour de l’énergie renouvelable et le fric qui va avec, sont incapables, en fait ne veulent pas, mettre des terrains à disposition de
maraichers. Ce dernier point doit vous remp lir de satisfaction.
Prenons l'exemple des céréales, et alors que l'on nous prédit des émeutes de la
faim comme en 2007, on se retrouve encore ‘’simplement’’ avec de la spéculation. Voir bourse aux céréales Chicago. La
grande illusion de l’Afrique sans ressource alimentaire, entretenue par les médias, n’empêche en aucune façon celui qui veut s’informer de savoir que les terres agricoles existent en Afrique, (
et pas à fric), et qu’il faut se documenter et lire sur le devenu de ces terres. Je ne parle pas seulement de ces quelques milliers d’hectares loués par des pays émergents, je parle entre autre,
de ces pays d’Afrique de l’est , où les paysans ont été spoliés de leur terre.
Vous parlez de sable humifère des landes. J’ai de la peine, mais si on m’explique je peux comprendre, j’ai de la peine
avec le terme humifère accolé à sable des grandes cultures. A moins d’un ‘’rechargement’’ à grand coût de transport, d’épandage, je ne vois pas ce qu’il reste d’humus dans les sables après des
décennies de cultures intensives. Les techniques culturales employées ont supprimé toutes les substances organiques de ces sols. Sinon pourquoi faut-il en remettre autant, et à
n’importe quel prix : monétaire et environnemental ? ( Soyez gentil, ne me faites pas une jaunisse en lisant : environnemental).
C’est vrai que ‘’environnementalement’’ parlant, il est des techniques agricoles différentes, qui ont de la peine à percer dans notre secteur : semis sous
couvert, perma-culture, agro-foresterie sont en train d’arriver, avec beaucoup de retard. Ces techniques qui font la part belle à l’agronomie, ont le défaut de moins remplir les portes monnaies
de certains. Et ça leur est insupportable. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour freiner l’avancée des ces techniques. Le lobby, monsieur, le lobby !‼
J’invite les personnes qui liront ce texte à se renseigner sur ces techniques citées plus haut :agro-foresterie, permaculture, semis sous couvert. A noter
que pas très loin d’ici, devrait avoir lieu en 2011, un essai de semi sous couvert.
Bon, Konrad SCRHEIBER a encore du boulot, même si tout n’est pas à prendre chez lui, il a le mérite de recadrer les choses. Ceux qui veulent aller plus
loin, peuvent s’inspirer de Masanobu Fukuoka.
Cordialement,
Christian LEPICIER
La réplique de CLAUDE dont je suis l'ami convaincu et le complice:
Bonjour Monsieur LEPICIER
J’ai lu votre interpellation du 25 février au rédacteur du www.blogdesdeuxmondes.org et je retiens l’un de vos propos : « A part une attaque en règle contre Claude BOURGUIGNON, qui ne dérange qu'un coté du monde agricole, je ne trouve aucun texte dans vos propos de ce que doit être l'agriculture: de l'agronomie! Vous me permettrez d’envoyez vos commentaires le concernant à Claude BOUGUIGNON »
A vrai dire je pense que vous n’avez pas apprécié que l’auteur trouve caricatural l’analyse de la « Tarte aux cerises » que Marie Monique Robin présentait sur son site comme étant le travail de Claude Bourguignon … « Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. » Cette analyse était effectivement très tendancieux, et proche de l’outrance
Marie Monique Robin poursuivait reprenant les propos de Claude Bourguignon « qu’ en France , il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA »
C’est une tromperie que relève deux internautes sur le site Acta Informatique :
>>> A quoi répond M. DORÉ agroparistech
Merci de bien vouloir transmettre à Mme Robin l'information suivante : l'affirmation qu'il n'y a plus de chaire de microbiologie des sols en France est fausse (y compris à l'INRA). J'ajoute que
M. Bourguignon ne pouvant probablement l'ignorer, elle devient probablement un mensonge ; et qu'endosser un mensonge (ou simplement une grossière erreur) sans vérifier l'exactitude de ses sources
ne peut que nuire à la crédibilité d'une enquête.
>>> Ainsi que M. LICHTFOUSE inra dijon.
Éditeur de la revue "Agronomy for sustainable development" de l'Inra, et professeur de botanique à l'"association pour le renouveau de l'herboristerie" je travaille et milite avec dur labeur tous
les jours pour une agriculture durable et écologique.
Aussi je rejoins pleinement les propos de Thierry Doré dans le sens où le message original ternit l'Inra. A noter également que la plupart des nombreux composés "chimiques" évoqués sont tout à
fait "naturels" : l'acide formique est produit par les fourmis (d'où son nom), la lécithine du jaune d'oeuf, l'acide acétique du vinaigre, les alginates des algues, le sorbate du sorbier (un
arbre), la soude des cendres, le stéarate des graisses, le géraniol du géranium, etc.
Sur un autre site ont trouve une appréciation encore plus directe des techniques de Claude Bourguignon . :
ME51 dit :19 février 2011
Claude Bourguignon est un guignol ,il a été viré de L’Inra et la microbiologie existe toujours, interrogez Mr Germon à l’Inra de Dijon, il vous le confirmera.
C Bourguignon a planté sa propre vigne de Cahors « selon sa technique » et plus de 70% des pieds n’ont pas poussé.
Demandez aux Brésiliens et Sud américains ce qu’ils pensent de lui, ils ne veulent plus le voir chez eux car il leur a fait faire de vrais conneries comme d’ailleurs à bon nombres d’agriculteurs
français voici 15 ans avec le semis direct. et beaucoup de glyphosate.
Il se permet de dire aujourd’hui que le strict semis direct sous couvert est possible sans glyphosate alors que c’est complètement faux, archi faux.
Il ne se déplace pas à moins de 2000 € par jour comme à l’époque chez un voisin qui est (encore ) en semis direct sous couvert, sur les bons conseils de ce guignol qui lui dit de persévérer(
surtout à se prendre des gamelles) alors que le semis direct en sol de craie est une vrai connerie.
La vérité dans tout cela est que ce mec est aigri et qu’il en veut à la terre entière.
Il faut reconnaître qu’en tant qu’agronomes et experts agricoles, Claude et Lydia Bourguignon ont une approche originale et non conventionnelle notamment leurs positions sur l’agriculture Biodynamique théorie du penseur autrichien Rudolf Steiner
Je cite Claude Bourguignon : Je pense qu’à l’heure actuelle la seule et unique solution pour le Tiers-Monde est l’agriculture biodynamique. L’agriculture biodynamique ne coûte rien. Elle se fait uniquement avec des préparations manuelles. Elle peut être enrichie des savoir locaux. Elle est d’une simplicité extraordinaire. L’agriculture biodynamique correspond de plus parfaitement à la mentalité des pays du Tiers-Monde qui ne sont pas choqués de travailler avec des notions de forces cosmiques.
Mon point de vue scientifique sur l’agriculture biodynamique c’est que d’évidence c’est spécial. Les préparations biodynamiques font plus penser à des grimoires médiévaux de recettes de sorcellerie qu’à de la science propre. Et pourtant, j’ai étudié quelques préparations et il y en a qui m’ont totalement époustouflé. En particulier la préparation de bouses de cornes. Or, normalement, dans la bouse de vache il n’y a pas grand chose. Et Steiner lui nous fait enterrer une corne de génisse à la St Michel, puis la déterrer à la St Jean. C’est carrément de la sorcellerie du Moyen-Age.
Les produits issues de l’agriculture Biodynamique bénéficient de la certification Demeter. Moins de 300 producteurs possèdent cette certification aujourd’hui en France .
Il est vrai que l’irrationnel de la méthode justifie ce scepticisme
John Soper auteur du livre « Pour comprendre le cours aux agriculteurs de Rudolf Steiner » souligne, « le rôle qu’exerce dans l’agriculture la « Force du Christ Cosmique » dégagée depuis la venue du Christ, qui permet à l’homme de devenir un membre des hiérarchies spirituelles . Cette force circule dans les fermes, comme une sorte d’individualité vivante. N’étant pas utilisée par les animaux, elle est rejetée dans leur fumier puis absorbée par les plantes imprégnant les aliments qui en proviennent. C’est là le plus important des cycles que l’agriculteur doit favoriser et stimuler en toutes circonstances par ses pratiques . C’est là la force indispensable pour donner à la nourriture le pouvoir de renforcer la volonté de l’homme. Avec la préparation 500 le cultivateur réintroduit cette « Force Christique ». Sous cet éclairage la pulvérisation de la 500 devient plus qu’une pratique agricole bienfaisante ; il s’agit d’une sorte d’acte sacramental, et l’agriculteur devient un prêtre . »
Note : La première des 9 principales préparations biodynamique est baptisée « Bouse de corne » ou Préparation 500 .
Vous conviendrez que c’est un peu curieux, et explique que l’on puisse se méfier des résultats de l’analyse de la tarte aux cerises prodiguée par un adepte et défenseur de cette technique originale .
C. Besnard
Pour conclure:
Il y a place pour l'agriculture de proximité en concurrence avec la grande culture plus productive. La sylviculture vient coup sur coup de recevoir des enseignements qu'il faut changer de CAP. Beaucoup de petits agriculteurs devraient pouvoir créer des unités. C'est du ressort des politiques de faciliter la libération du sort des terres à vocation sylvicole vers la vocation agricole. Ces sols contrairement à ce que vous dites étaient fertiles et le restent. Voire au XIXième siècle l'économie rurale de BELIN BELIET. Avec les moyens d'irrigation aujourdhui tout est plus facile avec des résultats jamais déçus.
TACANITAS
Derniers Commentaires