Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 20:55

Que penses tu de cette phrase: un Etat est en faillite, ça se dit ou pas ?

 

Une entreprise en faillite, c’est quand les dettes dépassent ses avoirs ou sa valeur. :  « BILAN EN DESEQUILIBRE ».

 Un ETAT , combien vaut un Etat ? On le dit en faillite quand il ne peut plus payer ses fonctionnaires comme en Argentine en 2001..

Il faut comme pour une entreprise additionner les fortunes individuelles, les immeubles, les routes et autres infrastructures de communications, ses écoles et universités, son potentiel de travail donc l’ensemble de ses entreprises, de son agriculture et de son commerce, ses contrats d’exports et d’imports, ses générations de travailleurs, donc sa force vitale. Etc. C’est énorme la plupart du temps.

Il faut parler des Etats des pays en voie de développement. Ceux-ci ont beaucoup de difficultés à « se développer ». Illettrisme et corruption en sont les plus grandes causes. Viennent ensuite les guerres tribales, de religion ou idéologiques qui détruisent le peu que les gens possèdent. Tu as vu ce qu’a écrit François de Closet sur l’Argentine ?

En vérité, on le dit à tord qu’un Etat est en faillite.  C’est quand il est contraint d’imprimer de la monnaie, de la fausse par rapport à son stock d’or et surtout par rapport à ses devises en comptes courants. Ce qui crée une dévaluation systématique de sa monnaie et de l’inflation. Autrement il lève des impôts nouveaux ou émet un emprunt d’Etat sur ses concitoyens ou fait appel à des créanciers extérieurs. LE FMI, La banque Mondiale, les banques d’affaires.

Une entreprise déclarée en faillite, le tribunal de commerce analyse sa situation. Dans beaucoup de cas, il étale ses dettes à rembourser et efface les intérêts des remboursements qu’elle doit. Si ce n’est pas encore viable pour l’entreprise, le tribunal déclare « sa liquidation ». Il en est de même pour les PAYS. Pour qui on suspend les remboursements voire  on efface l’ardoise, mais jamais de "liquidation".

Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : Vie privée
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 10:31

MON ENFANCE ET MA JEUNESSE

 

Mes parents formaient un couple uni, indestructible. Ils étaient de très modestes paysans souvent poursuivis par la maladie.

Au cours de leur carrière ils durent meubler, c’est-à-dire reprendre un nouveau départ à trois reprises différentes.

Première installation en se mariant sur 13 hectares dans  l'Orne.

Deuxième départ au même endroit, après la razzia consécutive à l’invasion des Allemands, pendant laquelle tout le cheptel disparaît.

Troisième installation lorsqu’ils durent quitter la PIGAUDIERE à la suite de la donation-partage des grands parents. Ils reprennent la ferme des PERRETTES  antérieurement affermée, et appartenant à grand’mère maternelle. C’était des terres vallonnées, épuisées, une ruine. Mais, nous les enfants n’avons jamais eu faim malgré tout. Jamais privé d’affection, les enfants comptaient beaucoup plus que le reste.

A Fresnes où nous allions à l’école primaire. En petite classe on m’avait attribué le prix de jovialité. Un peu plus tard (plus ou moins 8 ans) je devais chahuter ou parler un peu trop en classe, le directeur, Monsieur LEGORGEU me punissait. Il confisquait mes sabots de bois et m’envoyait en haut, dans l’appartement familial, au piquet…Le sport consistait à « faire poudrette », c’est-à-dire prendre la poudre d’escampette. C’était simple si les sabots n’étaient pas confisqués. J’osais les demander à la grand-mère qui me les donnait et je partais. Le lendemain le père LEGORGEU (prononcer legorju) qui avait passé sa soirée au bistro de la place ne s’en souvenait plus.

L’ECOLE BUISSONNIERE ;

J’ai fait l’école buissonnière par deux fois et les deux fois, je me suis fais prendre par mon papa ! Punissions : la première fois  avec le fouet. Il revenait avec son attelage de faucher du foin. Le fouet sur des mollets nus, ça laisse de la mémoire !  La seconde fois, des gifles en veux tu en voilà. Maman ne disait rien et avait la larme à l’œil. J’étais la désolation, le chien noir de la couvée.

L’année suivante, nous étions Louis et moi en pension au SACRE CŒUR de DOMFRONT. Pour m’aider à me remettre dans le bon chemin, ma mère me parlait souvent de l’Oncle AUGUSTE, missionnaire au Congo en AFRIQUE, et quand il venait en congé, il me prenait à part pour bavarder et voir où j’en étais dans mes connaissances scolaires. Il disait à qui voulait bien l’entendre « - Michel sera capable du meilleur comme du pire ».

Nous ne manquions pas les conférences qu’il donnait dans les paroisses des environs, pour récolter de l’argent qu’il utiliserait là-bas dans sa mission… Elles s’illustraient de diapositives sur grand écran. Il était passionné, animé par la FOI.

Au Sacré Cœur, Louis devait avoir 11 ans et moi 9. J’avais une très bonne maîtresse et j’ai commencé à être bon élève.

Nous étions en période d’après guerre, et les privations, les tickets de rationnements sévissaient. Nous n’avions droit qu’à une demi-tranche de pain pour chaque repas composés surtout de pommes de terre et de choux. Maman nous envoyait des miches de pain qu’elle faisait elle-même ainsi que d’autres provisions : beurre, confiture. Beaucoup d’autres, ils étaient nombreux n’avaient rien de leurs parents. Je me rappelle que certains avaient des engelures et la roupie au nez.

Louis n’aimait pas les choux et reçut un sobriquet : « PAS DE CHOU » !  Et, comme j’étais le petit frère, j’ai eu droit à « PAS DE CHOU   2 » !

Nous avions droit aux promenades le dimanche et le jeudi. Les grands élèves n’y allaient pas avec le dos de la cuillère. Ils organisaient des combats  de boxe à main nues, à moins que ce ne fut des règlements de compte. Une fois l’un des combattants était le surveillant en personne. J’ai vu les nez cassés et le sang couler. Pour un gamin c’était terrifiant. Le dégoût de ce sport m’a poursuivi toute ma vie. « Je ne vois vraiment pas le plaisir de se battre » J’ai moi-même joué du poing avec mon meilleur copain. Je l’ai toujours regretté.

 

L’ECOLE SAINT JOSEPH à TINCHEBRAY

Comme maîtresse, j’ai eu Madame BLANCHET qu’on appelait « piclette » parce qu’elle criait toujours. Mille volts, elle nous faisait travailler.

L’année suivante, on « montait » dans la première année de la grande classe de Monsieur HUBERT qu’on appelait « le père Hubert ». Cette première année, nous ne faisions RIEN. Il ne s’occupait pas de nous. Il suffisait de ne pas chahuter, ni faire de bruit. Il était tout entier à faire entrer par tous les moyens les matières nécessaires à ceux de la seconde année pour arriver au CERTIFICAT et avoir une chance de le décrocher pour ceux qu‘il acceptait de présenter… ça devenait « sérieux »  donc. A tour de rôle, il appelait ceux dont il avait décidé de s‘occuper : ganache, triple buse, triple brut en nous tirant les cheveux courts de la tempe là où ça fait mal.

Louis était toujours très studieux, levé tôt pour apprendre à haute voix par cœur ses leçons. Ensuite il préparait le petit déjeuner pour tous les deux. Et, voyant que je ne me levais pas, il m‘appelait « Michel, viens-tu ?, sacré petit salaud, vas-tu venir à la fin ». Enfin, je me levais, avalais mon « chocolat »  (en fait c‘était du lait sucré avec du pain trempé)

Nous avions 3 kilomètres à faire à pieds, matin et soir. Le midi, nous mangions à la pension des filles à côté avec les bonnes sœurs.

Pour les leçons, je ne les apprenais jamais… et je les savais toujours. Je les récitais en les lisant à l‘envers sur le livre que le père Hubert tenait devant lui à son bureau. Un autre copain faisait de même.

Le père Hubert fumait comme un pompier. Il avait son cendrier plein de mégots Je piquais quelques mégots (le plus possible peut-être) et je prisais les restes de tabac.

J’avais tant l’envie de goûter à ce qui était défendu… Je faisais des frondes avec des bouts de gros fils de fer plus ou moins aciérés que je vendais 20 centimes. J’en vendais 2 pour m’acheter un paquet de cigarettes de la marque « élégante » que je fumais en cachette.

Le samedi, l’école se terminait à 16h. Louis rentrait directement à la maison. Pendant ce temps je traînais avec des copains. Nous possédions chacun notre fronde. C’est à qui ferait éclater le premier un isolateur électrique sur les poteaux  encore sans fils. Et, on passait au suivant. Il ne restait pas beaucoup d’isolateurs valides quand les électriciens ont voulu attacher les fils. Pour réussir nos exploits, nous utilisions des morceaux de ferraille ronds obtenus par les emporte-pièces de l’usine MERMIER qu’on trouvait à la décharge. On les appelait «des  plombs ». J’en avais plein les poches.

A d’autres périodes, aux beaux jours, on allait le long des ruisseaux pêcher à la main des truites et écrevisses. On appelait les ruisseaux : rivières. Toute notre région était truffée de ces ruisseaux d’eau vive. Les truites y venaient frayer. Certaines adultes restaient dans les virages là où il y avait plus de hauteur d’eau.

Bien entendu, nos forfaits sur les isolateurs ne devaient pas rester impunis. Il y eut plaintes et punitions avec dédommagements pour certains parents.

L’entreprise d’électricité avec son équipe faisait une ligne passant dans les champs de la ferme. Le responsable avait demandé à mon père s’il accepterait de faire un repas du midi pour ses gars. Mon père spontanément répond OUI. Papa et maman offraient à manger sans se douter de ce que leur garnement avait fait. C’est un peu plus tard qu’ils se rendirent compte que mes autres camarades avaient été la honte de leurs parents et qu’eux avaient été épargnés.

Autre anecdote : L’hiver papa faisait de la farine d’orge, de l’avoine ou du blé avec son moulin pour donner aux animaux à l’étable. Tandis que je passais de longs moments avec ma fronde dans le grenier pour tirer sur les oiseaux. Des « plombs » d’acier étaient abandonnés à leur sort parmi le grain…Un jour  papa entend un bruit insolite dans son moulin et le rendement baissait … et pour cause. Son gamin était passé par là. « Sacré petit con, va-t-y cor en inventer ? »

C’est dans cette heureuse ambiance que j’obtins mon certificat d’études la jambe plâtrée. En sautant à la corde lors d’une séance d’entraînement pour le BREVET SPORTIF, je m’étais cassé le péroné.

En fin de compte, je déclarais après mon certificat, vouloir devenir missionnaire comme mon oncle. Grâce à cela, j’ai étudié jusqu’en Première. J’avais aussi eu la chance d’aller en colonies de vacances et à des camps scouts avec la troupe de CHANU….

 

Avant de parler de la période du séminaire, quelques anecdotes :

 

Gamins, papa nous montrait comment tirer au fusil sur un écureuil un lapin ou un geai. Comment attacher les petits geais dans leur nid et les laisser grossir nourris par les parents et plus tard venir les cueillir bons à manger.

Avec ma fronde, j’arrivais de temps en temps à toucher un merle dans la haie. Maman me le faisait cuire pour ma gamelle du lendemain.

J’avais 9 ou 10 ans, je me trouvais en vacances chez ma tante Madeleine aux BISSONS. Avec mes cousines, on se promenait dans un pré le long d’une petite rivière. Je m’amuse à patauger le long de la berge du ruisseau à plat ventre. Quand je sens dans ma main quelque chose ?  Une truite, je connaissais déjà un peu. J’avance doucement sous le ventre de l’animal et je pince les ouïes entre le pouce et l’indexe. J’avais attrapé seul, instinctivement ma première truite. Et de belle taille. Plus tard ce sera notre distraction préféré, surtout pour LOUIS, mon grand frère.

Maman était toujours heureuse de nous voir arriver avec une prise : un geai, une truite, des écrevisses. Peu importe qu’on soit sales ou un peu déchirés. Elle nous faisait toujours de bons plats avec nos prises.

Je me trouvais en colonie de vacances à TINCHEBRAY. Le but de la promenade en camion était  Saint JEAN DES BOIS. Nous passons la journée au bord de l’eau. Il y avait de grosses pierres. Dessous j’attrapais à la vue de tous : truites et écrevisses. Les moniteurs en avaient fait une chanson.

A La PIGAUDIERE papa nous avait habitués à sortir les truites dans des flaques d’eau. Il détournait le cours du ruisseau sur une certaine longueur. Il suffisait d’attendre que le courant s’arrête et ramasser de bonnes fritures. Quels bons moments pour des gamins !

Au moment du débarquement des alliés alors que nous avions évacué la ferme de la PIGAUDIERE et que nous étions réfugiés chez la grand-mère DUMESNIL aux Hues à CHANU,  papa nous emmena revoir la ferme. Il y avait un trou de bombe juste derrière la maison et criblée d’éclats, toutes vitres brisées.

Une autre bombe était tombée dans le pré juste sur le ruisseau. Un beau cratère plein d’eau évidemment. Par la suite, en détournant le courant et en vidant le trou avec une pompe à cidre nous faisions des pèches miraculeuses. Des truites énormes.

Pas étonnant que nous ayons cherché des brochets dans les LANDES. En Juillet les canaux cessaient petit à petit de courir. C’est alors qu’avec Jean MI, et les jumeaux, nous trouvions des brochets prisonniers. Dans un trou au virage du canal venant de la ligne de chemin de fer au bout du pare-feu Millet, nous avions pêché des anguilles en grande quantité. Plein une lessiveuse. Christiane en avait raz le bol de dépouiller les bestioles.

Pas étonnant qu’on voie Jean Michel  à 11 ans 2 faisans à la main.

A 10 ans, je conduisais la PRIMA4  à travers les pommiers avec papa ou maman, tout comme LOUIS et Simone. Ça ne m’a pas empêché d’avoir un accident le jour de la première sortie de notre 4CV Renault muni de mon permis.

 

La ferme de la Pigaudière se situe dans une région accidentée, sur la crête d’un vallon. Dans les journées cruciales du débarquement du 6 Juin 44, à la tombée de la nuit papa nous fait voir les lueurs des combats à l’horizon. Les zones du débarquement des plages de la Manche (Arromanche peut-être) se situaient à environ 40 ou 50 kilomètres. Une barre très lumineuse en mouvement constant se dessinait, là-bas tout au loin. Il expliquait qu’il y avait beaucoup de morts pour faire partir les Boches.

Dans ces jours terribles où la maman de CHRISTIANE trouvait la mort, nous étions réfugiés à CHANU chez la grand-mère, une nuit les alliés lâchèrent des torrents de bombes pour repousser l’infanterie allemande. 11morts dont le curé de CHANU. J’ai dormi comme un loir, je n’avais rien entendu.

Juste avant l’arrivée des envahisseurs, mon père avait été chargé de mettre les objets sacrés et décors du culte de la paroisse à l’abri. C’est l’écurie qui fut choisie. Les chevaux allemands ont occupé ce local toute la durée de la guerre sans problème. Papa avait fait également une tranchée ; un refuge sous sol ; un couloir avec un angle à l’équerre pour avoir deux zones de protection selon d’où pouvait venir le danger.

Avant la guerre, mes parents s’étaient offert une auto, une RENAULT PRIMA 4. C’est maman seule qui conduisait. Papa n’avait pas pu passer son permis ? Il était déjà malade de la tuberculose. Lors de l’arrivée des « boches », la voiture sans ses roues, dormait dans son garage tandis que les pneux étaient cachés sous une grosse réserve  de fagots de bois chez un voisin. Elle fut remise en marche rapidement après la libération. Maman fit de nombreux voyages pour aller conduire et rendre visite à papa à la clinique de CHATEAUBRIANT. Là on lui scia les côtes de son thorax gauche à 3 reprises pour comprimer la cavité faite par le bacille. Il revint vivant tandis que 2 compagnes de FRESNES parties en même temps que lui en moururent.

Il avait attrapé cette sale maladie avant la guerre par le travail et je crois un coup de pied de cheval.

Ce fut pour notre mère une époque éprouvante. Courageuse et gaillarde, elle n’en gardait pas moins son fusil près de son lit pour dormir. Je me souviens d’une photo de nous trois pimpants pour la porter au papa et lui mettre sur sa table de nuit pour lui donner courage.

A son tour notre maman fut atteinte d’une pleurésie. Deux malades. Chaque jour notre tante Elise venait faire ce qu’elle pouvait pour aider. Elle avait  à son vélo un porte bagage avant et un à l’arrière pour porter les deux plus jeunes, mon frère et moi pour aller coucher chez elle à CHANU où elle avait, en plus, quelques vaches à traire matin et soir…

Né en décembre 37, vu la santé de mon père j’eu droit à une mère nourrice. Les épreuves ne manquaient pas à la maison, sans compter, le manque d’argent à telle point que certains jours maman n’avait pas de quoi acheter le pain.

En dehors de ces moments, maman nous apprenait à chanter. Nous étions heureux malgré tout par l’amour qui nous unissait.____________

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : Vie privée
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 07:34

Guilhem, 300909

Concernant LE CAPITALISME. (Réponse du papi à son petit fils)

Je n’aime pas beaucoup ce mot. Je préfère « libéralisme » ou liberté d’entreprendre. Mais, à mon âge, je conviens qu’au terme d’une vie de travail celui-ci traduit en biens divers, puisse valoir un équivalent en argent. Si j’avais créé une usine (ou entreprise commerciale) je comprends qu’en fonction de la dite valeur, une seule personne ne puisse l’acquérir. Il faut donc soit une autre entreprise soit plusieurs actionnaires qui s’en portent acquéreurs. De là, si on pousse le raisonnement encore plus loin, pour une entreprise très importante, il faille mettre le captal en petites actions qui seront acquises par une multitude. Et alors l’entreprise peut continuer de créer, de travailler, d’investir et par conséquence faire vivre un nombre plus ou moins grand de familles des cadres, des employés et des ouvriers.

Et, c’est la bourse qui se charge de faire office de plaque tournante pour vendre et acheter les titres.

Ces titres changent de valeur d’une part en fonction de l’offre et le demande, d’autre part en fonction des résultats de l’entreprise. Je ne t’apprends rien, tu sais tout ça. Si la demande est telle que les titres s’envolent alors qu’il y a un « défaut »inconnu dans le cœur de l’entreprise : défaut de gestion, ou plus fréquent plusieurs clients de celle-ci qui déposent le bilan. Alors, il y a risque d’effet domino, ou par des dettes trop élevées, et c’est la déconfiture. Les actions à l’extrême, ne valent plus rien. Les créations d’entreprises, les délocalisations, les faillites, existent et continueront d’exister. Ça fait partie des conséquences de la concurrence  et aussi du dynamisme de certains dirigeants.

Dans ce que nous vivons de cette crise, selon mon raisonnement l’exemple de LHEMAN BROTHERS, c’est l’application des règles du pur du capitalisme. On n’aurait pas du si ces règles avaient continué d’être appliquées, venir en aide aux banques boiteuses. Donc On a fait appel à la théorie de KEYNE non ou de qui alors ? En tous cas les Etats (seuls à avoir la capacité d’agir) sont intervenus pour que les particuliers ne perdent pas les avoirs qu’ils avaient sur leurs comptes courants. L’effet domino eut été immense. Aussi dramatique qu’en 29.

Revenons au début. Si nous étions dans un pays trop socialiste, j’aurais choisi de travailler à l’ombre d’un parapluie. C'est-à-dire si possible dans la fonction publique. Mais comme nous sommes et que nous resteront dans un pays libéral, j’ai pris tous les risques d’entreprendre, et pour cela d’emprunter beaucoup, énormément. Car rien n’est gratuit. Celui qui le pense est dans l’erreur. Et mamie et moi ; ta mère, ta tante, tes oncles se sont retroussés les manches à leur tour. Un humain croit et veut améliorer son sort et veut se loger, s’habiller, se chauffer et se promener en voiture. Tout ça à la différence des animaux qui naissent « plumés et poilus » Ils n’ont pas besoin de toit sur leur tête Etc.

L’homme se compare aux autres. Il veut paraitre. Dans l’antiquité, c’était au point de se combattre à mort pour posséder ce qu’avait l’autre. Vois les guerres, ce n’est pas l’antiquité.

Le capitalisme répond et remplace tout ça. L’homme est par définition INDIVIDUALISTE. Une politique qui fait table rase de cette notion conduit la nation à la paralysie, au découragement après une euphorie provisoire. Toutes « les conquêtes socialistes » de nationalisations d’entreprises finissent par un manque de responsabilisation des individus pour terminer par la déchéance dans la productivité. Péron en Argentine avait nationalisé « le Ferro carril » le chemin de fer. Plusieurs dizaines d’années après, il y avait 10 ouvriers là où un seul aurait suffi. Les trains étaient délabrés, toujours en retard. Menem (le SYNDICALISTE PERONISTE devenu PRESIDENT) a décidé une nuit d’arrêter les trains en raz campagne. Tout était terminé. Chaque salarié reçut un pécule pour faire ce qu’il voulait.

Le couple quincailler buvant le maté sur une de mes photos sont des anciens du chemin de fer argentin. C’est un exemple de réussite individuelle à partir du pécule qu’ils avaient reçu. J’ai vécu leur début et leur ascension.

L’Etat ne doit pas intervenir dans ce système sauf exception. Je pense à l’exception des approvisionnements en denrées alimentaires. Les prix ni trop élevés, ni trop bas ; les stockages, les infrastructures de canalisations pour donner aux paysans la disposition de l’eau d’irrigation dans le futur, reviennent à la responsabilité des Etats. La climatologie est trop capricieuse. Je dis LES ETATS, car un seul pays peut souffrir de malchance : tempête cyclone, pluies diluviennes ou sécheresse. Mais les pays mutualisés de fait de la mondialisation, ( les intempéries ne frappent pas tous les pays en même temps)  parent à ces catastrophes, au moins partiellement.

L’habitant de la terre est soumis aux caprices parfois terribles de celle-ci.

 

Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : entre deux mondes
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 07:42
  • La planète en a vu d'autre. L'homme mortel doit se soumettre...
  • Nicolas Hulot, «un imbécile» pour Claude Allègre

AFP
27/09/2009 | Mise à jour : 13:28 | Commentaires 218 | Ajouter à ma sélection

« C'est une honte qu'il soit devenu le gourou de l'écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère», a déploré dans Nice-Matin l'ancien ministre de l'Education nationale.

 

L'ancien ministre de l'Education n'a pas perdu son franc-parler. Claude Allègre affirme, dans une interview publiée dimanche dans le quotidien Nice-Matin, que Nicolas Hulot est «un imbécile». « C'est un imbécile, vous pouvez l'écrire. C'est une honte qu'il soit devenu le gourou de l'écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère», remarque Claude Allègre.

Interrogé sur la taxe carbone, l'ancien proche de Lionel Jospin, un temps annoncé au gouvernement au printemps et finalement pas nommé, la qualifie de «gadget injuste et inutile»: «la France est la seule à l'instaurer. Aujourd'hui 100 euros, 1.000 euros dans quelques années. Vous savez, l'essence chère, les familles connaissent déjà».

L'ancien ministre, qui ne croit pas au réchauffement climatique, raille aussi le concept, qualifié de «vaste plaisanterie» dont les promoteurs apportent «des réponses simplistes à un système complexe. Ils prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu'on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours». «Eux-mêmes ne croient pas ce qu'ils racontent, ajoute Claude Allègre, mais c'est une aubaine pour eux comme, par exemple, récolter des financements publics».

L'antagonisme de Claude Allègre pour Nicolas Hulot est réciproque. L'ancien animateur avait estimé en mai, lorsque courraient les rumeurs d'entrée au gouvernement de l'ex ministre, que la nomination d'Allègre serait «un bras d'honneur aux scientifiques» et «un signal tragique», trois mois avant le sommet de Copenhague où doit être conclu un accord mondial sur le climat. L'ancien animateur précisait : «Je n'ai rien personnellement contre l'homme Claude Allègre, j'ai même déjeuné avec lui. L'homme est sincère quand il dit qu'il ne croit pas à l'origine humaine du changement climatique, et qu'il se refuse donc à mobiliser contre ce phénomène. Le problème, c'est qu'il n'est pas un iconoclaste sans audience».

» VIDEO LE TALK : «Je suis contre l'intégrisme vert»

Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : entre deux mondes
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 06:57

De GUILHEM 270909

Salut papi,
>
> Que penses-tu du capitalisme. Quel est son avenir.?
> Crois-tu qu'on est en train de changer de modèle économique.?
> Que dis-tu sur le comportement humains.
> Peut-tu me raconter comment l'argentine a connu l'hyperinflation (comment elle est venue et ses conséquences).
> Que penses-tu de l'idéologie de Keynes.?

: d'autres petites questions
pour l'inflation en Argentine les années 2001-2002 durant l'hyperinflation
pour le capitalisme hier , aujourd'hui et demain si tu penses qu'il survivra à la crise
pour les comportements humains :l'expensation de la pollution et comment on en est rendus au capitalisme fou
pour les théories   je les connais trés trés peu voire pas du tout pour etre franc donc je te laisse des sources qui proviennent d'internet
va sur ce site puis va dans la rubrique "cours" puis les "théories" il y aura celle de Keynes et de Marx      http://psteger.free.fr/pensee-economique.php
puis vas  sur ces sites là    http://www.e-economie.com/courants.php .    http://www.kezeco.fr/-Grands-courants-de-pensee-


REPONSE  indirecte de papi  sur le comportement humain, le capitalisme. Merci Guilhem de toutes ces questions.


Pour la crise d’Argentine fin 2001. Le dessous des cartes, je ne les connais pas. En vivant sur place les mois et les années qui précédaient, je crois pouvoir dire que là aussi le MANQUE DE CONFIANCE dans la classe dirigeante a jouer un rôle déterminent. Menem avait été battu. Le président MENEM était du parti JUSTICIALISTE (peronisme) mais tendance libérale, bien que venant du syndicalisme comme LULA. Il était pragmatique. Il avait 10 ans auparavant divisé la valeur de la monnaie par 1000. La monnaie s’appelait « l’austral ». Il est revenu au pesos d’une valeur DOLLARS Un pour Un. Si les Argentins avaient eu du courage, s’ils avaient été inventifs et s’ils avaient eu confiance, l’Argentine sortait du marasme dans lequel elle se complait depuis 50 ans. La corruption, l’évasion fiscale, l’évasion des capitaux. C’était facile puisqu’on pouvait échanger un peso pour un dollar et emporter son magot à New York ou en Suisse. Au changement de président ce fut l’évasion des capitaux. Les impôts ne rentraient pas. Les caisses étaient si vides que l’Etat comme les Provinces n’avaient plus de quoi payer les fonctionnaires. Au moment du KRACH, on était fin décembre 2001. Les banques sont restées fermées 15 jours. Tous les comptes gelés. Les gros/moyens comptes sont restés gelés jusqu'à il y a peu. sauf sous certaines conditions spéciales. Au sortir de cette quinzaine, dévaluation de 300% du pesos. Pendant les 15 jours, il parait que des camions emportaient le contenu de coffres des certaines banques de BUENOS AIRES. On nous donnait le montant qui manquait, c’était l’équivalent de l’argent parti du pays. Kirshner était alors gouverneur de sa province, laquelle province avait envoyé tout son « trésor » en Suisse. On a alors fabriqué des billets de monnaie provisoire. En Santiago Del Estero, la monnaie s’appelait LECOP, dans d’autres provinces QUEBRACHO ! La province payait ses fonctionnaires avec. Lesquels achetaient leurs courses chez le boulanger, l’épicier, le boucher Etc. Les bouchers nous achetaient les animaux avec cet argent et ça roulait.

Que faut-il comprendre de ces opérations. Que l’Etat dans une telle situation n’a pas le choix. Au lieu de faire payer des impôts visibles, il dévalue la monnaie, donc les gens perdaient d’un seul coup tout leur argent puisqu’elle était divisée par 300 vis-à-vis du dollar. Pour faire rentrer des devises rapidement, l’Etat invente « les rétentions sur les exportations de produits agricoles ». Ça permet à un pays de valoriser les produits internes dont les produits agricoles, s’il y en avait eu également les produits manufacturés. De sorte qu’il devenait très facile d’exporter et très difficile d’importer. La main d’œuvre, elle n’a pas augmenté de suite. En effet il a fallu 6 ans par l’inflation intérieure, pour voir les salaires rattraper leur « parité » d’avant. Ce qui aurait du permettre au pays de se redresser vraiment. Les rétentions étaient justifiées car, les cotations des céréales se faisant à CHICAGO, donc en DOLLARS, il y avait une opportunité provisoire à saisir. Il eu fallu diminuer ces rétentions progressivement au fur et à mesure des augmentations du prix de la main d’œuvre par un approche du plein emploi, ce qui ne nécessitait plus de servir de RMI aux inoccupés. Au contraire, les présidents qui ont suivi ont versé de plus en plus de subsides à ceux qui ne cherchaient pas de travail…donc vidant les caisses au fur et à mesure qu’elles se remplissaient par les rétentions d’abord, puis par les impôts de toutes sortes qui sont apparus ensuite. Le nombre de fonctionnaires et de policiers s’est accru à la vitesse grand V. On dit que les chômeurs qui aident les candidats chanceux aux élections prétendent  tous à une place de fonctionnaire.

Je ne te parle pas de la corruption. En Argentine c’est une institution. Tous les jours dans CLARIN on dénonce des dérives. Ce matin c’était le secrétaire de la présidente qui est montré du doigt parce qu’il construit à CAFALLATE (endroit très touristique au Sud) une maison d’un million de dollars.

Guilhem

J’ai retrouvé un bouquin de François de Closet sorti en Mai 1990 « LA GRANDE MANIP » dans celui-ci, De Closet écrit à la fin du livre : "Nous ne savons pas, et pour cause, comment se guérissent les plaies du communisme, mais ce que nous avons appris d’autres traumatismes incite au pessimisme.

Un pays comme l’Argentine, qui, au milieu du siècle (dernier), semblait destiné par l’histoire autant que par la géographie à suivre le modèle du Canada ou de la Nouvelle Zélande, n’a-t-il pas été frappé à mort par les excès de la démagogie, de l’incurie et de la corruption ? Le plus dramatique dans un tel naufrage, ce qui rend le sauvetage aussi hypothétique, n’est pas l’état du navire, mais celui de l’équipage. Un peuple qui, d’Evita Peron à Carlos Menem, fut à ce point trompé peut-il encore se ressaisir ? Il doit bien arriver un stade où l’abus de confiance tue la confiance, où les contrevérités tuent la vérité, où la malhonnêteté tue l’honnêteté, un moment où, on a si bien joué avec la conscience collective, qu’elle est devenue si sourde, aveugle et muette. Irrémédiablement. Souhaitons que la nature humaine soit toujours plus forte que la duplicité des hommes, mais, je n’en suis pas assuré. »

 

CASA ROSADA. Maison de la présidence d'Argentine.

 

 

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : entre deux mondes
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