Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 06:14

Voici une analyse économique que m'a indiquée mon petit fils. C'est un point de vue parmi d'autres. 
 

Crise systémique : USA, game over

Dans mon dernier article Crise systémique : le trou noir j’avais expliqué que les produits dérivés (des métastases selon Paul Jorion) par effet domino, détruiraient l’économie mondiale. Je vais ici m’attarder sur un malade en phase terminale, les USA.

En effet, le 30 juin 2008 , l’OCC (Comptroller of the Currency, l’autorité de tutelle des banques) déclarait le 30 juin 2008 que les USA possédaient 182 100 milliards de dollars de produits dérivés (Barack Obama, dernier président des USA) soit un tiers de ces « armes de destruction financière massive » comme dirait Warren Buffet.
Ces produits financiers, tel le chat de Schrödinger, sont à la fois vivants et morts, c’est à dire qu’ils ont une valeur lorsque tout va bien, valeur réduite à zéro lors d’une crise majeure comme aujourd’hui. La nation américaine ne s’en relèvera pas. D’ailleurs, le LEAP/E2020 évalue à 10 000 milliards de dollars les « actifs fantômes » des banques que le gouvernement US devra « éponger ».

Nous en sommes donc à la 77 ème faillite bancaire depuis le début de l’année et donc, la FDIC (Le Federal Deposit Insurance Corporation) une agence indépendante du gouvernement fédéral américain qui assure les dépôts des particuliers dans les banques est ruinée.

Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS ose dire : « on va voir débouler, sous peu, toute une série de « paquets » de dettes avariées, dont les défauts n'ont pas encore explosé, mais c'est pour bientôt ».

Simone Wapler Rédactrice en chef, MoneyWeek, déclarait le 13 août 2009, « La crise financière, loin d'être résorbée, va s'aggraver » (Trois arguments pour une hausse de l'or).
Ce « cancer » financier est ainsi en train de détruire l’économie US.

Au mois d'octobre 2008, Abderrahmane Mebtoul, un des plus grands économiste algérien me demandait de lui faire une analyse précise concernant les bons du trésor US car, visionnaire, il s'interrogeait alors sur le devenir des USA et donc des placements de l'Algérie. Nous étions arrivés à l'époque à la conclusion que l'amérique était en train de sombrer. Il avait d’ailleurs écrit plus tard « La fin de la primauté du dollar » (EDITORIAL EDITORIAL EDITORIAL).

Ainsi, la Fed ayant déjà racheté 1700 milliards de bons du trésor (elle monétise sa dette, ubuesque !) sera obligée de recommencer cette opération avant la fin de l’année. Krugman chiffrait les besoins des USA à 2100 milliards de dollars pour 2009 dans le New York Times du 9 janvier 2009. Il était donc loin de la réalité et j’avais encore une fois de plus raison car j’avais annoncé le chiffre de 3500 milliards à l’époque : Destruction du dollar – Explications.
2010 sera pire. La fin du dollar est proche, très proche.

Selon le cabinet spécialisé Realty Trac, nous avons eu aux USA un nouveau record des saisies immobilières en juillet et nous sommes passés, là-bas, de 11 000 saisies par jour à 11 600. USA: nouveau record (+7,0%) des saisies immobilières en juillet ...
C’est vrai, la crise est terminée.

Plus inquiétant encore, personne ne se pose la question de ce que deviennent la plupart de ces maisons qui ne se retrouvent pas sur le marché de peur qu’il s’effondre. Seul le quotidien San Francisco Gate a osé donner un chiffre qu’il évaluait à 600 000 au mois d’avril. Banks aren't reselling many foreclosed homes.

Or, les saisies immobilières battent tous les records depuis, avec une moyenne de 300 000 par mois. Nous avons donc largement dépassé le million de maisons qui ne sont pas mises en vente. Acculés à la faillite, les organismes financiers américains devront se débarrasser de ces biens encombrants, et, à ce moment là, nous assisterons à l’effondrement du marché immobilier US, un cataclysme économique gigantesque !

De plus, 16.000 entreprises ont déposé leur bilan d'avril à juin aux USA : Hausse spectaculaire du nombre de faillites aux Etats-Unis.
Sur le front de l’emploi donc, contrairement à ce que l’on vous dit, les choses ne vont pas mieux. Selon l’AFP, le nombre de nouveaux chômeurs inscrits aux Etats-Unis a progressé lors de la semaine achevée le 8 août » : USA - Hausse des inscriptions au chômage à 558.000.

En août il est prévu 600 000 chômeurs arrivant en fin de droits aux USA (26 semaines). Et cela sera valable tous les mois.
Ainsi, le chômage semblera se stabiliser car ils disparaîtront des statistiques.

Seize états (bientôt le double) , ruinés, payent maintenant les allocations avec de l'argent emprunté.
"Le système d'assurance chômage avant la récession était aussi vulnérable que la Nouvelle Orléans était avant Katrina," a dit le Représentant Jim McDermott, le Démocrate de Washington. Source : The New York Times : http://www.nytimes.com/2009/07/24/us/24unemploy.html?_r=1&hp

Il faut tout de même le rappeler, 1,5 millions d'enfants étaient SDF aux USA au mois de mars. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970. J’ai d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet que vous pouvez lire sur mon blog (Crise systémique : le chaos).
Que vont devenir tous ces être humains? La rue sera sûrement le chemin tout tracé. Les USA vont donc devenir le pays le plus instable du monde avec une situation sociale totalement explosive.

Depuis 2007, le maire de New York a trouvé une solution « miraculeuse » : il paie aux sans-abri des billets d'avion, sans retour, vers la destination de leur choix. «Le maire de New York exporte la pauvreté». Un nouveau concept est né, la délocalisation des pauvres.
Dans les rues on rejoue « Orange Mécanique » et, tous les quinze jours, un SDF décède, agressé par certains pour lutter contre « l'ennui », par « amusement », voire pour « le frisson » : USA/rapport: violence vis-à-vis des SDF : Collectif SDF Alsace. Tel est le bilan publié lundi 10 août par la National Coalition for the Homeless (NCH).

Quant au système de retraite, il va totalement s’effondrer car c’est un système basé sur la capitalisation et l’on devra travailler jusqu’à sa mort pour se nourrir (si l’on trouve du travail !) : rapport GAO du 17 janvier 2008
Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l'automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies ...

Le chaos social s’installe donc car, ne l’oublions pas, une crise majeure suit irrémédiablement la même chronologie : Etape 1 : crise financière, Etape 2 : l’économie réelle est sinistrée, Etape 3 : crise sociale. L’exemple le plus connu étant celui de l’Allemagne et de la république de Weimar, nous savons comment cela s’est terminé.
Pour l’étape 4, je vous laisse le choix, mais plusieurs options semblent se dégager : une guerre civile avec la mise en place d’une dictature, voire un troisième conflit mondial, au pire les deux (c’est mon avis). Barack Obama sera donc le dernier président des USA tels que nous les avons connus.

Ne l’oublions pas cependant, face à la destruction de la nation américaine, il existe une solution politique et monétaire de rechange : la North American Union (lire : Crise systémique : les solutions (n°3 : un nouveau dollar ...) et surtout la création du grand marché transatlantique (Crise systémique : le chaos, qui ne résoudra pas le problème économique et social.
Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi tous nos billets en euros possèdent un pont traversant l’Atlantique, vous avez maintenant la réponse.

En conclusion, « très peu d'hommes savent se forger une opinion par eux-mêmes. Aussi répètent-ils ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs professeurs et enfin ce qu'ils ont entendu aux informations du soir, et ils finissent par se convaincre qu'il s'agit là de leur opinion personnelle, au point de la défendre ardemment face à d'éventuels contradicteurs. Il suffirait pourtant qu'ils tentent d'observer par eux-mêmes, de penser par eux-mêmes et ils découvriraient le monde tel qu'il est et non pas comme on les conditionne à le voir. »
Nous, les dieux, Bernard Werber, éd. Le Livre de Poche, 2006, chap. 103, p. 429.
Gilles Bonafi

 
Mon commentaire:

D’abord je reste dubitatif sur une « forte » dévaluation du dollars. Il ne faut pas oublier les valeurs incommensurables dispersées de par le monde. Tous les échanges commerciaux restent libellés en dollars, même si l’Euro devient progressivement une monnaie de référence.

Si cela se produisait d’un coup, ce serait le cahot sur la planète. Le dollars n’est pas une monnaie comme une autre. Elle n’a pas de référence… de correspondance en or par exemple. Le peuple américain reste le plus dynamique, le plus imaginatif et le plus pragmatique.

Il y a un élément que l’auteur de l’analyse ne prend pas en compte c’est que les ETATS ont donné leur CAUTION aux banques. A partir de là, il serait illusoire de voir le dollars disparaître ou changer de valeur du soir au matin. Si ça doit se produire c’est comme cela se passe actuellement, « petit à petit », jour après jour. Du coup, le résultat n’est plus le même. Quand un état possède une monnaie « faible », les industries repartent car elles peuvent exporter plus facilement. Le coût de la vie diminue : les touristes arrivent en masse. La main d’œuvre devient bon marché et le balancier repart de l’autre côté. L’entraînement vers un plein emploi, les usines marchent à plein régime Etc. Le balancier, comme son nom l'indique, va et revient selon les besoins des grands équilibres. Il est pronostiqué par certain qu'il reviendra aux alentours de 1,25, 1, 30$ pour 1€ d'ici une année.

 

Michel de Lugos
Par Tacanitas - Publié dans : Guilhem - Communauté : entre deux mondes
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 17:22


Mixité des communautés

Plus les peuples et les races seront mélangés, moins les intégrismes auront d’efficacité dans leurs projets.

Si la population de la cité est « mêlée »elle ne peut se façonner d’ennemis communs. Au contraire, les enfants dans les cours de récré en sont un bon exemple pour se confondre et se faire des amis de toutes conditions et de toutes couleurs.
Quant aux intégrismes économiques, les localisations ne sont qu’un épiphénomène temporaire du commerçant toujours à la recherche d’un bénéfice par un coup d’avance. Mais lorsque les lieux sont « saturés » par le plein emploi, la partie est gagnée ou perdue selon du point de vue d’où on se place.

Ou bien on est citoyen du monde sans frontière symbolique, ou bien on veut se renfermer dans son petit univers douillet. Il ne faut pas empêcher les échanges au risque d’une émission de CO2 supplémentaire. Les habitants des pays jeunes ont besoin des débouchés lointains. Tendre à offrir leurs chances aux autres, à tous les habitants de la planète. Exporter nos savoir faire, exporter notre pouvoir d’achat. Leur apprendre à cultiver ou pècher plutôt que leur envoyer nos surplus pour réduire la faim et la soif des plus déshérités. C’est une tâche ébauchée par la FAO, mais à laquelle chacun peut contribuer selon ses moyens et capacités. En tous cas, mon expérience me permet de le penser.

Ne regardons pas notre nombril et surtout pas en comptant sur le futur proche, voyons loin, à plusieurs générations devant nous.
Notre univers est l’espace temps de notre système solaire…Les milliards d’années avant nous et les millions d’années devant.

Certaines fortunes peuvent nous paraître scandaleuses. Quoique en tenant compte de cet ESPACE TEMPS tout est remis à plat à chaque génération, ne serait que par l’incompétence des descendants. Il se produit toujours une redistribution des cartes.

Plus le produit intérieur d’un pays est élevé et plus le partage est facile et le travail plus abondant.
Il faut protéger et laisser court aux initiatives privées, à l'imagination sans limite pour créer, entreprendre et se mélanger comme cela a toujours éxisté.
Le peuple argentin est un exemple de mixité raciale. Espagnoles, Italiens, Suisses, Français, Syriens, Russes, Ukrainiens, Allemands, Paraguayens, Uruguayens, Anglais et les autochtones Indiens.

Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : entre deux mondes
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 18:17


DE L’IDENTITE NATIONALE ET IMMIGRATION

République, « la res publica », la chose publique. Ce qui englobe toutes les règles d’un pays donné.

Parmi ces règles, tous les pays dits développés essaient d’endiguer le flux d’immigration des pays sous développés.

La raison en est simple : c’est dans le but de protéger notre CONFORT, notre quant à soi.

Dans l’antiquité, la communauté se protégeait par les montagnes environnantes ou le fleuve. Elle se donnait les règles qui lui convenaient.
Plus tard, ces « vallées » se sont données des frontières ou des fortifications. Des seigneuries ou fédérations pour se défendre des grands envahisseurs. Aujourd’hui, nous en sommes à l’Europe « pacifiée » à 27. Nous ne cessons pas d’intégrer d’autres pays candidats comme autant d’immigrants pour se sécuriser toujours plus, mais aussi pour une plus grande offre de main d’œuvre et de consommateurs. Hier Italiens, Portugais, Espagnols, aujourd’hui Roumains, Turcs, Magrébins, après demain… ??? qui sait ?. Qui grossiront le PIB de « la communauté et de sa chose publique ». Un gâteau plus grand pour plus de convives. C’est un pas vers l’abolition des frontières, C’est aller vers l’organisation du monde, vers une paix universelle, tel que nous le souhaitons  au moins dans nos convictions sinon dans nos paroles.

Déjà, nous avons l’ONU qui vaille que vaille essaie de remplir son rôle.
Tout est toujours remis en chantier, et nous n’aurons jamais fini.

Avec la facilité que nous avons de communiquer, de s’informer, chacun est au courant des évènements d’un bout de la planète à l’autre en temps réel. C’est mon vœux de devenir citoyen du monde alors que nous sommes déjà citoyens de l’EUROPE.

Ne perdons pas de vue d’où nous venons : Les uns de la petite ferme des parents ou grands parents, les autres du prolétariat, mineurs tisserands, carriers, artisan forgeron Etc.…D’autres moins nombreux de parents commerçants du bourg autrement dit de la bour "geoisie". Puis l’infime minorité de la chevalerie.
Depuis un siècle, nous gaspillons les richesses de pays « en retard ou plus jeunes ». Dans moins de deux générations, il n’y aura plus rien à prélever de ce trésor. La récréation sera terminée. Heureusement, chacun de nous aura tissé des liens(mélange des races) avec ces immigrants d’aujourd’hui et, le reflux se fera d’autant plus facilement. Nos descendants emporteront dans leur paquetage,(cela existe déjà) le savoir, les règles sociales planétaires, et, son or, ses dollars ou ses EUROS pour se donner les moyens de refaire sa situation, : sa ferme, son commerce, son industrie. Donc en conclusion, l’immigration enrichit et régénère la REPUBLIQUE.

Si l’on observe bien par le petit bout de notre lorgnette, c'est-à-dire par nos yeux de petits français, nous avons la chance de faire partie des nations les plus avancées par nos lois sociales d’accueil. Ça ne peut pas se passer sans heurts, sans faits divers douloureux, avec les conséquences des délocalisations Etc., C’est le prix à payer.
L’Européanisation, la mondialisation, ce sera  au bout de 4, 5 générations, voire d’avantage, par effet de vases communicants, le nivellement favorable pour l’intérêt du plus grand nombre. Je sais, on me répond : » et la Chine ? »

Si on regarde avec le recul de la distance, depuis l’étranger, le monde entier nous envie. Mis à part, le triste spectacle de la basse politique bien française, les autres pays cherchent à nous imiter.

« UN PRESENT SANS RISQUE C’EST UN FUTUR SANS AVENIR » disait  Bernard RAPP ancien présentateur du 20h.
Michel de Lugos

Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : entre deux mondes
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 19:11

 

NOTRE-PLANETE.INFO   25 octobre 2009,

 

Candide [

Un accord Sino-Indien pour couler la conférence de Copenhague
 

Voici la traduction d'un article lu dans "The American Thinker", blog franchement Républicain, et qui ne s'en cache pas.

Le fait que je prenne la peine de traduire cet article ne signifie pas forcément que je partage les opinions qui y sont détaillées.
Mais, comme je sais que ce genre de discours n'est jamais abordé par la presse française, encore moins par les gouvernants, j'ai estimé qu'il serait intéressant pour les non-anglicistes, de connaître ce qui se dit de la prochaine conférence de Copenhague de l'autre coté de l'Atlantique.
J'ajoute que l'objectif des Chinois et des Indiens, tel qu'il est décrit ici, et si ce qui s'y dit est vrai (je ne peux pas vérifier l'exactitude des faits) me paraît tout à fait logique, et a priori accessible...

Un accord Sino-Indien pour couler le traité onusien sur le climat
Par William R. Hawkins

Le 22 octobre, un accord a été signé par Xie Zhebhua, vice-ministre chinois à la Commission des Réformes et du Développement Nationaux, et Jairam Ramesh, Ministre indien de l'Environnement, à New Delhi. Le mémorandum (du traité) fournit un cadre destiné à contrer la pression des Américains et des Européens pour adopter des limites obligatoires d'émission de gaz à effet de serre selon un nouveau traité onusien. Les deux puissances asiatiques coopèreront pour le développement de projets pour des énergies renouvelables et pour améliorer le rendement des systèmes actuels, tout en rejetant toute obligation extérieure qui viendrait ralentir leur croissance économique.

L'ONU a organisé des forums dans le monde entier afin d'établir un consensus pour un accord mondial sur le climat à Copenhague en décembre prochain, qui remplacera le protocole de Kyoto arrivant à expiration. Le Protocole de Kyoto ne demandait pas aux pays en développement de réduire leurs émissions. Les États Unis et l'Union Européenne recherchent une formule qui arrivera à persuader les pays en développement de signer le nouveau traité. La Chine et l'Inde, soutenues par le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud restent inflexibles sur leur volonté de rester en dehors de toute contrainte globale. En s'organisant régionalement pour garder le pouvoir entre les mains des gouvernements nationaux, les pays en développement espèrent pouvoir résister à la pression occidentale et onusienne.

Il est facile de rester en dehors de la paranoïa climatique si on ne croit pas la planète en péril. Xiao Ziniu, directeur général du Centre Climatique de Pékin a récemment dit au Guardian qu'« il n'y a pas de consensus sur le danger d'un changement (climatique)... Si le climat se réchauffe ou se refroidit, il y a des effets négatifs et positifs... Dans l'histoire de la Chine, il y a eu de nombreuses périodes plus chaudes qu'actuellement. » Il a contesté les arguments du GIEC de l'ONU concernant des prévisions de désastre, en disant « la probabilité d'exactitude de la prédiction est très basse, parce que le climat dépend de nombreux mécanismes que nous ne comprenons pas entièrement ».

Un article publié dans le China's Science Times du 7 septembre cite une étude de Dong Zhongli, vice-président de l'Académie de Sciences chinoise. D'après cet article, il n'y a pas d'évidence scientifique solide qui corrèle strictement l'augmentation des températures avec la concentration en CO2, Le professeur Ding note que d'après certains géologues, les températures du globe sont liées à l'activité solaire et aux périodes glaciaires, ce qui signifie que l'activité humaine est seulement un facteur (parmi d'autres) qui peut causer un changement climatique. « Au jour d'aujourd'hui, aucun scientifique n'a pu pondérer l'influence de chacun des facteurs sur le changement climatique global » note-t-il.

L'auteur de l'article du Science Times, Wang Jin, a utilisé l'étude de Ding comme une partie de l'argument plus vaste selon lequel « la propagande massive 'l'activité humaine provoque une augmentation des températures' a été acceptée par la majorité de la société dans certains pays et est devenu une question politique et diplomatique ». Pourquoi les pays développés mettent-t-ils sur la table des négociations internationales un problème scientifique discutable ? Leur intention réelle ne concerne pas réellement la température du globe, mais plutôt d'essayer de restreindre le développement économique des pays en développement ».

La réponse consiste à faire franchement face au problème. A la Convention sur le Changement Climatique de l'ONU en Thaïlande le 5 octobre, la Chine, ainsi qu'un groupe de 77 nations en développement ont réitéré leur opposition à une quelconque contrainte à la réduction des émissions de GES pour les pays « pauvres » et les « économies en transition ». Ces nations étaient préparées à quitter les discussions si elles trouvaient dans les documents préparatoires à Copenhague une référence quelconque à une limitation de leurs actions. Le résultat a été qu'après 2 semaines de discussion à Bangkok, « il n'a pas été possible de trouver un consensus » sur la façon de procéder.

Le danger est que l'Occident prépare un traité concernant seulement l'Amérique et l'Europe, sabordant (au passage) leurs économies. Cela constituait probablement l'espoir du Comité Nobel lorsqu'il décerna le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama. « Grace à l'initiative d'Obama, les USA jouent maintenant un rôle constructif dans le succès du grand défi climatique auquel le monde est confronté » dit la Proclamation du Comité.

C'est aussi ce que le Président Obama avait en tête, lorsqu'il accepta le Prix Nobel, « Nous ne pouvons accepter le danger grandissant amené par le changement climatique, qui pourrait, pour toujours, endommager le monde dans lequel nous vivons, pour nos enfants – semant conflits et famine, détruisant les côtes et vidant les cités. Et c'est pourquoi toutes les nations doivent maintenant accepter leur part de responsabilité dans le changement de leur façon d'utiliser l'énergie », a dit Obama, dont la rhétorique alarmiste était presque mot pour mot identique à ce qu'il a dit au Sommet Climatique de l'ONU, le 22 septembre.

En 2007, le prix Nobel de la Paix a été partagé par l'ancien Vice-Président Al Gore et le GIEC « pour leurs efforts à propager une connaissance plus étendue concernant le changement climatique anthropique ».
Le Prix Nobel 2007 était aussi une gifle à l'administration Bush qui avait refusé d'accepter le protocole de Kyoto. Peu de temps après que l'annonce du Prix Nobel à Obama, Gore déclara d'ailleurs qu'il était optimiste quant au succès du nouveau traité à Copenhague.

Le travail du GIEC est mentionné dans le marché des droits d'émission (cap and trade) de l'American Clean Energy and Security Act (H.R. 2454) voté de justesse en juin dernier. Le 30 septembre, les sénateurs John Kerry (Massachusetts) et Barbara Boxer (Californie) ont proposé le Clean Energy Jobs and American Power Act (S 1733) qui sera le véhicule de la législation sur le climat au Sénat. La proposition de loi précise : « Les États Unis devront amener la communauté mondiale à combattre les méfaits du changement climatique, et à atteindre un accord international robuste conforme à la Convention Onusienne sur le Réchauffement Climatique ».

La proposition Kerry-Boxer consiste (entre autres) à réduire en 2020 de 20 % les émissions de CO2 par rapport au niveau de 2005, à comparer aux 17 % de la loi de juin dernier. Comme l'explique Bradford Plumer dans un blog du journal The New Republic du 30 septembre : « Grâce à la récession, nous serons, à la fin de cette année, à 8,5 % en-dessous des niveaux de 2005, ce qui explique la surenchère de Boxer dans la réduction des émissions ». En d'autres termes, la ruine de l'économie fait partie intégrante du Programme Vert.

Les objectifs fixés par le Congrès sont encore inférieurs aux 40 % de réduction des émissions par rapport à 1990 fixés par le GIEC.

La partie la plus controversée de la déclaration du Comité Nobel reste que « les objectifs diplomatiques d'Obama sont fondés sur le concept que ceux qui sont appelés à diriger le monde doivent le faire selon les valeurs et les attitudes partagées par la majorité de la population mondiale ». Le fait de fonder la politique américaine sur l'opinion de l'étranger ne fait pas partie des attributions du Président des États Unis qui est élu pour améliorer le sort de sa propre nation. Mais, le Comité Nobel est aussi ironiquement trompeur : la majorité de la population mondiale veut progresser et améliorer son standing de vie. Les gouvernements qui la représentent en dehors de l'Amérique et de l'Europe rejettent la notion selon laquelle ils devraient renoncer à leurs aspirations à un monde meilleur afin d'apaiser la paranoïa climatique non fondée de la Gauche occidentale. Et ils sont dans le vrai.

William R. Hawkins est un consultant spécialisé dans les problèmes internationaux et la sécurité nationale. C'est un ancien professeur d'économie, et il est membre du comité directeur des membres Républicains du Congrès.



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Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : entre deux mondes
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 11:23

 

Contamination importante
Nueva investigación que confirma la contaminación de la minera. Nouvelles recherches qui confirment la contamination de la mine

En los últimos días se ha conocido un Informe Técnico Pericial sobre el estado del ecosistema en el río Vis Vis, Complejo Bajo La Alumbrera y las localidades de Vis Vis, Amanao y Andalgalá, producido en agosto de 2008 por el Segemar (Servicio Geológico Minero Nacional), ordenado por el Juzgado federal de Catamarca. Une information ordonée par le juge fédéral de la province de CATAMARCA avec le concours du service géologique national met en lumière l'état de l'écosystème autour du complexe "BAJO DE LUMBRERA"

Los técnicos firmantes del informe, Ferpozzi y Herrero, establecieron que “para la situación evaluada en agosto-noviembre de 2007, en la cuenca inferior y respecto de la línea de base, los sedimentos de corriente fluvial del cauce del río Vis Vis están enriquecidos en Ag (plata), Al (aluminio), As (arsénico), Au (oro), Ba (bario), Be (berilio, Bi (bismuto), Br (bromo), Ca (calcio). Cs (cesio), Cu (cobre), Dy (disprosio), Er (erbio), Ga (galio), Gd (gadolinio), Ho (holmio), Lu (lutecio), Mg (magnesio), Mo (molibdeno), Na (sodio), Nb (niobio), Pb (plomo), Pr (praseodimio), S (azufre), Sb (antimonio), Sr (estroncio), Ta (tantalio), Ti (titanio), Tl (talio), V (vanadio), W (volframio), Zn (cinc), Zr (circonio). Les techniciens auteur des analyses et recherches confirment la présence de METAUX LOURDS (voir ci-dessus) ainsi que de l'Uranium à haute doses. Et la poussière d'Uranium se dissémine jusqu'à TUCUMAN ainsi que par le rio dans la réserve du barrage de RIO HONDO.
Esta asociación de elementos alcalinos, tierras raras, U (Uranio) y Th (torio), en alto grado, se deriva de los silicatos minerales de rocas de composición ácida (Granito de Belén) y de los elementos metálicos (Au, Ag, Cu, Mo) típicos de mineralizaciones tipo pórfido de Cobre y de los sulfuros metálicos hidrotermales que la acompañan.”
Concretamente establece que en la cuenca superior y media del cauce del río Vis Vis, los sedimentos de corriente fluvial están “empobrecidos”.
El informe detalla que el uranio contiene el polvo diseminado por las explosiones en la mina, que cubre los valles cercanos y el uranio contamina a Tucumán, en toda la cuenca del río Salí-Dulce. Y es lo que va quedando también en el dique de cola, que va a aflorar aguas abajo por el río Vis Vis.

26/10/09
Ce qui me donne l'occasion de proposer les photos :
180 000 tonnes de cuivre, et, 600 000 once d'or / an.
La Mine d'or et de cuivre de la LUMBRERA est à ciel ouvert. On attaque une montagne avec des moyens énormes. Voir le shéma. Le minerai brut est envoyé par pipe et par train jusqu'au port  de ROSARIO pour être chargé sur bateaux et traité hors des frontières de l'Argentine.! Il semblerait qu'il y ait eu comme partout "CORRUPTION"!

Michel de Lugos.
Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : entre deux mondes
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