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chasse au lièvre (1)
par Tacanitas
Et oui, Louis, il suffit de faire un petit tour avec le pick up le soir vers 9h, 10Heures avec un tireur à l'arrière. Une affaire d'un bon quart d'heure et le repas du lendemain est trouvé. Ce n'est pas en France qu'on pourrait se permettre une telle fantaisie.
Ce printemps, avec un couple d'amis, nous avons de nouveau parcouru ces pittoresques payasages.
Pour accéder à TAFI DEL VALLE, on doit grimper entre des corniches et des précipices au milieu d'une forêt dense, impénétrable, intacte de toute pénétration.humaine. Sur main gauche, on voit
le torrent débridé
qui vient à notre
rencontre. Côté droit ce sont des parois de roche végétalisées avec au printemps beaucoup de fuschias gigantesques dégoulinants de fleurs écarlates. Le premier monument que nous rencontrons un
guerrier INDIEN.
El INDIO. Il représente la résistence des peuples DIAGUITAS, face aux colons espagnols au XVI ème siècle qui firent marche arrière.
Il faut imaginer à l'époque la petite escouade ibérique avançant péniblement le long de sentiers escarpés, parfois boueux et risquant à chaque instant la chute de rochers. Faire face à ces indiens vivant là depuis des milliers d'années ayant tout intérêt à repousser tout envahisseur au péril de leur vie malgré leur minable "armement"...Rien d'étonnant à voir ces Espagnols rebrousser chemin.
Au début de notre parcours, une Haridelle attend son maître pour retourner à la maison.
Oui, il faut savoir que la Société Argentine est constituée:
- de gens d'aujourd'hui et de gens d'hier.
1) Il y a les modernes de la ville et des campos. La ville normale que nous connaissons avec ses commerçants, ses artisans, les industriels, les hommes d'affaires: notaires, avocats, agents immobiliers Etc
2) Il y a les gens d'hier vivant d'expédients tant à la ville : laveurs de voitures, cireurs de
chaussures, cartonéros, mais également certains font des briquesEtc.
3) Qu'à la campagne vivant de cueillette, de pèche, de chasse et de leur antique élevage de chèvres, de cochons, de volailles et parfois de quelques vaches. Mais certains font aussi du charbon de bois. Bois qui entoure leur ranchito.
On voit comment a été branché l'arrivée du courant électrique. Il vaut mieux éviter les factures pour tout...
Ci-dessous le cireur de chaussures.
Direct du poteau. Pas de facture... pourquoi s'embêter ? C'est vrai pour l'électricité, pour l'eau branchée directement sur le réseau quand il y en a, pour les impôts, les taxes d'habitation Etc.
Et les gens d'hier dans la forêt: Les chèvres ont droit de pâture partout. Il n'y a pas de clôtures qui leur résistent. Et ça pose des problèmes. Alors quand Régis en trouve sur le campo dans les cultures, il les enferment(comme pour le cochon d'ailleurs) dans le CORRAL et fait venir le propriétaire. Le palabre s'engage: "tu les reprends à condition que tu m'apporte un "chivito" ou un "cochon de lait" prêt à griller, samedi prochain" Promesse acquise, promesse tenue.
Le Rancho des paysans "d'hier".
Ceux-ci font du charbon et il faut bien le tranporter à la ville:
Reprenons maintenant notre trajet. TAFI DEL VALLE.
Plus on monte et moins il y aura de végétation.
La suite au prochain article
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