DE CERCA. EVALUA LA RESPUESTA A DISTINTOS NIVELES DE ESTRES
HIDRICO.
El INTA Balcarce acaba de presentar la patente de un robot que ayudará a
obtener variedades de soja más tolerantes a la sequía en el Mercosur. El objetivo de este desarrollo es aumentar la escala y la precisión en la medición de las características físicas de las
plantas –el fenotipo– lo que permite a los investigadores relacionarlas con la constitución genética de cada individuo –el genotipo–, para acelerar la obtención de nuevas variedades mejoradas de
los cultivos.
Este robot, que permite someter a las plantas a una infinidad
de situaciones hídricas, puede simular desde condiciones de exceso de agua hasta sequías extremas, a través de un programa informático que determina la cantidad exacta de agua que se suministra a
cada planta. Estas características se suman a varios aspectos originales, lo cual llevó a que se presentara una patente de obtención, que permita su venta a otras partes del mundo.
Además, esta plataforma mide el crecimiento y la capacidad de
las plantas para no marchitarse mediante el análisis de imágenes digitales estereoscópicas, que son tomadas en forma automática con una frecuencia de hasta una hora.
Especialmente concebida para nuestra región, este adelanto
técnico tiene un costo menor y una mayor sencillez de construcción que otras que cumplen similar función en otros países.
Esta plataforma –desarrollada por los investigadores Luis
Aguirrezábal (UNMP y CONICET) y Gustavo Pereyra Irujo (INTA-CONICET) y un emprendedor privado– es la primera de este tipo en Mercosur y América Latina y tiene el aval técnico de 14 instituciones
de ciencia y tecnología que son propietarias de la patente presentada por la obtención del robot.
La invención fue concebida como una herramienta para el
proyecto BiotecSojaSur –Laboratorio Virtual en el Mercosur, que surgió en 2007 a raíz de una convocatoria del Ministerio de Ciencia, Tecnología e Innovación Productiva de la Nación. Esta
herramienta busca identificar genes nuevos para aprovecharlos en el mejoramiento genético de la soja, obtener nuevas variedades que se defiendan mejor de las enfermedades, utilizar menos
agroquímicos y aprovechar en forma más eficiente el agua –de salud humana y ambiental, económico y energético–.
Un
robot vient d'être mis au point pour tester la résistance hydrique des différentes variétés de soja. Objectif: toujours améliorer et sécuriser la production de soja en
Argentine.
OGM
OGM : N’ayez pas peur !
13 décembre 2010
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ogm : n’ayez pas peur !
À l’occasion de la parution de son nouveau livre OGM : Pas de quoi avoir peur [1] !, Philippe Joudrier, qui a
présidé entre 2006 et 2009 le Comité d’experts spécialisé en biotechnologie, chargé de l’évaluation des OGM pour l’Agence française de sécurité des aliments (Afssa), répond aux questions
d’A&E sur les enjeux des biotechnologies. Il apporte aux lecteurs un éclairage pertinent sur cette nouvelle étape de l’histoire de l’amélioration variétale.
A&E : Vous consacrez une partie significative de votre livre à expliquer l’importance de la création de nouvelles variétés végétales. Quelle en est la raison ?
Philippe Joudrier : Bien connaître l’histoire de la création variétale permet de comprendre pourquoi les biotechnologies s’inscrivent logiquement dans l’histoire de
l’amélioration des plantes. En effet, de nouvelles variétés sont en permanence mises sur le marché, non pas pour faire plaisir aux multinationales, mais parce que les variétés existantes perdent
leurs propriétés initiales ou voient leurs résistances à tel ou tel ravageur contournées, si bien qu’elles ne deviennent plus intéressantes à cultiver. La seule question reste alors de savoir
quelle est la meilleure méthode pour créer une nouvelle variété. Doit-on continuer d’appliquer des méthodes aléatoires, peu précises, longues et peu efficaces ? Ou bien a-t-on le droit d’utiliser
le savoir généré par les découvertes des gènes, des protéines, des mécanismes de régulation de telle ou telle fonction physiologique, en introduisant dans un patrimoine génétique donné le ou les
gènes qui permettent de réaliser tel ou tel caractère, et ce de manière raisonnée et efficace ?
Vous rappelez que les nouvelles variétés obtenues de manière classique ne sont pas évaluées avec autant d’attention que celles issues de la transgenèse. N’est-ce pas
précisément parce qu’elles représentent moins de risques ?
Affirmer cela témoigne d’une grande méconnaissance de l’histoire de l’amélioration des plantes, car il y a eu quelques accidents. D’autre part, décréter que toutes les modifications génétiques
générées par d’autres méthodes que la transgenèse sont sans risques n’est pas conforme à la réalité et ouvre la voie à l’idée selon laquelle seule la transgenèse serait dangereuse !
Dans mon livre, je rappelle qu’un grand nombre d’évènements courants de la vie cellulaire entraînent systématiquement une modification du patrimoine génétique. J’insiste sur le fait qu’il est
impossible de hiérarchiser l’un ou l’autre de ces événements, et que le plus simple (mutation ponctuelle), comme le plus complexe (duplication de génome), peuvent avoir des conséquences très
variables (de nulles à létales pour l’organisme qui en est porteur). Ce qui implique qu’effectuer un simple croisement, base quasi obligatoire de toute méthode de création variétale et/ou passage
obligé, quelle que soit la méthode utilisée, présente autant de risques que créer un OGM. En outre, les méthodes conventionnelles d’amélioration végétales se sont fortement diversifiées et
complexifiées au cours du siècle dernier. Ce qui n’empêche pas les anti-OGM de postuler – en grande partie par ignorance du sujet et sans jamais remettre en cause ce postulat– que ces méthodes ne
comportent aucun risque, et donc que les variétés ainsi développées n’ont pas besoin d’être soumises à l’analyse.
De 2006 à 2009, vous avez présidé le Comité d’experts spécialisé en biotechnologie au sein de l’Afssa. Que retenez-vous de cette expérience ?
Cette présidence m’a permis de découvrir avec acuité les enjeux politiques autour des OGM. J’ai découvert avec stupeur la méconnaissance de nos propres politiques – en tous cas de la plupart
d’entre eux – sur le fonctionnement des agences d’évaluation. Ce qui veut dire que soit ils ne s’en servaient pas, soit – ce qui est encore pire – ils ne leur faisaient pas confiance.
Si les OGM sont vraiment sans risques pour la santé, pourquoi faut-il les évaluer ?
Depuis que les plantes génétiquement modifiées sont cultivées sur de larges surfaces – en progression constante depuis une bonne décennie–, elles ont été consommées par des milliards d’animaux et
d’êtres humains sans qu’on ait pu à ce jour leur imputer le moindre problème. Il n’y a aucune raison pour qu’un OGM devienne automatiquement dangereux à la consommation suite à la transformation
génétique qu’il a subie. Au contraire, ces modifications génétiques sont plus précises et bien mieux maîtrisées que lorsqu’il s’agit de créations conventionnelles. Personnellement, j’estime qu’en
toute logique, toutes les nouvelles variétés – qu’elles soient transgéniques ou conventionnelles– devraient être évaluées selon les mêmes critères.
Dans votre ouvrage, vous abordez la question de la dérive sémantique des mouvements anti-OGM...
En effet, le discours anti-OGM témoigne d’une dérive sémantique permanente. C’est le cas lorsqu’on fait croire que si un animal a mangé une plante génétiquement modifiée, il devient lui-même
transgénique ; ou que si l’on extrait de l’amidon, de l’huile ou du sucre d’une matière première génétiquement modifiée, cet amidon, cette huile ou ce sucre deviennent eux-mêmes génétiquement
modifiés ! Comparons avec l’énergie : il ne viendrait à personne l’idée que l’électricité issue d’une centrale nucléaire est plus dangereuse que celle produite par une centrale thermique
fonctionnant au charbon, au pétrole ou au gaz. L’électricité produite par une centrale nucléaire n’est pas pour autant devenue radioactive ! C’est la même chose pour les plantes génétiquement
modifiées : la seule chose qui soit transgénique, c’est la plante entière, et non pas ses constituants (protéines, lipides, glucides).
[1] OGM : Pas de quoi avoir peur !, Philippe Joudrier,
septembre 2010, Éditions Le Publieur, 19 euros.
Philippe Joudrier rapporte dans les conclusions de son livre à la date de sa parution:
- qu'il faudrait 43 millions d'has supplémentaires mis en culture pour compenser une production équivalente sans les
PGM.
- Que le bénéfice économique du à moins de traitement, à moins de passage dans la culture est évalué selon lui à 44
milliards de dollars.
- qu'actuellement la superficie cummulée des hectares en OGM représente plus de 930 millions d'hectares soit
l'équivalent de 31 années des surfaces arables françaises.
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