Mardi 15 décembre 2009
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PENDANT CE TEMPS A L’AGENCE;
Depuis l’année 77, nous perdons de gros contrats et la concurrence se fait vive. En contre partie, l’année suivante je récupère une grosse affaire chez LMT: Le Comité d’Entreprise. En 86, LMT
fond les plombs et le contrat s’arrête.
J’avais un client BELGE Mr B.. Je ne le connaissais que par les courriers échangés. Il était arrivé de sa Belgique nommé directeur commercial chez Hoecht dans les Tours de la Défense. Je me
disais, il faut faire sa connaissance et je prends rendez-vous. Au cours de nos conversations, il me demande :-« si vous étiez à ma place qu’est-ce que vous feriez ? » ;
-« dites-moi ? » ; -« On veut m’embaucher pour devenir directeur d’une entreprise et on me propose de doubler mon salaire » ; - je lui dis :
« Je voudrais connaître mes limites ». Devenu directeur d’une Société appartenant à PERDRIEL le patron du Nouvel Obs, Il me donne tous les contrats de cette Société, après
consultation et mise en concurrence avec un grand groupe de courtage .Plus tard, il me fait assurer une autre entreprise à BEAUNE ainsi que, par ricochet, tous les assurances pour les
cadres du Nouvel Obs.
Affaire de S. L
En 1987, une opportunité très particulière se présente. Il s’agit dune expropriation. C’est l’affaire de S. L.. .
Je ne connaissais rien en matière d’expropriation. Pourtant je propose d’accompagner dans les démarches pour contrer, assister, conseiller C et Y. Il s’agissait d’une exploitation encore très
largement en friches achetée 2 ans auparavant au nom du fils Y. Une contenance de 70has, le prix d’acquisition avait été de 700.000 Frs. Le PORT AUTONOME de Bordeaux en offre pour l’expropriation
2 ans plus tard 1.400.000Frs
Je fais d’abord nettoyer les alentours des bâtiments, c’est d’ailleurs Régis qui fit ce travail. Puis j’établis un album photos avec légendes pour servir de mémoires. J’obtiens même un
contrat de fortage sous réserve, avec l'entreprise M, qui devint un très bon client en assurances. J’ai compté avoir parcouru pour ce dossier 17000 kilomètres.
Lors du jugement, nous obtenons 2.100.OO0 Frs d’indemnisation. Alors que j’argumentais pour réclamer 12.OOO.OOO. Et subsidiairement, je réclamais leur réinstallation sur une ferme plus grande
vers ALBI dont l’achat s’élèverait à 6000 000 de Frs. Nous faisons appel et, je fais un recommandé pour rappeler que le juge avait oublié d’indemniser une culture en terre, en l’occurrence
un semis de colza. Cet élément c’était le grain de sable qui a bloqué le processus d’expropriation. En effet, l’appel n’est pas suspensif de l’expropriation proprement dite. Mais avec ce grain de
sable la procédure tombait à l‘eau.
Le port autonome convoque les D S L à une réunion en vue de trouver un compromis à l’amiable. J’avertis mes « clients » de s’armer de patience et de se prémunir contre la faim, car
la partie risquait de se jouer à l’usure.
Ce fut la négociation la plus dure, la plus belle et, aussi quelque part la plus décevante que j’aie jamais vécue. Nous réussissons à obtenir une indemnité de 4.800.000Fr.
Les de S L m’ont honnêtement récompensé pour cette aide. J’avais un engagement du même montant avec un particulier. Je suis allé lui proposer de le rembourser. Il a refusé au motif que le
prêt était consenti pour 10 ans. Il n’y en avait que 4 ans d’écoulés. C’est en 94 que nous avons pu effectuer le remboursement.
C’est avec le reliquat de ce placement et la vente de mon portefeuille que j’ai acheté le campo en Argentine.
Pourquoi une déception?
1)- parce que j’appris par la suite que les politiques avaient accordé d’aller jusqu’à 6.000.000Fr.
2)- et surtout parce que Y, le fils de S L n’a pas été correct vis-à-vis de ses parents, lesquels ont longtemps éprouvé de
grosses difficultés.
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