Biotechnologie

Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 07:09
A EXPANSION DE LA TECNOLOGIA ARGENTINA: MAQUINARIA Y SIEMBRA DIRECTA, EN LA FERIA DE HANNOVER.

Alemania, celeste y blanca

Casi 40 fabricantes, expertos de Aapresid, el INTA, y muchos más coparon Agritechnica, junto a Expoagro.

Juan B. Raggio. Hannover. Alemania. ENVIADO ESPECIAL
Especial para Clarin Rural

La misión de Expoagro en Alemania, en el marco de Agritechnica, en Hannover, la ciudad de las grandes exposiciones en este país, puede ser considerada un éxito, si se tienen en cuenta algunos logros que marcan la actividad desarrollada.

La presentación a la prensa internacional sobre "Argentina: nuevas perspectivas y estrategias para el mercado agrícola global", desarrollada el martes al mediodía, contó con la presencia de periodistas de varios lugares de Europa.

Allí, Mario Bragachini, del INTA, comentó que si se compara la cantidad de periodistas y medios que concurrieron a esta reunión con la que lo hizo en 2007, la relación es de 7 a 1. "El interés creció en esa proporción", afirmó el especialista.
Les entreprises et l'association Aapresid d'ARGENTINE exposent leur technologie spécifique "DU SEMIS DIRECT" à HANNOVRE , la plus importante plateforme du marché Européen. 
La conferencia contó con las presentaciones de Guillermo Nielsen, embajador argentino en Alemania, quien resaltó que en una población mundial en crecimiento, con una necesidad creciente de alimentos y agua, la Argentina tiene un sistema productivo que es de gran utilidad para el planeta.

Par Tacanitas - Publié dans : Biotechnologie - Communauté : Pro OGM
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 06:44
Après la parution d'un article dans le courrier des lecteurs de la France Agricole par un quidam se prévalant d'être "INGENIEUR en agriculture",
Voici quelques nouvelle à ce sujet:

Brésil, Chine et Inde : des pays à la pointe des biotechnologies

Selon une interview menée auprès des leaders du secteur, le Brésil, la Chine et l’Inde font partie des pays à la pointe des biotechnologies qui lancent actuellement de nouveaux projets capables de rivaliser avec ceux des Etats-Unis.

Ainsi le Brésil se spécialise dans les biotechnologies végétales : Belo Horizonte, São Paulo, et Rio de Janeiro ont été identifiées comme les villes les plus porteuses du Brésil.

La Chine a annoncé comme une priorité, le développement d’une industrie biotech très active. Plusieurs parcs dédiés aux biotechnologies sont en train d’émerger. Shanghai et Pékin accueillent les plus grandes zone dédiées regroupant des entreprises de biotechnologies.

Concernant l’Inde, les prévisions à deux –trois ans font état de la création de 27 technopôles biotechnologiques via des partenariats publics/ privés.

jeudi 2 juillet 2009 à 16:36 :: Cultures OGM dans le monde

le gouvernement danois demande une accélération des autorisations d’OGM

03 07 2009

La ministre danoise de l'Agriculture, Eva Kjær Hansen, a récemment déclaré que la procédure européenne d'autorisation des produits génétiquement modifiés devait être accélérée. Elle a insisté sur les bénéfices apportés par les cultures transgéniques dans l’évolution vers une agriculture durable. Elle déplore la lenteur du processus d'approbation des OGM et son impact négatif sur la recherche et l'innovation. Ainsi, elle déplore la lenteur du processus d'approbation des OGM et son impact négatif sur la recherche et l'innovation. Ce fardeau administratif est à l’origine d’une perte de compétitivité du secteur agricole dans l'UE. "Les OGM sont une chose que nous devons également avoir au Danemark afin que notre agriculture reste compétitive”, a ajouté son porte-parole Knud Kristensen.

les cultures d'OGM en hausse aux Etats Unis en 2009

03 07 2009

Le ministère de l'agriculture américain (l'USDA) a publié le 1er juillet les surfaces d'OGM semées en 2009 aux Etats Unis. Le soja OGM représente 91% des surfaces, le coton OGM: 88 % et les surfaces de maïs OGM atteignent cette année 85% des surfaces totales de maïs.

voir : http://www.gmo-compass.org/eng/news/452.docu.html

Notre réponse:

Rubrique : courrier des lecteurs de la France Agricole

 

Réponse sur « OGM et Pays émergeants » de Marc LEFEBVRE. Lettre parue le 2/10/09

Les   ETOURNEAUX

Je prends l’image d’un vol d’étourneaux s’abattant  bruyamment (comme une dictature) sur  nos  arbres fruitiers et notre vigne quand le raisin est à peine mur. Laissant, derrière leur « prestation » la désolation comme Une FIN du MONDE.

Nous sommes envahis par ces oiseaux de mauvais augures qui endoctrinent nos générations comme le faisaient les dialecticiens marxistes pendant des décennies. Au lieu de drapeaux et de livres  rouges, ces derniers propagent la couleur  vert de gris et piaillent comme ces étourneaux pour annoncer la FIN du monde.  Dans le même France Agricole, Yvon Herry nous indique dans son éditorial que LES FERMERS AMERICAINS utilisent les OGM pour lutter contre la chrysomèle.

Evidemment que les OGM répondent à ce fléau depuis le début de son apparition. Tout comme ils répondent à l’invasion de la sésamie et favorisent la faisabilité du SEMIS DIRECT.
Il est difficile de laisser dire à Mr LEFEBVRE :-«  Quand on  connaît la misère noire dans laquelle sont plongés les utilisateurs d’OGM » en parlant des Argentins, des Indiens, des Brésiliens Etc. Ces pays subtropicaux utilisent massivement les OGM. qui sont devenus incontournables. C’est une culture plus respectueuse, plus biologiques, plus rentable que les méthodes avec semences traditionnelles. Mais, voilà, aucun semencier Français n’y est favorable incapables qu’ils sont  de proposer et  concevoir des variétés OGM. Ils  manquent de moyens.

Comme la nomenklatura rouge nous annonçait le PARADIS de la dictature du prolétariat, dont chacun a bien compris l’échec longtemps après, les Hulot, Seralini, Robin, Bove, ARTE  et consorts  veulent aussi nous entraîner par une propagande mensongère vers la décadence, vers une parité très défavorable pour l’Europe dans le marché mondial. Lequel marché mondial est aussi incontournable que les biotechnologies.

Lire et Voir « du téosinte au maïs transgénique » Ici en tête du blog..

Notre petite fille en Argentine. Les OGM l'ont faite grandir en malice. 

 

Par Tacanitas - Publié dans : Biotechnologie - Communauté : Pro OGM
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 21:31

Voir article plus haut en Espagnol. Beaucoup d'explications nous sont données ICI.

Lettre de Claude

Michel,

malgré mes certitudes affichées sur les blogs je suis quelquefois saisi d’un doute, et j’avais un grand besoin de le dissiper .

En premier j’ai visité le stand  du SAS ? Laboratoire d’analyses de sol basé à Ardon dans le Loiret . Je connais bien ce laboratoire et sa réputation de sérieux pour lui avoir adressé de nombreux échantillons lorsqu’il était à Gargenville en Yvelines . J’ai demandé au technicien si dans leurs activités, ils avaient constaté une baisse de fertilité des sols agricoles comme on nous le rabâche dans les média, et comme l’affirme l’agronome en rupture de ban Bourguignon . 

Il m’a assuré que les terres bien cultivées, ou les résidus de récoltes étaient régulièrement restitués, il n’y avait pas de baisse de fertilité, ni de disparition de l’humus, même en l’absence d’animaux .

Au stand  Tessenderlo Group Fertilizer, une société belge qui commercialise des engrais potassiques, et surtout des sulfates de potasse, le technicien m’a affirmé qu’il n’avait aucune crainte pour son activité, que les tonnages étaient constants, et qu’il ne voyait pas un développement de l’agriculture biologique …..

Sur le stand de l’école d’agriculture de «  La Touche »  de Ploërmel , Il m’a été assuré que les programmes d’enseignements étaient peu différents que par le passé, et que la spécialisation en agriculture biologique était peu présente .

Le plus intéressant, et porteur d’avenir est ce que j’ai découvert c’est lors de la conférence    «  Produire plus et mieux : Rêve ou nécessité ? Le challenge de l’agriculture écologiquement intensive »  Cette conférence était en partenariat avec la coopérative Terrena ex coopérative Cana d’Ancenis .

En préambule le constat : la population mondiale augmentera régulièrement pour atteindre 9 milliards d’individus vers les années 2050, et il faudra les nourrir. Il faudra donc une parfaite utilisation de la surface agricole, et veiller à limiter les conséquences environnementales de l’intensification . Par ailleurs le renchérissement des produits pétroliers, aura une incidence considérable sur le prix des engrais et incitera à limiter l’utilisation.

Pour tous les participants, ce doublement obligatoire de la production de produits alimentaires passe  par la création de variétés nouvelles productives, pouvant supporter les aléas climatiques, et peut-être les conséquences du réchauffement climatique. Personne ne prononce le mot tabou d’OGM, mais les biotechnologies sont évoquées

Divers interlocuteurs avancent  des pistes pour limiter l’usage des fongicides et engrais azotés, ils préconisent de semer des mélanges de variétés et aussi de associations cultures comme une céréales et une légumineuses…. C’est séduisant comme schéma, mais probablement plus complexe à mettre en œuvre, lorsqu’il faudra faire corréler les maturités les divers  des plantes  .

La partie écologie insiste sur l’entretien et la bonne conservation des sol . La couche arable est un milieu à activité microbiologique intense,  et les gros travaux comme le labour, ou le travail profond perturbe ce bon équilibre, c’est pourquoi dans la mesure du possible il est conseillé d’alterner labour et culture sans labour . Cette attention sur ce milieu vivant qui et le sol nous conduit naturellement à une autre piste qui est expérimentée par TERRENA  et qui m’a immédiatement interpellé y s’agit des MYCORHIZES …( définition : association symbiotique en général à bénéfice mutuel en un champignon et la racine d’une plante) Grâce aux travaux de recherche sur les OGM   le séquencage du génome de certaines espèces a permit de mieux  appréhender le rôle  et le fonctionnement de ces champignons microscopiques ; leur rôle dans l’absorption des nutriments et aussi parfois de leur rôle de protection par rapport à différentes maladies

Le laboratoire AGRAUXINE basé en bretagne et qui travaille sous licence de l’INRA à réussi a produire différents Mycorhizes en laboratoire Il utilise des plants de sorgho auxquels il fait subir un stress important . Par réaction et demande de la plante les Mycorhizes se développent abondamment  (voir résumé documentaire ci-dessous)

 

Histoire de la mycorhization et génétique [modifier]

Les études génomiques récentes laissent penser que la mycorhization arbusculaire, la plus courante, associant des végétaux supérieurs et des champignons du groupe des Glomus (courants sur toute la planète) date d'au moins 400 millions d'années. Elle concerne aujourdh'ui 80% des plantes terrestres et est associée à un programme génétique qui semble particulièrement stable, peut-être inchangé depuis des millions d'années, qu'on retrouve notamment chez beaucoup de légumineuses telles que haricot, pois, soja qui produisent le même type de nodosités symbiotiques fixatrices d'azote gazeux. L'étude du séquencage génétique déterminant la nature intra- ou extracellulaire des échanges de matière (qui conditionne leur quantité et leur qualité) a permis d'éclairer les mécanismes d'interactions en jeu.
Les fabricants d'OGM pourraient chercher à commercialiser les séquences codantes permettant cette symbiose, qui pourrait permettre à d'autres cultures de se passer d'engrais chimiques azotés[1].

Selon l’Encyclopédie Canadienne    www.thecanadianeencyclopédia.com  Effets bénéfiques de l'association

 

La mycorhize augmenterait la capacité de la plante à absorber le phosphore, l'azote et autres minéraux. On croit que la mycorhize à arbuscules utilise les sources inorganiques d'azote. L'ectomycorhize, capable d'assimiler les formes plus complexes d'azote, serait en compétition avec les micro-organismes du sol pour soutirer l'azote emprisonné dans la couverture de feuilles mortes. Les mycorhizes de l'orchidée et de la bruyère sont probablement les plus efficaces dans l'extraction des composés azotés complexes.

Applications

Partout dans le monde, des chercheurs en foresterie et en agriculture mènent des études sur les mycorhizes. Les semis d'arbres inoculés avec des champignons ectomycorhiziens ont montré une augmentation du taux de survie et de croissance, et cette pratique pourrait se révéler encore plus efficace dans les régions à faible niveau de mycorhize naturelle.

L'inoculum ectomycorhizien est maintenant commercialisé et offre un choix de champignons répondant à des besoins sylvicoles particuliers. La manipulation de mycorhizes à arbuscules en pratique agricole donne des résultats très prometteurs et elle pourrait réduire l'utilisation des engrais. Cependant, l'incapacité à cultiver en laboratoire des champignons endomycorhiziens empêche actuellement de produire des quantités suffisantes d'inoculum.

Auteur DAVID MALLOCH

 

Les Mycorhizes seraient efficaces contre la maladie de la vigne « ESCA » qui n’était contrôlé jusqu'à maintenant par des produits arsenicaux interdits depuis 2002 . Voir la manifestation des vignerons du Gers Jeudi 11 Septembre pour réclamer le retour des produits interdits  . ( Députés socialistes en tête)

 

A bientôt pour parler de ce sujet

 

Amicalement

Claude

Par Tacanitas - Publié dans : Biotechnologie - Communauté : Le monde paysan
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 21:50

Argumentaire de l'Union Rationaliste sur les OGM

Le 4  fevrier 2009

 

1. Seules les plantes inquiètent
Les “ organismes génétiquement modifiés ” ne provoquent les foudres de l’écologisme que lorsqu’il s’agit de plantes, les plantes génétiquement modifiées ou PGM, parce que susceptibles de finir dans notre assiette ou de nourrir les animaux que nous mangeons. Les levures ou les bactéries génétiquement modifiées qui ne quittent pas les confinements des laboratoires ou des fermenteurs d’usine ne font pas peur. Les dérivés alimentaires du maïs GM (lécithines pour sauces) ou du colza GM (huile de table) n’inquiètent pas non plus. [1] Notons au passage l’extraordinaire progrès que les OGM ont fait faire à la pharmacie (insuline humaine qui a remplacé les insulines animales extractives ; hormone de croissance humaine qu’il n’a plus été nécessaire d’extraire des hypophyses de cadavres avec le risque d’inoculation de la maladie de Creutzfeld-Jacob, etc. etc.).

2. La manipulation génétique
La manipulation génétique est le couper-coller d’un fragment d’ADN d’une cellule dans une autre. Elle se produit en permanence dans la nature qui pratique un brassage constant des ADN à l’intérieur des espèces, voire entre les espèces : les bactéries s’échangent entre elles les gènes de résistance à un antibiotique ; les virus à ARN introduisent leur génome dans celui des cellules qu’ils infectent, animales ou végétales. Quand ces cellules sont germinales, la modification est transmissible aux descendants et il s’agit probablement là d’un des facteurs de l’évolution des espèces. Les modifications génétiques effectuées par l’homme sont peu de choses dans le brassage permanent que la nature fait subir aux millions d’espèces vivantes qu’elle a créées. Sur la photo, c'est ma petite fille Juliette entrain de "manipuler et croquer du maïs OGM

Ici, ma petite fille Juliette tenant et grignotant des épis de maïs OGM.
3. Le caractère « naturel » de la manipulation génétique
La nature n’a pas besoin de microscopes ni de rayon laser pour pratiquer ses couper-coller mais elle utilise des enzymes et ce sont ces mêmes enzymes que l’homme emploie. Des erreurs sont possibles dans les deux cas : la nature n’est pas avare d’aberrations chromosomiques et de monstres divers Le caractère irréversible des modifications génétiques doit être relativisé en tenant compte de la durabilité des variétés créées, très variable selon que la modification leur aura conféré un avantage ou un handicap vis à vis des autres variétés. Dans la nature, il se détruit autant de variétés ou même d’espèces qu’il ne s’en crée. En cas d’avantage, la nouvelle variété ne fait pas forcément disparaître les autres pour autant. Les espèces et variétés végétales créées par l’homme n’ont pas fait s'éteindre les espèces sauvages dont elles sont issues. Bien plus, ces espèces sélectionnées depuis des millénaires et donc génétiquement modifiées par l’homme cesseraient d’exister dans bien des cas si l’homme arrêtait de les cultiver parce que ce qui constitue un avantage pour l’homme peut devenir un handicap pour elles dans la nature.

4. L’universalité de l’ADN
La structure chimique de la molécule d’ADN, support des gènes, est rigoureusement identique dans toutes les espèces, du virus à l’homme ; c’est une très longue chaîne formée de l’empilement des mêmes quatre unités élémentaires dont seul l’agencement varie pour constituer les gènes. Les gènes diffèrent d’une espèce à l’autre mais dans une proportion très relative : l’homme a 40% de gènes homologues avec la banane et 50% avec le cafard, 99% avec le chimpanzé etc. Les fragments d’ADN coupés-collés ne se distinguent pas des autres. Il est impossible de reconnaître un OGM d’un non OGM si l’on ignore à l’avance le ou les gènes qui ont été transférés et dont la présence ou l’absence permettra seule de savoir si l’on a affaire à l’organisme d’origine ou à celui qui a été modifié.
Il n’y a pas une entité OGM mais autant d’OGM que de gènes transférés et ce qui est vrai de l’un ne peut pas être inféré aux autres. Une PGM n’est qu’une nouvelle variété végétale parmi les autres.

5. Les modifications du génome
La technique du transfert de gènes traduit un progrès considérable en matière de biologie moléculaire mais elle ne constitue pas une véritable révolution. Il y a longtemps que l’homme sait modifier le génome des espèces animales ou végétales qu’il veut domestiquer. Il le fait par la sélection de nouvelles races ou variétés dans l’élevage et la culture. Le résultat est le même que par transfert de gènes mais l’opération prend beaucoup plus de temps. Plus récemment, l’homme a appris à provoquer des mutations, par exemple par l’exposition des cellules à des rayonnements divers, au lieu de les attendre de la nature. Il existe ainsi au moins 2500 variétés de plantes mutées, cultivées et consommées régulièrement alors que l’on ne connaît rien d’elles sinon qu’elles répondent à nos besoins. La création de mutations opère totalement à l’aveugle alors que le transfert de gènes réalise des modifications génétiques avec beaucoup plus de précision et de diversité.

6. Les ratés de la technique
La précision de la technique n’est, cependant, pas parfaite. On n’est pas assuré à 100% que le couper-coller se fera au bon endroit sur la molécule d’ADN. Il faut vérifier le succès de la manœuvre en cultivant les plantes modifiées et en ne conservant que celles qui correspondent au projet.

7. La digestion de l’ADN
Le devenir digestif des molécules d’ADN est celui de la matière organique alimentaire : elles sont dégradées en leurs éléments constitutifs qui sont réutilisés pour synthétiser notre ADN et nos protéines. S’il arrive que des fragments d’ADN échappent à la dégradation enzymatique et parviennent à franchir la barrière intestinale, ils ne sont pas devenus des virus pour autant et ils n’ont que très peu de chance de pénétrer dans une cellule et aucune d’y faire exprimer le programme génétique dont ils pourraient être porteurs. La ration alimentaire quotidienne contient des millions de gènes d’origine animale, végétale ou bactérienne ; aucun d’eux ne s’exprime dans les organismes qui les ont absorbés. [2] La consommation de poulets ou de salades n’a jamais fait pousser de plumes ni verdir la peau. La consommation de maïs modifié pour faire sécréter par la plante un pesticide naturel contre la pyrale ne provoque aucune fabrication de pesticide par l’homme ou les animaux qui consomment ce maïs.

8. Les dangers des PGM
Il n’y a pas de dangers spécifiques des PGM, communs à l’ensemble de ces plantes. Quelques unes se sont révélées potentiellement dangereuses du fait de la modification génétique dont elles étaient porteuses. Elles ont alors été retirées par les expérimentateurs avant même d’être soumises à leur évaluation par les commissions d’experts et elles n’ont donc jamais été proposées pour une mise sur le marché. Dans un cas, une herbe sauvage génétiquement modifiée a été retirée du marché. Les autres PGM ne présentent aucun danger connu. Il est impropre d’utiliser à leur égard le terme de contamination pour désigner la transmission éventuelle du gène dont elles sont porteuses à d’autres plantes de leur environnement ; le terme, déjà chargé, de dissémination suffit.

9. Les risques des PGM
La certitude de l’innocuité d’une modification génétique ne peut pas être attendue des seuls tests de laboratoire. Quels que soient le nombre et la qualité des expérimentations réalisées et la durée des observations, il arrivera toujours un moment où, comme pour le médicament, il deviendra nécessaire d’élargir le champ d’observation à la “ vraie grandeur ”. Pour le médicament, c’est la phase IV des essais thérapeutiques, postérieure à l’AMM (autorisation de mise sur le marché) et destinée à détecter les effets rares qui pourraient apparaître et que les tests précédents n’ont pas pu déceler. Elle se fait sous la protection de la pharmacovigilance qui relève tous les incidents liés aux médicaments.
Avec plus de 100 millions d’hectares cultivés dans le monde et leur consommation par des centaines de millions d’animaux depuis 10 ans, on peut considérer que les PGM commercialisés ne comportent pas de risque alimentaires. Il faut certainement se préoccuper des procédures de vigilance mises en place mais ce serait un retour en arrière pénalisant pour le progrès que d’exiger le retrait des PGM pour les soumettre à de nouvelles batteries de tests en laboratoire dont aucune, de plus, ne peut être complètement conclusive. Ce fait n’est pas nouveau. Comme pour tous les végétaux consommés, un doute demeurera toujours sur d’éventuels effets à long terme. Il a fallu des siècles pour découvrir la nocivité du tabac.

10. La relativité des risques
L’autorisation de mise sur le marché d’une molécule nouvelle comporte toujours un certain risque. Pour les médicaments, ce risque est calculé en fonction du “ service médical rendu ” par le médicament selon son utilité c’est à dire la gravité des maladies qu’il soigne, son efficacité et de sa tolérance par rapport aux autres manières de soigner ces maladies, de ses rapports bénéfice/risques et coût/efficacité. Il peut en aller de même pour les PGM : un risque d’allergie alimentaire peut être largement compensé par les services rendus à l’environnement, par exemple par la suppression de l’emploi de pesticides dont on découvre les effets néfastes sur la santé animale et humaine ou par l’inutilité des engrais.

11. Moratoire et principe de précaution
Le principe de précaution qui s’impose à la recherche ne peut pas signifier l’abstention jusqu’au risque 0. Ce serait sacrifier toute recherche scientifique à la chimère du risque 0 qui n’est pas réaliste et faire fi des fléaux que la recherche vise à combattre et qui réclament, souvent dans l’urgence, toutes les ressources dont on dispose. La sous-alimentation ou les famines, les maladies endémiques et les épidémies sont loin d’être éradiquées de la planète ; l’eau est souvent rare et polluée et on s’attend à en manquer de plus en plus. La raréfaction des terres arables va donner une importance croissante aux PGM adaptées aux climats secs et arides ou aux sols salés ou marécageux. Le riz doré enrichi en vitamine A pourra prévenir la cécité par avitaminose et épargner la vue de millions d’enfants du Sud-Est asiatique. Les PGM capables de produire des hydrocarbures constitueront sans doute une des meilleures sources d’énergie renouvelable et sans détourner de leur finalité alimentaire les cultures de blé ou de colza. etc. Le principe de précaution appliqué aux OGM à travers les instances de contrôle et d’évaluation des risques suit déjà les procédures appliquées en cas de risque potentiellement élevé, ce qui n’est manifestement pas le cas des OGM actuels.

12. Économie
L’argument économique souvent évoqué contre les PGM ne manque pas de surprendre : on reproche aux firmes qui les fabriquent et les commercialisent d’être des multinationales à la recherche de profits et de situations de monopole. On peut en dire autant de l’informatique, de la pharmacie ou de la plupart des activités industrielles. Les mœurs industrielles et commerciales mondiales demandent sans doute à être régulées mais leur déontologie a peu à voir avec la nature de leur production.
Intervient aussi la politique des semences pour protéger le savoir-faire des firmes et rémunérer leur recherche : les agriculteurs s’engagent à racheter les semences chaque année. En réalité, il en va déjà de même avec les semences hybrides qui constituent la majorité des cultures en Occident et qui ne peuvent être replantées sous peine de voir réapparaître les espèces mères de ces hybrides. Il suffit, pour l’agriculteur, que le surcoût de l’achat des semences des PGM soit compensé par la plus-value qu’elles lui permettront d’obtenir. Les surcoûts des semences OGM est loin de rebuter les utilisateurs des pays pauvres puisque 95% des agriculteurs qui utilisent des OGM sont dans les pays pauvres et que ce mouvement s’accentue d’année en année.

13. Démocratie
L’appel à la démocratie traduit la peur d’influences occultes sur les décideurs publics à propos des PGM. Le manque d’informations assimilables par le public est patent. La diffusion d’une information objective pourrait être confiée au Comité national des débats publics pour qu’il coordonne au niveau national une campagne analogue à celles qu’il organise dans les régions pour obtenir du public un ‘consentement éclairé’ aux mesures prises ou à prendre.

En somme, loin de constituer un accès impie à l’intimité sacrée de la nature laissant craindre les pires dérèglements de la part de cet apprenti sorcier que l’homme peut devenir, la maîtrise de la modification du génome n’est qu’une étape après et avant beaucoup d’autres sur la voie de la connaissance des lois de la nature, connaissance qui ne peut qu’aider, au bout du compte, à utiliser ces lois avec plus de finesse, d’intelligence et de respect pour le plus grand bien de l’humanité.

[1] C’est le cas pour les amylases produites par des levures génétiquement modifiées, qui participent à la maturation des pâtes à pain et à gâteau et qui sont résistantes à la chaleur pendant la cuisson.

[2] Des études dont les résultats sont convergents ont montré que les rares gènes qui arrivent à pénétrer dans les cellules sont trop fragmentés pour être fonctionnels et ils ne s’intègrent pas dans les chromosomes des cellules en question.

 

Par Tacanitas - Publié dans : Biotechnologie - Communauté : Pro OGM
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