Il y a d'un côté les écolos utilisant des arguments équivoques et souvent éxagérés, mensonger à 80%. Et les avantages indéniables
de l'agriculture productiviste (raisonnée) qui s'appuie sur la science et qui permettra de nourrir la planète encore longtemps.
"DOSSIER"
Réflexion sur
le film de Coline Serreau ci-dessus en vidéo(analyse de Claude BESNARD qui répond à Marie Gabrielle)
On ne peut
pas classer en documentaire c’est un film militant qui est faitpour choquer, interpeller les spectateurs, en faisant, et c'est dommage, une
généralité auprès d'un grand public qui a déjà parfois beaucoup d'a priori sur l'agriculture. C’est un témoignage à charge donc, où seuls les prédicateurs du bio, anti agriculture
productive, sont invités à s'exprimer, sans laisser la place aux agriculteurs eux-mêmes ou aux scientifiques qui proposent des solutions différentes pour relever ce défi de nourrir une population
qui pourra atteindre 9 milliards d’individus a l’horizon 2050, ce qui
nécessitera d’accroître la production alimentaire de 70% selon les experts . . Car pour qui veut parler objectivement d’agriculture, le minimum de rigueur serait que les acteurs des différentes
filières puissent donner la justification de leur choix.Je
pense à Michel Griffon, Philippe Chamin, Gérard Kafadaroff, Parmentier etc …pour ne citer que les plus modérés .
Ce film catastrophe est dans le même fil que celui de Jean
Paul JAUD « Nos enfants nous accuseront » du’ « Le Livre noir de l’agriculture »
Isabelle Sapora et de la très médiatisée émission de Marie Monique Robin sur Atre « Notre poison quotidien » finalement, rien n’a changé.
AvecSolutionslocales…Coline Serreau ne donne pas dans la dentellec’est toujours aussi manichéen, avec, dans le rôle des
méchants, les semenciers, l’agrochimie, les multinationales, et dans celui des gentils, les AMAP, les agriculteurs bio, les militants écolos,
La liste des intervenants qu’elle a sélectionnés ne laissait aucune place à la nuance et à une analyse
rationnelle des désordres qui affligent ce pauvre monde . Citons entre autres :
Vandana Shiva, militante anti-OGM pour qui (c'est elle qui parle: )« la science moderne n'est ni plus ni moins que la science occidentale,
c'est-à-dire une catégorie particulière d'ethnoscience »
Pierre Rabhi,qui a
une relation mystique avec la terre.agro
biologiste, apôtre de la « simplicité volontaire » et du«
retour à une nécessaire frugalité »Il prône la décroissance
démographique .; « diminuer graduellement la population mondiale jusqu’au niveau où elle peut être nourri par une agriculture organique »
Serge Latouche,théoricien de la
décroissance, qui dénonce l’ « ethnocentrisme du
développement » et la faute de goût qui consiste à vouloir
« construire des écoles, des centres de soins, des réseaux d’eau potable et retrouver une autonomie
alimentaire » dans les pays en développement (Le Monde diplomatique, Novembre 2003).
-Les militants anti-pesticides
Philippe Desbrosses, qui justifie la nécessité de l’agriculture biologique en invoquant des raisons quasi-religieuses il se défini
lui-même : « Tout mon parcours est émaillé de cette recherche mystique et spirituelle que je n’ai jamais dévoilé »En disciple de Rudolph Steiner il affirme que « Chaque intervention de l’agriculteur est renforcé
positivement ou négativement selon l’heure et les configurationsplanétaires . La plante reçoit les forces ou les faiblesse des musiques célestes du moment «
Lydia et Claude
Bourguignon,l’ingénieurs agronomes, grands annonciateurs de la mort des sols, qui considèrent pour leur part que« la seule chose qui puisse sauver l’humanité des grandes catastrophes, c’est
l’agriculture biologique et la biodynamie ». Claude Bourguignon dit« à l’heure actuelle la seule et uniquesolution pour le Tiers-Monde est l’agriculture biodynamique.
Mon point de vue scientifique sur l’agriculture biodynamique c’est que d’évidence c’est spécial. Les préparations biodynamiques font plus penser à des grimoires médiévaux de recettes de
sorcellerie qu’à de la science propre. Et pourtant, j’ai étudié quelques préparations et il y en a qui m’ont totalement époustouflé. En particulier la préparation de bouses de cornes.
La bouse de cornes au microscope c’est hallucinant ce que cela peut entretenir comme vie microbienne ! Or, normalement, dans la bouse de vache il n’y a pas grand chose. Et Steiner lui nous
fait enterrer une corne de génisse à la St Michel, puis la déterrer à la St Jean. C’est carrément de la sorcellerie du Moyen-Age. Ou d’antiques connaissances, d’anciennes sciences de la nature.
Et ensuite ce qui est hallucinant, c’est le résultat. Qu’est-ce qui se passe ? Je n’en sais rien du tout. Je ne sais pas quel type d’énergie touche la biodynamie mais en tant que
scientifique je me garde bien d’en rire. Je dis simplement que je n’ai pas d’explication »
Anciens ingénieurs à l’INRA ils disent avoir démissionné. Certaines sources parlent de
licenciement ?
Dominique Guillet,gourou de l’association Kokopelli, qui commercialise des semences anciennes dans des conditions douteuses car non
inscrites au catalogue Européen.cet adepte de la Terre nourricière expliquait dans son
« mot du président » de novembre 2008, « si nous souhaitons redonner à Kokopelli son apanage, à savoir ce phallus proéminent, ce n’est pas pour réchauffer le vieux ragoût à la sauce patriarcale, car cela fait sept mille ans que la biosphère s’étiole et que l’humanité se meurt sous les assauts du patriarcat et
de l’agressivité mâle. » Il est donc temps que le pouvoir soit confié à la gent féminine, seule capable de défendre Gaïa des agressions des mercenaires phallocrates.
Ces intervenants se sont tous plus ou moins inspiré des théories de Teddy
Goldsmith qui écrivait dans l’Écologiste n° 8 octobre 2002.« Si nous voulons survivre sur cette planète, il faut nous inspirer des sociétés traditionnelles : vivre dans des villages presque autosuffisants, se consacrant à la
production de leur propre nourriture et à la manufacture d’objets techniquement simples »
Voilà pour la biographie succincte des principaux
intervenants
Il n’est pas possible d’analyser tous les sujets abordés en 2 heures par le réalisateur, je vais
simplement évoquer quelques sujets ou je pense découvrir certaines inexactitudes .
Le désordre global
Ce film cherche à prouver , que la société capitaliste industrielle à échafaudé un plan machiavélique visant à provoquer l’exode rural et l’extermination des petits paysans en les contraignants a utiliser des intrants mortifères dont ils
s’affranchissaient jusque là , dans le seul but de faire tourner leurs industries et à leur seul profit .
Voilà ce qui est annoncé dans le préambule ( Il
s’agit de la 1 ére guerre mondiale)
"A la fin de la guerre, partout dans le monde, surtout
en Amérique et en Europe, il y avait des stocks d’explosifs, des gaz et des tanks. La guerre était finie, il n’y avait plus personne à tuer. Alors avec les explosifs ils ont fait des nitrates
agricoles, avec les gaz moutarde ils ont fait des pesticides, et avec les tanks ils ont fait des tracteurs !... Eradiquer la paysannerie qu’ils avaient déjà commencé à massacrer dans les
tranchées en 14 où ils ont mis ensemble, l’un contre l’autre, les paysans allemands et les paysans français qui n’avaient rien les uns contre les autres…"
C’est un raccourci un peu simpliste, car la protection des cultures
comme les recherches sur la fertilisation ont débuté bien avant cette guerre
Jean Boulaine de l’académie
d’Agriculture nous apprend dans son étude « Quatre siècles de fertilisation » que entre 1600 et 1840 de grands savants ont exploré les problèmes de fertilisation . En 1781
François Mustel membre de la société d’agriculture conseillait de restituer à la terre les éléments nutritifs qui lui ont été ôté
. « Le retour des fumiers ne suffit pas et on sait maintenant que l’altération des roches sous-jacentes ou les apports de poussière sont très insuffisants. Il faut fournir aux
cultures des engrais complémentaires pour compenser les pertes » La fertilisation a fait, des miracles . En France, le
rendement en blé tendre est passé de 9 quintaux l’hectare il y a deux siècles ( Lavoisier 1792) à 69 quintaux en 1991 . C’est en 1818, que l’anglais
James Murray fabrique le premier Superphosphate.A partir des années 1850, l'industrie du
charbon parvint à extraire l'ammoniac comme sous-produit lors de la fabrication du coke : elle fut le plus important producteur d'ammoniac avant la mise au point du procédé Haber-Bosch, moins
coûteux[]. C'est en 1909 que Fritz Haber, avec l'aide de Robert le Rossignol[compléta la mise au point d'un prototype de laboratoire qui mettait en lumière les principes de ce qui est appelé
le « procédé Haber ». Pour produire une quantité significative d'ammoniac selon l'équation chimique à l'équilibre : La société BASF, a acquis les droits sur le procédé en 1908
Comme quoi
l’utilité d’une fertilisation azotée existait bien avant que les stocks d’explosifs fussent disponibles
Pour la production de « pesticides » le
recyclage des « gaz moutarde » a peut-être été une opportunité, mais la protection des cultures existe depuis que l’agriculture existe ce
sont les moyens qui se sont sophistiqués .L'utilisation des
pesticides en agriculture remonte à l'antiquité. L'usage du soufre paraît remonter à 1000 ans avant J.C.,
l'arsenic était recommandé par Pline (L’Histoire Naturelle de Pline, au Ier siècle, sera longtemps considérée comme le symbole de tout le savoir humain) et les produits arsenicaux sont connus en
Chine dès le XVIe siècle ; c'est également vers cette époque que sont signalées les propriétés insecticides du tabac et des racines de Derris et de Lonchocarpus.La protection des cultures est vitale pour l'homme car, selon
l'adage, « l'agriculteur ne reçoit que ce que les parasites veulent bien lui laisser »
Prenant uniquement le problème de la lutte contre les plantes adventives , il est admis que sous
toute les latitude , les mauvaises herbes sont les ennemis n° 1 des agriculteurs. Selon Land Care une
association de Nouvelle Zélande, elles généreraient une perte de production vivrière de quelques 95 milliards de dollars à l’échelle mondiale
Surle bulletin de l’ONU d’Août 2009L’expert en mauvaises herbes, Ricardo Labrada-Roméo affirme que si les fermes veulent accroître leur
productivité, une des premières choses à faire est d’améliorer la lutte contre les mauvaises herbes
« Ne pouvant compter que sur leurs propres forces, les petits
exploitants africains doivent désherber tous les jours, ce qui veut dire qu’une famille ne peut physiquement pas traiter plus d’un hectare par jour explique M. Labrada-Roméo « Des mesures
de lutte adéquates leur permettraient cependant de cultiver davantage de terre et de produire davantage de nourriture
En Afrique aujourd’hui, les agriculteurs produisent 20% de moins de
nourriture qu’il y a 35 ans. Un tiers de la population souffre de malnutrition. 60% de la population est constituée de tout petits fermiers,
principalement des femmes, qui gagnent un dollar par jour ou moins. Principalement à cause de pratiques agricoles primitives, l’Afrique est le seul endroit au monde où la pauvreté et la
malnutrition s’accroissent.
Aujourd’hui, personne ne conteste que dans la période
« d’euphorie » qui a suivi la période de destruction de la Seconde Guerre mondiale, l’industrialisation et l’utilisation d’un nombre croissant de produits chimiques dans la vie courante
–dont les médicaments – ont été responsables de la dissémination dans l’environnement de substances variées – appelées xénobiotiques – très toxiques. Les anciens pesticides en font partie, mais
pas exclusivement. Cependant, les effets à court terme de ces molécules ont pu être rapidement limités grâce aux travaux des médecins, des chimistes, des écologues et des industriels, Concernant
les pesticides, les plus dangereux ont été interdits. Et de nouvelles molécules ont été mises au point, répondant à l’avancement des connaissances et aux critères de la Commission européenne et
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Concernant l’agriculture en IndeVandana Shiva, nous ressort des arguments maintes fois démentis niant l’efficacité de la révolution verte .
En 1947, la situation alimentaire de l’Inde était très mauvaise .Grâce au travaux du généticien Norman Borlaug, ( prix nobel en 1970) le premier objectif de la révolution verte, l'autosuffisance alimentaire pour 1,1 milliard d’habitants est
réalisée dès les années 2000 même si la misère ne permet pas à tous d’en profiter
Aujourd’hui l’Inde est au niveau mondial, 1 er producteur de lait, de thé, de millet 2 éme producteur
de blé avec 72 millions de tonnes ( France 36 millions de tonnes) de cannes à sucre, et 3 éme producteur de coton ( 90 % OGM) et de pomme de terre. Difficile d’abonder dans les sens d’un échec.
Concernant le coton OGM en l’Inde ,et le lien avec le suicide des paysans , il est des désinformations qui ont la vie dure et que Vandana Shiva persiste a utiliser comme argument .Celui-ci peut difficilement tenir .
Le suicides paysans Indiens est un phénomène qui a débuté bien avant 2002 date de l’introduction du coton GM. A l’échelle nationale, les statistiques
de suicides annuels après 2002 sont nettement en dessous de la tendance qui prévalait avant l’introduction du coton BT : soit 18.000 suicides en 2002
pour 17100 en 2006 . Le taux de suicide des paysans (oscillant autour de 1,5 pour 100 000) est très faible par rapport au taux de suicide de
l’ensemble de la population indienne (oscillant autour de 10,5 pour 100 000). En France qui ne compte que 438.000 agriculteurs à plein temps, il y eu 400 suicides en 2009 selon Ouest France du 11
avril 2011
Solutions locale
Ce que l’on nous montre avec insistance dans cette vidéo,
ce sont des producteurs qui revendiquent leur droit ancestral de produire leurs semences et de créer
des réseaux d’échange. On nous montre des gens heureux au milieu d’un fatras de boites sensé contenir l’espoir de récoltes miraculeuses parce que adaptées au terroir et choisies avec amour , par
ceux qui ont reçu l’onction de leurs ancêtres .C’est très sympathique et tous ceux qui ne gardent comme images de l’agriculture que le souvenir des
quelques jours de vacances passés chez les grands parents ne peuvent que s’offusquer de la scandaleuse spoliation dont sont victimes ces gardiens de
l’authenticité.
Il est vrai que pendant des millénaires le savoir se transmettait ainsi de générations en générations .Mais le choix des semences devient vite essentiel et fait évoluer les
plantes cultivées. Ainsi, la domestication
des céréales a orienté une sélection de plantes à épis solides et à égrenage (perte de grains) limité.
Depuis la découverte de la sexualité des végétaux, vers 1700, puis de la génétique, à la fin du XIXe siècle (travaux de Mendel), puis celle de la molécule
d'ADN (1953) posent les bases scientifiques de la sélection végétale
Aujourd'hui, l'amélioration végétale est au cœur des
métiers de la filière semences. Elle consiste à créer de nouvelles variétés à partir des variétés existantes en croisant entre elles les plantes choisies pour leurs qualités respectives. Ensuite les
meilleures plantes issues de ces croisements - les descendants - sont sélectionnées jusqu'à obtenir une plante avec les qualités voulues, adaptée aux conditions
agronomiques, et aux divers débouchés commerciaux .L'amélioration de la qualité est une réponse aux attentes des grands marchés . La boulangerie ne fabrique plus ses pains comme autrefois, les
phénomènes de mode ont une influence sur la couleur des pâtes ou la teneur en protéine des céréales du petit-déjeuner... A l'export, le marché égyptien ou espagnol n'exige pas la même teinte de farine, les italiens exigent une certaine tenue à la cuisson des pâtes, ... C'est le progrès génétique qui a permis et permet, en toutes circonstances, de satisfaire les besoins
du marché.
Les connaissances et les outils nécessaires à l'obtention de nouvelles variétés comme le décryptage du génome des plantes conduisent à la spécialisation d'un
nouveau métier: le sélectionneur. Il fait
la synthèse entre la connaissance de la biologie des plantes et l'observation de leurs comportements. La création d'une nouvelle variété est très longue : elle nécessite jusqu'à 15 ans de travail
en système classique de sélection sexuée, mais les délais sont plus courts si l’on travaille en Mutagénèse ou Trangénèse . Il est bien évident que ces technologies pointues ne sont utilisables que par des généticiens spécialistes .
Certain se posent probablement la question de savoir
si ce travail de sélection profite bien aux agriculteurs ? Une étude
menée par l'Inra montre qu'en corrigeant les résultats des essais des effets climatiques de l'année, les rendements poursuivent une progression constante de 0,9 q/Ha et par an en parcelle traitée
contre les maladies et de 1,3 q/ha et par an pour les parcelles non traitées. Ce constat confirme une nouvelle fois que les variétés modernes sont toujours plus "rustiques"
!
Evidemment
ce travail un coût mais, si le marché des semences hybrides a connu un tel développement, c’est que ceux qui les semaient retrouvaient une plus value
supérieure à leur investissement. Aucun agriculteur n’a jamais été contraint d’acheter des semences chères qu’il ne désirait pas . C’est la commercialisation de semences non agrées qui est réglementée afin de protéger l’acheteur, mais chacun peu aujourd’hui ressemer sa récolte s’il pense y
trouver un profit .
Il existe un consensus des économistes pour admettre que
la semence sera l’élément essentiel qui permettra de relever le défi de la suffisance alimentaire mondiale . Les expériences des paysans sans terre du Brésil, ou les protégés de
Vandana Shiva en Inde si sympathique soient- elles resteront Marginales .
Bien sûr la densité d’affirmations développés sur ces vidéos mériterait d’autres réponses, et je suis disponible pour en discuter si vous le souhaitez . CLAUDE BESNARD.
NB: Comme dans toutes démonstrations, il y a quelque chose à retenir, c'est le semis sans labour, pratiqué depuis une quinzaine d'années en Argentine il donne des résultats
très positifs, tellement positifs que le pays s'est refait une santé grâce aux exportations de soja et maïs, après la faillite de 2001; et ce, grâce aux OGM. Tacanitas.
Les cèpes poussent en abondance malgré l'époque de
l'année.
A 74 ans j'ai enfin appris à chercher et trouver les cèpes.J'ai mis en pratique "CHERCHE ET TU TROUVERAS" Il faut de la
persévérance. Quand avec le bâton on trouve le premier, là on se dit -" c'est parti, il y en a d'autres".
Bien souvent on ne les voit pas. Sans une canne impossible de faire cette cueillette. Le champignon est sous la rive d'un fossé
encore à sec, ou bien sous des herbes sèches ou vertes au milieu d'une touffe, invisible. Au moins 50 autres cueilleurs sont passés où je les ai trouvés.
De 5 à 10 voitures arrivent dès la pointe du jour et stationnent.
Cette récolte est de cet après midi, en deux heures 1/2. Il faut beaucoup de patience. Le weekend dernier j'en ai ramassé 2 fois
ce qu'on voit sur la photo. Christiane fait pour la première fois des conserves en bocaux heureuse de pouvoir faire plaisir en certaines
occasions à la famille, enfants et petits enfants. Surtout les Argentins.
Francis Bennavail, 81 ans, ingénieur
du Génie Rural fut un des acteurs principaux de la réussite des mises en culture de la Haute Lande. Il a notamment inventé les forages tels qu'ils existent aujourd'hui, abaissant leur coût par
3 ou 4. Il dirigea la toute première entreprise d'irrigation de la région en accompagnant les améliorations techniques. Après ses pérégrinations, il s'accorde une retraite active en écrivant 3
ouvrages:" Mon village en ce temps là" (ROUVENAC en Ariège): "Le petit séminaire" et "L'Envol du Gerfaut". Il m'informe avoir au moins 3 autres livres en chantier. Dont "LES CHRONIQUES
OCCITANES"
Le 24 septembre dernier. Une cérémonie parmi tant d’autres en France comme ailleurs,
selon les philosophies, les croyances, l’éducation et les coutumes de chacun. Ici, c’est la mise en valeur du principe de laïcité républicaine. Ce
cérémonial s’appuie comme tous les autres sur des symboles forts du monde qui nous entoure pour mettre en exergue une morale du vivre ensemble.(« bois, bois pas, bois, bois pas… ! » Rester sobre en toute
chose !)
Nous
avons eu cette chance comme invités de vivre ce moment de bonheur évident entre Lionel, Cécile, leurs enfants, la famille et tous les amis. Voici les 5 vidéos
indissociables:
Cérémonie unique: un mariage républicain. Ce mariage d'amis complémentaire du mariage civil a eu lieu dans l'espace et dans le temps comme deux étoiles qui
s'organisent pour aller de concert vers le futur du temps universel." Pour continuer la création aujourd'hui plus ou moins bien organisée en vue d'un futur meilleur de l'humanité". On y perçoit
la plus parfaite tolérance du vivre ensemble .
MAIS, bémol : une culture religieuse forte et un système contractuel basé sur la tolérance sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut
pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas de soi et qui prétend structurer toute l'organisation sociale mondiale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger ? Par :
Christopher Caldwell.
Surtout, surtout Tacanitas dit que tout est relatif. Que la VERITE définitive n’existera
jamais. ! tant pis pour les puristes.
Il y a les utopistes, remplis d’illusions qui à force de persévérance transforment ces
illusions en réalités, en réalisations concrètes, sur le plan matériel ou sur le plan des idées. Tacanitas se rangent à leurs côtés.
PRENEZ plaisir à regardr et écouterces 5 vidéos en plein écran. (Vous ne les trouverez pas ailleurs qu'ici.)
Le 30/10 de la 6011 ième année de la vraie lumière.
Jean Claude 68 ans, répond à mes questions sur son activité passée et sur sa retraite. C'est un témoin de l'évolution du milieu agricole du bocage Mayennais. Il a utilisé la lampe tempête pour se rendre d'une étable à
l'écurie. Il a connu les attelages de chevaux pour labourer et progressivement il est passé à l'élevage très technique de race à viande à partir de sélection, d'insémination et d'implantation
d'ambryons. Aujourd'hui son fils présente ses produits dans les festivals de la viande comme EVRON. Et vend ses taureaux primés à d'autres éleveurs.
Sa fille est directrice marketing pour l'Espagne chez LVMH. Tandis que son gendre est, lui aussi, directeur chez Arcelor Mittal
pour l'Espagne et le Portugal.
Claude 78 ans, témoigne sur son passé et le présent.
Sa principale activité était la vente d'agro-fournitures: semences, engrais, phytos. Il a vécu les améliorations apportées par les obtenteurs de semences, passant comme en maïs de 35 quintaux de
rendements à 135 (voir plus) quintaux aujourd'hui et il sait qu'à l'avenir cette progression ne cessera d'aller de l'avant grâce à toutes les méthodes modernes: Hybridation, mutagènèse,
transgénèse Etc. Il combat les intégristes de la peur et de la décroissance. Voir sous son pseudo "BOCAORNE" dans les moteurs de recherche ses innombrables articles sur les principaux forums.
C'est malgré son âge un modèle d'optimisme pour la jeunesse.
Il a connu le P 45, les Saviem, les Unic, puis est devenu concessionnaire pour MAN et MAGIRUS. Obligé de se retirer suite aux
regroupement ou rachat de marques, il a terminé Agent Renault dans son garage tout neuf, rationel et spacieux conçu et construit par lui.
Son fils continue, le petit fils hautement diplômé est devenu conseillé technique de la marque sur la zone de la
concession. Son gendre tient les rênes d'une des plus importantes entreprises de la Mayenne. Les épreuves et la persévérance furent le
quotidien de Roland, Claude et Jean Claude.
Histoire des marques automobiles
françaises de 1890 à 1950 (de SERGE CLARENS).
-Les débuts de
l’automobile
Si l’on s’en tient à l’étymologie du mot « automobile » : qui se meut
par soi-même, c’est le fardier de CUGNOT qui, le premier remplit cette condition. Dès 1769, le Français Joseph Cugnot présente son « fardier à
vapeur » : un chariot propulsé par une chaudière à vapeur. C’est le premier engin à vapeur autopropulsé, destiné à déplacer de lourds canons. Il atteint une vitesse de 4 kilomètres à
l’heure pour une autonomie moyenne de 15 minutes.
Parmi les plus fameuses adaptations de la propulsion à vapeur, il convient de
signaler qu’Amédée Bollée commercialise en 1873 la première véritable automobile : un véhicule appelé « l’obéissante » qui pouvait transporter 12 personnes à une vitesse de
pointe de 40 kilomètres Heure.
L’exposition universelle de Paris de 1878 permet de faire connaître les constructeurs
français qui vont émerger de cette période jusqu’en 1905.
A ce moment là, la France produit plus de 30 000 voitures, soit 48,77% de la
production mondiale. Les USA produisent 11000 véhicules, les Britanniques 9400, les Allemands 6900, le Belges 2800, les Italiens 1300.
A cette même époque, la France compte près de 2000 constructeurs d’automobiles, en
1902, il n’en reste que 185. Ils ne sont plus que 155 à la guerre de 14.
A la fin des années 1905, les propriétaires de véhicules automobiles sont 21 525
dont 4625 dans le département de la Seine. La Gironde n’en possède que 342.
Quelles sont les marques qui ont marqué cette époque, et qui, dans notre esprit nous rappellent encore quelques
souvenirs ?
AMILCAR
La firme Amilcar fut créée en 1921 par Joseph et Emile AKAR. Cette société, située
dans le 10èmearrondissement de Paris va se spécialiser dans la fabrication de cyclecars. Véhicules
favorisés à cette époque par une réduction importante de taxes. Le gouvernement d’alors imposait un cahier des charges précis : 3 ou 4 roues, 2 places maximum, moins de 1100 cm3, poids
inférieur à 350 kilos. Après de multiples évolutions, cette marque sera rachetée par la Société Hotchkiss en 1935. Une nouvelle voiture en sortira : la traction avant de
1200cc : « AMILCAR COMPOUND » en 1ç »è.
BERLIET 1900
Dans les décennies récentes, Berliet évoque surtout le poids lourd, mais, il ne faut
pas oublier que Marius BERLIET s’est lancé dans la fabrication de moteurs mono et bicylindres en 1900. Les voitures se forgèrent une réputation de sérieux et de qualité. Les derniers modèles
baptisés DAUPHINE 11cv reprennent la carrosserie de la Peugeot 402, puis il se spécialisera après la seconde guerre mondiale dans la fabrication de poids lourds et intègrera le groupe RENAULT
véhicules industriels. La dernière voiture sera réalisée avec une carrosserie de 402 modèle 943 et 944 qui fut rebaptisée DAUPHINE 11cv.
BUGATTI 1910
Difficile d’écrire sur cette marque française la plus renommée et la plus connue dans
l’histoire de l’automobile. Ettore Bugatti fabrique sa première voiture en 1898. Il travaille pour de grandes marques comme DE DIETRICH, MATHIS, DEUTZ et PEUGEOT. En 1910, il décide de
fabriquer ses propres véhicules et s’installe en ALSACE (Allemagne à cette époque). Ses automobiles seront le fleuron de la technologie de l’époque et, ont remporté de nombreux trophées.
L’apogée de sa gloire apparaît en 1926 avec un véhicule d’exception qui restera à jamais ce que l’on faisait de mieux dans la démesure : plus de 3 tonnes. La ROYALE TYPE 41.Avec ses
voitures, Bugatti engrangera plus de 2000 victoires en courses automobiles. Puis suivront des modèles de tourisme, et, plus fiables. Après plusieurs propriétaires, la marque sera reprise par
VAG.
CITROËN
André CITROËN est né à PARIS en 1878 élève de polytechnique, il se lance dans
l’industrie en 1913 en fabricant les engrenages hélicoïdaux doubles (engrenages à chevrons qui restera l’emblème de la marque) Il participe à l’effort de guerre en fabricant des
projectiles : 50 000 /jour en série.
La première CITROËN fut présentée officiellement en Juin 1919 c’est le type A. C’est
la première voiture européenne conçue pour une fabrication en série. Elle était vendue au client, complète avec capote, roue de secours, éclairage et démarrage électriques. Il innove par le
service à la clientèle. CITROËN invente les échanges standards d’organes mécaniques. Il fonde la première société de location de voitures en 1929. Il lance la garantie d’un an et la révision
gratuite après le rodage. En 1933 il inaugure son usine du quai de Javel. Mais sa plus grande réussite véritablement révolutionnaire reste sa traction avant fabriquée jusqu’en 1956 et par la
suite la vénérable 2cv dont l’étude avait commencé pendant la guerre. Mais une mauvaise gestion d’André CITROËN rendra nécessaire son rachat par MICHELIN en 1934.
DELAHAYE
La marque est fondée en 1894 par Emile DELAHAYE : production concentrée à Paris
dans le 13ème. Il se spécialisera dans les catégories supérieures et la fabrication d’utilitaires, en
particulier de camions de pompiers. Secteur qui deviendra une spécialité de DELAHAYE. Les véhicules de cette marque remporteront de nombreux trophées, notamment la 135 ; rallye de Monte
Carlo, Vingt Quatre Heures du Mans Etc.
DELAGE
Louis Delage fonde sa marque en 1903 et se lance dans la fabrication de voiture de
sport de luxe. La marque est à son apogée à la fin d es années 20 et au début des années 30. De nombreux carrossiers réputés utiliseront la base de ses chassis (Chaperon, Devillers, Pourtaut)
pour réaliser de magnifiques modèles qui se distingueront dans de nombreux concours d’élégance jusqu’à la fin des années 30 ; malheureusement la crise de 1929 met en péril l’entreprise qui
est reprise par son concurrent DELAGE qui survivra en cohabitation avec la marque.
FORD S A France
L’histoire de Ford en France est compliquée et mouvementée. A l’origine de FORD S
A France on trouve la création par Ford d’une usine de montage à Gennevilliers en 1933, cette filiale s’associe en 1934 avec la Société MATHIS,
constructeur français pour créer la MATFORD. Les modèles construits jusqu’en 1939 à STRASBOURG sont dérivés des modèles V8 américains, mais l’annexion de l’Alsace en 1940 entraine la
disparition de MATFORD. Cette séparation d’avec Mathis amène Ford à construire une nouvelle usine à POISSY qui permet une production très importante : environ 100 000 voiture par an.
Ford Société Anonyme Française apparait juste après la guerre en 1946. La production des modèles V8 d’avant guerre redémarrent dans l’usine de Poissy. La Ford Vedette premier vrai modèle de la
marque est présentée au salon de Paris en 1948. Mais les ventes ne sont pas au rendez-vous. Les vedettes ne dépassera pas les 20 000 unités annuelles malgré l’arrivée du nouveau modèle
« la Comète Monte Carlo » . Ford décide de chercher un repreneur pour sa filiale française. C’est ainsi que l’usine de Poissy tombe dans le giron de SIMCA en
1954.
HOTCHKISS
Hotchkiss commence son activité automobile en produisant des pièces pour PANHARD ET
LEVASSEUR puis de DE DION BOUTON puis envisage sa propre fabrication orientée plus particulièrement vers la compétition. Les débuts s’avèrent décevants et, la compétition est abandonnée en
1906. Après la guerre de 1914, la production redémarre à l’usine de St DENIS. Afin de se diversifier Hotchkiss fournit des moteurs de camion pour LAFFY puis se lance dans la fabrication de ses
propres camions. Un accord est passé avec DELAHAYE pour la fabrication d’utilitaires et plus particulièrement de construction des JEEPS pour l’armée jusqu’en 1953.
MATHIS
Emile MATHIS fait ses premières armes dans le domaine automobile chez De DIETRICH. Il
se spécialise dans la fabrication de voitures légères et lance en 1920 le slogan « le poids voilà l’ennemi ». Les principaux modèles fabriqués se nomment « bébé » ou
« baby », mais le succès ne vient pas. La crise de 1929 finit par rattraper Mathis et de graves difficultés financières apparaissent en 1933. Une alliance avec un autre constructeur
est indispensable pour sauver l’entreprise. Mathis choisit de s’allier avec Ford France pour la création d’une marque qui prendra le nom de « MATFORD ». Mais la Société sera surtout
favorables aux modèles V8 de tendances Ford que les difficultés du marché en France ne favorise pas. Ce sera la fin de cette alliance. Emile Mathis émigre aux Etats Unis après un long procès
avec Ford.
PANHARD (1891)
La doyenne des marques fut créée en 1891 par René Panhard et Emile Levassor. Leur
usine voit le jour Porte d’Yvry à Paris.
Les premiers véhicules de la marque sont équipés de moteurs DAIMLER mais rapidement
Panhard se dote de ses propres mécaniques qui seront utilisées par de nombreuses autres marques. Panhard adopte dans les années 1910 les moteurs sans soupapes réputées pour leur silence et leur
souplesse, mais gourmand en essence et en huile. L’originale « Panoramique » succède en 1930 aux célèbres 35 cv . au lendemain de la
guerre l’heure n’est plus aux grosses voitures et Panhard change carrément de politique en sortant en 1946 la petite « Dyna » motorisée par un bicylindre refroidi par air et la
carrosserie en aluminium. Pour des problèmes de rigidité Panhard passe aux véhicules carrosserie acier. Mais des difficultés financières dues au réseau de distribution Panhard conclut un
rapprochement avec Citroën. En 1965 Panhard arrête la production d’automobiles et ne fabriquera plus que des véhicules militaires, activité qui se poursuit encore aujourd’hui au sein du groupe
PSA.
PEUGEOT (1891)
L’entreprise Peugeot se lance dans la transformation de l’acier en 1819, et fabrique
des produits industriels comme le vélo et le tricycle motorisé et s’installe à BELFORT. Les Peugeot se caractérisent par la qualité de fabrication et la fiabilité, ce qui les place rapidement
dans le trio de tête de la production automobile française. Le premier modèle à succès fut la Peugeot type BP1 conçue par ETTORE Bugatti et la quadrillette type 172 jusqu’en 1929. Ensuite
apparaît la gamme 201, 301, 401, 601. Après la série des 01 couronnée par la 6 cylindres 601 arrive en 1935 la série des 02 avec la très aérodynamique 402. Au lendemain de la guerre le premier
modèle nouveau inaugure la série des 03 avec la 203 puis la 403 sortie en 1955 avec la collaboration très fructueuse du célèbre carrossier italien PINNIN FARINA. Dans les années 60 sort la 404
remplaçant de la 403 et la 204 première traction avant de la marque puis suivent toutes les voitures que nous avons cotoyées jusqu’à ce jour. La
bonne santé de cette entreprise l’incite à racheter CITROËN en 1974 et CHRISLER EUROPE en 1978.
RENAULT (1898)
La marque est créée par Louis RENAULT avec ses deux frères Marcel et Fernand.
L’entreprise RENAULT frères au 10 Avenue du Cours à BILLANCOURT. En 1900 Marcel et Louis utilisent leur passion commune : la course automobile. En 1901, Marcel trouve la mort dans la
course Paris-Bordeaux.
Pendant la guerre de 14- 18 les voitures Renault s’illustrent glorieusement avec les
TAXIS de la MARNE en permettant l’arrivée des renforts sur le front (6000 hommes).
En 1922 l’entreprise familiale devient Société Anonyme des Usines Renault. (RNUR) .
C’est déjà à cette époque un vaste empire industriel produisant de la populaire 6cv à la luxueuse 40cv. La gamme est très diversifiée par contre la technique reste très conservatrice. Pendant
la guerre de 39- 45 les usines Renault seront utilisées par les Allemands. La guerre terminée, Louis Renault est accusé de collaboration et emprisonné à Fresnes où il meurt le 24 octobre 1945.
Le 16 janvier 1945 par ordre du Général de Gaulle la maison Renault devient la Régie Nationale. La direction est confiée à Pierre Lefaucheux.
La première Renault d’après guerre est la 4cv. Le succès est tellement rapide que la
maison de Billancourt n’est pas en mesure de faire face aux commandes. La petite bombe de Billancourt remporte également de nombreux succès sportifs : course de côtes du mont Ventoux
1948 ; Rallye de Monte Carlo 1949 ; vingt quatre heures du Mans 1951 Etc., puis suivent la Dauphine, la Floride , la R8 etc.
ROSENGART (1927)
La production automobile Rosengart commence en 1929 avec la fabrication sous licence
de l’AUSTIN SEVEN. Le premier modèle baptisé LR4 installe la marque comme producteur de petites voitures économiques et fiables. Le modèle évolue et s’éloigne petit à petit de l’AUSTIN pour
constituer jusque dans les années 50 le principal modèle de la marque. Sur cette même base sera construite en 1932 une intéressante petite 6 cylindres de 1100 cm3 la LR 62. En 1933 est lancé la
super traction. Elle est entièrement refondue en 1938. Elle utilise un groupe motopropulseur de T.A. Citroën sur un châssis Rosengart, c’est la LR 539. Comme nombreux autres constructeurs le
retour à la paix en 1945 ne permet pas de retrouver un niveau de production normal. L’entreprise est restructurée et devient la S.I.O.P. (Société Industrielle de l’Ouest Parisien). La
production est très faible. La marque disparait en 1956.
SALMSON 1920
Comme d’autres constructeurs célèbres SALMSON se lance dans l’automobile en 1919
après avoir fabriqué des moteurs d’avion. L’usine est située à BOULOGNE BILLANCOURT. Les premiers véhicules sont des cyclecars propulsés par de brillants moteurs de 1100 et 1200
cm3.
De nombreux succès en compétition confirment les qualités des SALMSON, en particulier
aux 24 heures du MANS.
En 1929, changement de politique, la marque commercialise des véhicules de haut de
gamme : tourisme et cabriolets avec des moteurs remarquables de 1300 pour la S4 et 1500, puis 1700 et enfin le 2300 pour la S4 E, ce qui préfigure les SALMSON d’après guerre. Le coupé 2300
sort en 1953 (110) et en 1955 une berline en sera dérivée, mais les véhicules élitistes sont vendus trop chers ; l’activité de la marque s’arrête en 1957.
SIMCA 1934
Henri Théodore PIGOZZI débute dans le monde de l’automobile comme récupérateur de
ferraille pour le compte de FIAT. Il crée la SAFAF ( Société Française des Automobiles Fiat) en 1924 pour commercialiser cette marque en France. Mais en 1934 il crée SIMCA (Société Industrielle
de mécanique et de carrosseries automobile) dans l’ancienne usine DONNET à NANTERRE rachetée afin d’y fabriquer la SIMCA 5 toujours sous licence. FIAT type 508, les SIMCA 6 et 8 toujours issues
des productions transalpines. Au printemps 1951 la 1èrevéritable SIMCA est présentée : c’est la
SIMCA 9 qui deviendra rapidement L’ARONDE. Elle disposait d’une carrosserie moderne et d’une mécanique brillante. En 1952 l’ARONDE bat de nombreux records à MONTLHERY et parcourt 100 000
KLM à 113km /h de moyenne. En 1954 fort de ses succès commerciaux PIGOZZI rachète FORD S.A.F. et, dispose ainsi d’une gamme au dessus de l’ARONDE et surtout d’une usine ultramoderne à POISSY.
SIMCA est le deuxième constructeur français de 1955 à 1959. CHRYSLER rentre dans le capital de SIMCA pour devenir CHRYSLER France. En 1978 PEUGEOT
rachète le groupe. Le nom de SIMCA disparait pour prendre l’appellation de TALBOT, ce qui accélère la disparition de la marque à l’hirondelle.
TALBOT LAGO 1934
Le nom de Lord TALBOT apparait pour la première fois dans le monde automobile associé
à celui de CLEMENT pour la première création de CLEMENT TALBOT en 1902. Mais en 1920, le groupe fusionne pour former S.T.D( SUNBEAN TALBOT DARRACQ). En France les voitures produites le sont
sous l’appellation « TALBOT ». elles sont des concurrentes directes des DELAGE ou DELAHAYE. TALBOT souffre de la crise économique du début des années 30, le groupe est dissout en
1933.
C’est en 1934 que Anthony Lago prend la direction de l’entreprise, les voitures
produites s’appellent désormais « TALBOT-LAGO. Les modèles s’inspirent à la fois des producteurs britanniques et Françaises de l’époque : ils s’appellent « baby »,
« major », et « master » ; et, disposent de moteurs 3l à 4 litres 5. Les grands carrossiers s’intéressent à ces châssis, la compétition n’est pas oubliée et TALBOT
s’illustre tant en grand prix qu’aux 24 Heures du MANS.
La décision est prise de produire un modèle moins élitiste, ce sera la TALBOT LAGO
BABY avec une motorisation de 2,5 litres, développant 100cv.
Mais, la clientèle est de moins en moins nombreuse, et, en 1958, TALBOT est racheté
par SIMCA.
LA LICORNE 1901
Jean CORRE fonde à LEVALLOIS la Société Française des Automobiles CORRE en
1901.
La production débute avec des tricycles et des quadricycles à moteur. Cette marque
acquiert rapidement une certaine notoriété grâce notamment à ses succès en courses. Seul deux modèles sont disponibles : un 2 cylindres et un 4 cylindres. En 1907 la marque devient CORRE
LA LICORNE puis deviendra simplement « LA LICORNE » en 1930.
En 1914, neuf modèles de 7 à 25 cv sont présentés, c’est une caractéristique de cette
marque atypique, de présenter une multitude de modèles.
En 1934 la marque s’installe à COURBEVOIE. Son modèle 6 cylindres 1492cm3 lancé en
1927 est engagé en course avec succès.
Les années 30 voient naître les plus beaux modèles de la marque, c’est aussi cette
année là que LA LICORNE remporte sa plus brillante victoire : le rallye de MONTE CARLO avec une 5cv HO2 (moteur de 905 cm3 équipé d’une dynastar et refroidie par
thermosiphon.
En 1937 la LICORNE RIVOLI utilise des carrosseries CITROËN et des moteurs
LICORNE.
Pendant la seconde guerre un modèle électrique l’AERIC sera temporairement
construit.
Après un redémarrage difficile la guerre finie, les ateliers ferment définitivement
en 1949.
De nombreux petits constructeurs dans la région parisienne ont fleuri, j’en citerai
quelques uns pour la nostalgie.
MORS
Emile et Louis MORS fabriquent des automobiles dès 1896 au 41 de la rue du Théâtre à
PARIS XVème.
ZEBRE
La firme ZEBRE est créée en 1910 par Jules SALOMON, il s’installe à PUTEAUX puis à
DURESNES. Il met au point une voiturette qui obtiendra un succès populaire. En 1917 il fait connaissance d’André CITROËN et dessine la première voiture du Quai de JAVEL en
1919.
Georges IRAT
Installé à CHATOU , il construit des véhicules pour l’élite. Particularité
techniques : soupapes en tête, freins avant, servofrein mécanique permettant de réduire l’effort du conducteur.
BRASIER 1914
Henri BRASIER s’installe à IVRY, associé avec plusieurs partenaires son dernier
véhicule sortira sous le nom CHAIGNEAU-BRASIER (260 véhicules fabriqués) avant l’absorption par DELAHAYE en 1931.
CHARRON 1912
Cet ancien champion cycliste installé à PUTEAUX a fabriqué de 1907 à 1930 des
véhicules aux particularités techniques utilisant un carburateur CLAUDEL et une magnéto H.T. Il cèdera son entreprise à un groupe britannique.
FARMAN 1921
Après une production aéronautique de 1914 à 1918, Henri FARMAN construit des voitures
de très grand luxe. Sa devise « une voiture roule, la FARMAN glisse ».
VOISIN 1933
Gabriel VOISIN se consacre avec son frère à l’aviation naissante. Après l’armistice
de 1918, il se reconvertit dans l’automobile avec des modèles très luxueux. Il était installé à ISSY LES MOULIMAUX.
MOTOBLOC 1908
Constructeur Bordelais animé par les frères DOMBRET de 1905 à 1931. Particularité
techniques : volant moteur situé au milieu du vilebrequin, moteur semi culbuté.
De nombreuses autres marques installées sur notre sol ont laissé une trace dans
notre tête d’ancien. Je ne peux toutes les nommer :
Clément BAYARD installé à LEVALLOIS PERRET ; DELAUNAY BELLEVILLE à St
DENIS
DEDION BOUTON à PUTEAUX
KRIEGER 1908
Un véhicule précurseur pour l’époque. Usine installée à COLOMBE construit des
limousines tractions avant avec deux moteurs électriques puissance 6000 watts sous 80 volts. Rayon d’action 80 à 100 km pour 4 personnes transportées ; moyenne 20 km /heure. Possibilité de
transporter 10 personnes sans pollution pour l’époque.
Et, pour les Bordelais certains doivent se rappeler que les camions qui collectaient
nos ordures ménagères étaient tous électriques de marque SAUVEL. Ils ne faisaient aucun bruit eux, mais les poubelles si qui elles métalliques nous signalaient leur passage la
nuit.
Dans cette période la France s’est montrée leader de cette formidable conquête.
Il est à parier que nombreux sont ceux qui ont participé à cette formidable épopée du siècle dernier qui a tant modifié notre mode de vie en réduisant de manière significative le temps de nos
déplacements. Je me suis simplement cantonné à la France. De nombreux pays y ont participé activement.
Que de chemin parcouru depuis le Fardier de CUGNOT et les voitures
d’aujourd’hui.
Retenons aussi des inventeurs tels que Walter CHRISLER qui créa la marque qui porte
toujours son nom
André CITROËN 1878 1934 créateur et innovateur très apprécié pour ses réalisations
révolutionnaires.
JOHN BOYD DUNLOP 1840 1923 créateur du pneu gonflable
ETTORE FERRARI dont le seul nom évoque la puissance et le raffinement de ses
véhicules emblématiques.
HENRI FORD américain précurseur des réalisations en série, de grande diffusion. Ce
qui nous a peut-être permis de posséder une voiture performante et abordable.
Quelques dates :
3200 Avant Jésus Christ, un Irakien (Sumérien) applique à son chariot en bois le moyeu de son touret de
potier et crée la roue 1545 Découverte par Mr Cardan du joint de cardan simple, pas encore homocinétique 1740 Premier véhicule mu par
un ressort à spirale inventé par Jacques de Vaucanson 1760 Premier véhicule propulsé par éolienne inventé par J H Genevois 1769
Apparition du premier engin digne de porter le nom d'automobile. C'est le Fardier fabriqué par Joseph Cugnot 1782 Apparition de la montgolfière des Frères
Etienne (français) 1775 Le tramway tiré par des chevaux est créé par John Outram (anglais) 1790 "Le vélo en bois "le Célérifère" est
créé par le Comte de Sivrac (français)" 1802 Le chemin de fer est inventé par Richard Trevithick (anglais) 1807 Le Suisse Isaac de
Rivaz monte un moteur à explosion fonctionnant avec du gaz lampant sur un char à quatres roues 1823 Samuel Brown anglais invente le premier moteur à gaz refroidi
par eau 1827 Le Français Onésiphore Pecqueur invente l'engrenage de différentiel qu'il monte pour la première fois sur une machine à vapeur
1834 Charles Diez présente en France une locomotive routière à quatre roues fonctionnant à la vapeur, transporte des personnes sur l'axe Champs Elysées parc Saint
Germain 1855 L’essence est découverte par B silliman un Américain qui distille du pétrole. Au départ, cette essence ne servait que de détachant.
1858 Etienne Lenoir brevète son moteur à air dilaté dont le principe est la combustion de gaz 1862 Beau de Rochas dépose le brevet du
cycle à 4 temps 1867 Nicolas Otto et Eugene Langen inventent le moteur atmosphérique fonctionnant au gaz. Ce moteur ne sera détrôné que par l’arrivée du moteur à 4
temps 1868 Le premier feu rouge est essayé à Londres. Fonctionnant au gaz, il tuera l’agent qui en changeait les couleurs 1875 Alexis
De Bischop utilise pour la première fois le refroisissement à air qui sera principalement appliqué aux moteurs d’avions et aux motos 1875 L'Obéissante, véhicule à
vapeur d'Amédé Bollée, écope de 75 contraventions lors de la jonction le Mans Paris effectuée en 18 heures 1876 Nicolas Otto, sans connaître l’antériorité de Beau
de Rochas (1862), réalise un moteur à 4 temps suivant le même principe. Son brevet sera caduque ! 1877 Clément Ader dépose le brevet de la chenille directement
appliquée aux véhicules militaires 1879 L'Anglais Dugald Clerk invente le moteur à explosion à deux temps. Principalement utilisé pour les motos et cyclomoteurs
1883 Edouard Delamarre de Boutteville et Léon Malandin fabriquent un véhicule mû par un moteur à pétrole, Les moteurs à quatre temps actuels répondent à ce brevet
deposé en 1884 1885 Le Francais Etienne Lenoir invente la première bougie d’allumage électrique permettant d’enflammer le mélange air-essence. C'est encore la même
qui est montée sur nombre de véhicules 1886 Les Allemands Otto, Wilheilm Maybach, Karl Benz et Gottlieb Daimler créent des moteurs à essence à 4 temps
1886 Les Allemands Otto, Wilheilm Maybach, Karl Benz et Gottlieb Daimler lancent le premier tricycle. C'est le début de l’histoire de Mercedes qui va commencer à
attirer la clientèle française 1888 La première concession est créé par Emile Roger avec comme enseigne l'étoile argentée crééé par Karl Benz ,Gottlieb Daimler et
Wilhelm Maybach 1888 John Boyd Dunlop dépose le brevet du pneumatique après avoir modifié les roues du vélo de son fils 1898 Le comte
Gaston de Chasseloup-Laubat établit le premier record de vitesse à 62,23km/h sur une Jeanteau électrique 1889 Daimler présente le premier quadricycle à pétrole
1889 Wilheilm Maybach et Gottlieb Daimler inventent le moteur en V 1889 Le Français Forst Fernand met au point le moteur 4 cylindres
et 6 cylindres en ligne à 4 temps, tandis que le moteur en étoile datant de 1888 fait fureur dans le milieu de l’aviation 1890 Premier moteur avec chambre de
combustion séparée préparant l’apparition du moteur diesel inventé par Ackroyd-Stuart 1890 Vurpillod achète la première voiture sans cheval (une Peugeot à moteur
Daimler fabriquée sous licence par Emile Panhard et René Levassor) 1890 L’avion à vapeur est inventé en France par Clément Ader 1891
La première voiture électrique est mise au point par Morris et Salom, Appelée l’Electrobat, elle est fabriquée en petite série 1891 Michelin inventa le pneu
démontable dont l’utilité sera démontrée en course :un participant heureusement équipé de ce type de pneus subit d’innombrables crevaisons 1892 Wilheilm Maybach et
Gottlieb Daimler créent leur entreprise à Cannstatt 1893 Wilhelm Maybach invente le carburateur à gicleurs. Cette invention va permettre de faire varier la
puissance sur les moteurs essence de la production Daimler et Benz 1893 Naissance du certificat de capacité de conduire qui est maintenant imposé pour la conduite
des véhicules 1893 L'Allemand Rudolf Diesel invente un moteur 4 temps à allumage par compression. Le nom restera, mais le premier moteur Diesel date de 1862 pour
le principe et 1890 pour l’application 1895 Les Français Albert De Dion et Georges Bouton inventent le moteur à deux cylindres opposés aussi appelé Flat Twin
1895 550 voitures à gaz de pétrole circulent en France 1896 Le Français Louis Krieger électrifie un fiacre pour participer aux
premières courses de ville à ville (50kms par jour sur 12 jours) 1896 "En Angleterre, la loi "Locomotives Acts" est abolie. Il n'est plus obligé qu'un piéton
agitant un drapeau précède une voiture sans chevaux" 1896 En France, le préfet de police déclare obligatoire que le numéro du véhicule soit apparent. Motif invoqué
: retrouver les chauffards 1897 L’Allemand Wilhelm Maybach invente le radiateur à nid d’abeille facilitant le refroidissement par eau 1898
Renault invente la boîte de vitesses à prise directe qui autorise une vitesse égale entre l’arbre primaire et le secondaire (trois vitesses et marche arrière) 1898
Gottlieb Daimler crée le premier camion suite à une commande de British Motors Syndicate LTD 1898 Premier salon de l'automobile de Paris, organisé dans le
Parc des Tuileries. Pour être exposées, les voitures devaient venir de Versailles par leur propre moyen 1899 Le Français Leon Lefébvre invente l’allumeur
permettant de distribuer la haute tension sur chaque bougie suivant l’ordre d’allumage 1899 "La barre des 100 km/h est dépassée pour la première fois par Camille
Jenatzy à bord de sa "Jamais Contente électrique", une sorte de torpille en aluminium bourrée de batteries" 1899 Les premiers pare-brise apparaissent en verre
ordinaire (dangereux car éclatant sous un choc) 1899 Les premiers freins font leur apparition. La commande se fait par un levier agissant sur des tambours
1900 2897 véhicules circulent en France ! 1900 Le Français Louis Bonneville applique pour la première fois le train épicycloidale à
la boîte automatique 1900 Le Français Louis Krieger réussit l’exploit de parcourir 152 km sans recharger les batteries de sa voiture électrique
1900 600 marques de véhicules en France, 110 en Angleterre, 80 en Allemagne, 60 au USA, 55 en Belgique, 25 en Suisse et 20 en Italie 1901
Le salon de l'automobile de Paris s'installe au Grand Palais. Plus de 200000 visiteurs 1901 Le premier antivol de voiture électrique fonctionne en donnant
une violente décharge de courant à celui qui vient toucher les commandes de démarrage 1902 Panhard et Levassor inventent le premier moteur multisoupapes. Il en
possède 4 par cylindres et s’appelle le Centaur 1902 Léon Serpollet atteint les 120km/h sur une voiture de sa conception 1903
Premiers décrets régissant la circulation routière 1903 Le Français Gustave Désiré Liebau invente les bretelles protectrices pour automobiles qui s'appelle
aujourd’hui ceintures de sécurité 1904 Le torpédo électrique de Backer bat les 167 km/h 1904 La rocket à vapeur des frères Stanley
frôle les 212 km/h avant de décoller et se détruire totalement 1905 Immatriculation pour tous les véhicules, La numérotation est aléatoire et des lettres
distinguent les départements (avec l'augmentation des véhicules en service le système devient vite obsolète) 1905 L’Anglais Simms dépose le brevet du premier
pare-choc en caoutchouc monté sur une Simms-Welbeck 1906 Le Français Alfred Faucher dépose le brevet d’un miroir avertisseur pour automobiles plus communement
appelé rétroviseur 1908 Michelin invente le pneu jumelé directement appliqué aux poids lourds 1908 Delco (Dayton Engineering
Laboratories Compagny), aux USA, invente l’allumage haute tension utilisant une bobine d’induction Elle sera vendue en premier à Cadillac 1909 Une Blitzen Benz est
la première voiture à dépasser les 200 km/h pilotée par Victor Hemery 1909 Benz dépose le brevet de la préchambre de combustion qu'un de ses salariés a découvert.
Ce brevet annonce les moteurs diesel à injection indirecte 1909 Le Français Michel Frenkel invente le pot d’echappement catalytique afin de désodoriser les gaz
d’échappement produits par le moteur 1909 Edouard Benedictus invente le pare-brise feuilleté évitant les coupures en cas de bris de glace
1909 Premier projet d’autoroute à l’ouest de Berlin. Il devait faire 10 km 1910 L’allemand Föttinger invente le convertisseur de
couple dont le principe reste appliqué à toutes les transmissions automatiques 1910 53000 véhicules circulent en France 1910 Barney
Oldfield atteint les 210 km/h sur sa Blitern Benz, à Daytona Beach 1910 Kegresse Adolphe, au service du tsar de Russie invente la chenille souple. Ce brevet
appliqué en 1920 par Citroën et Unic équipera les véhicules de la croisière jaune en 1931 1911 Labourdette invente sur Rolls Royce le premier toit ouvrant
1912 Le démarreur électrique et l’éclairage électrique apparaissent en série au USA chez Cadillac 1913 Henry Ford introduit la
production à la chaîne en produisant la Ford T 1913 N Otto s'associe avec un fabricant de moteurs Munichois, Karl Rapp 1914 Les
freins sur les roues avant apparaissent (testés avec succès au grand prix de l’ACF 1914) 1914 Les Americains créent la première voiture tout acier
1914 Première route goudronnée aux USA. Elle joint l’île de Long Island au continent 1914 Le premier feu rouge électrique est mis en
service aux USA à Cleveland 1917 L’Anglais Wilson invente la boîte de vitesse présélective pour équiper des chars de combat. Cette invention réservée aux véhicules
industriels sera toutefois montée sur les Talbot francaises 1918 Un marchand de voiture d’occasion de Chicago lance la location de voiture. L’affaire sera reprise
par John D Hertz en 1923 1918 Paul Daimler, fils de Gottlieb, met au point le premier compresseur qui sera appliqué à l'aviation 1919
André Citroën introduit en France la production en grande série : environ 100 voitures par jour (type A) 1919 90000 véhicules circulent en France, contre 6
millions aux USA 1919 Paul Daimler, fils de Gottlieb, applique son invention de 1918 à l’automobile sur une Mercedes à compresseur Roots
1919 L’Anglais Henry Ricardo crée la chambre de turbulence autorisant les premiers moteurs diesel rapide 1921 L’Anglais Folberth
invente les premiers essuie glaces. Ils sont commandés par la dépression du moteur, étrange que cette invention soit anglaise ? 1921 Réalisation du projet de 1909
et création d'une autoroute longue de 10 km à l’ouest de Berlin 1922 "Naissance du permis de conduire. Il remplace le "certificat de capacité valable pour la
conduite des véhicules " né en 1893" 1922 Apparition du code de la route disant déjà qu’il faut rester maitre de sa vitesse et de son véhicule
1923 Le premier feu rouge électrique apparaît dans Paris 1923 Début des 24 Heures du Mans. La première victoire revient à une Chenard
et Walcker, avec une vitesse moyenne de 92 km/h ! 1923 Voit apparapître le pneu basse pression 1924 "La "croisière noire", expédition
d'autochenilles traversant l'Afrique, est organisée par André Citroën jusqu'en 1925 pour concurrencer Renault" 1924 Le brevet Perrot Lockheed vendu à Chrysler
décrivait une commande combinant un frein hydraulique à pied et un frein à main 1924 Création de l'autodrome de Montlhéry qui fermera ses portes en 2004 car trop
dégradé 1924 La première autoroute italienne est mise en service (Milan-Varèse) 1925 En France, Citroën crée la première voiture tout
acier 1926 Pierre Fenaille et Jean Grégoire, grâce au joint homocinétique Tracta, rendent concevables les véhicules tractions et de ce fait les 4*4 puisqu'il n'y à
plus de problèmes techniques 1926 Renault, avec une NM 40cv profilée, établit le record de 24 h à la moyenne de 173.7 km/h avec un 6 cylindres de 9 litres
1927 Une Sunbeam profilée équipée de deux 12 cylindres de 45 litres bat les 328 km/h. C'est la limace (Slug), pilotée par Henry Segrave
1927 L' allume cigares apparaît pour la première fois dans une auto 1928 Un million de véhicules circule en France
1928 Invention du synchro qui équipe dorénavant les boîtes de vitesses et évite de ce fait les craquements aux changements de rapports 1928
Un nouveau système d'immatriculation des véhicules est lancé, utilisant des séries de 10000 assorties de deux lettres correspondant aux départements 1929
Volvo est le premier constructeur à monter en série le pare-brise feuilleté dont le brevet date de 1909 1929 La Golden Arrow, équipée de son moteur de 24
litres de cylindrée développant 1000 chevaux, atteint sur une plage de Daytona la vitesse de 372.4km/h 1929 Cord lance la première traction avant produite par
Auburn Automobile Compagny. Elle cessera d’être produite en 1932 suite du Jeudi noir 1931 "Citroën lance la "croisière jaune" afin d'explorer l'Asie sur une
distance de 12000 kms" 1931 Maurice Goudard invente le starter 1932 La Bluebird de Malcom Campbell dépasse les 408km/h
1932 Peugeot sur le circuit de Miramas bat les 2650 km en 24 heures à 110 km/h avec une Peugeot 301 profilée 1933 André Lefebvre
propose le concept de le Traction Avant. Louis Renault le renvoie, mais Citroën va travailler sur ce nouveau concept 1933 Michelin invente le pneu à clous
permettant de rouler sur la neige 1933 L’Allemand Abraham Neimann invente le premier antivol de voiture de grande série après s’être fait volé sa voiture
1934 1300000 voitures circulent en France 1934 La Citroën Traction 7 chevaux est présentée comme la première traction avant dont
l'idée revient à André Lefebvre 1934 Le premier feu tricolore tel que nous le connaissons apparaît dans Paris 1934 Premier moteur
disposé en position centrale dans une voiture. C'est l'Auto Union V 16 conçue par le Dr Porsche 1935 2 millions de véhicules circulent en France
1935 Les premiers parcmètres créés et fabriqués par Carlton Magee sont installés au USA dans l’Oklahoma 1937 Naissance de la SNCF.
Cette société nationale va imposer ses productions ferroviaires et faire cesser les activités de Bugatti dans ce domaine 1937 42000000 voitures circulent en France
1937 La Thunderbolt de Georges Eyston dépasse les 500 km/h 1938 La Tatra V 8 de 1938 est la première voiture à posséder un CX de 0,36
(mesuré en 1982 en soufflerie chez Volkswagen) 1938 Lancement de la Volkswagen Coccinelle dont l'étude fut lancée par Adolph Hitler 1939
Peugeot monte dans une 402 taxi un moteur diesel 1942 "Apparition de la Jeep (Willys). Ce fut le précurseur du véhicule "tout-terrain moderne"
1945 La loi Pons impose aux constructeurs d'automobile, pour aider au redressement de la France, de cesser la fabrication d'automobile au profit de celle des
utilitaires 1946 Michelin invente le pneu à carcasse radiale équipant en premier les Tractions avant puisque Citroën appartenait à Michelin
1946 La première autoroute française est mise en service. Commencée en 1936, le premier tronçon long de 29 km allait donner naissance à l'autoroute de l’ouest
1946 Après la guerre, moins de 1700000 véhicules circulent en France 1946 Lancement de la Renault 4CV 1947
La Railton Mobil Special pilotée par John Cobb atteint les 634 km/h 1947 Pierre Cibie invente les feux de croisement. Un déflecteur dévie le faisceau
lumineux de la lampe. Il s'ensuit une norme internationnale 1947 Naissance de la marque Ferrari 1948 "Lancement de la Citroën 2 CV
"Deuche" 1948 Michelin invente le pneumatique X à structure radiale. 1949 Le Français Pierre Stehle brevète le rétroviseur qui
bascule pour éviter l'éblouissement par les véhicules qui vous suivent 1950 Le système d'immatriculation que nous appliquons encore en 2004 est mis en service
1950 La première direction assistée est montée sur des camions de la marque FAUN 1951 Suite à la nouvelle réglementation de 1950 sur
les immatriculations, les semi remorques sont obligés de rechanger d'immatriculation pour différencier le camion de la remorque 1952 Commercialisation du premier
moteur V6 ouvert à 60°. D'origine Lancia, il équipe l'Aurelia B20 et développe 120 ch pour un 2,5 l 1952 Sur l'autodrome de Montlhéry, une Jaguar XK 120 bat 5
records dont les 27119 km à 161,2 km/h 1952 L’Americain Hetrick invente le premier sac gonflable intégré à la colonne de direction. Celui-ci se déclenche en cas de
choc et annonce l’airbag 1953 Oldsmobile Cadillac et Buick montent la direction assistée de série sur leurs véhicules 1954 Le
constructeur espagnol Pegaso propose le premier les ceintures de sécurité en série sur ses modèles de tourisme 1954 Sur l'autodrome de Montlhéry, la Vernet Pairard
(4cv modifiée) bat huit records à plus de 170 km/h de moyenne 1954 Apparition des premières Formules françaises de production Monomill 1955
Apparition des freins à disques montés de série sur la Jaguar XK 140 et la Citroën DS 19 1955 Cooper monte pour la première fois en F1, un moteur en position
centrale. Cooper sera champion du monde 1959 et 1960 grâce à cette architecture qui dès 1961 sera reprise par tous 1955 Ford monte pour la première fois un
dispositif automatique bloquant les portes du véhicules dès que celui-ci avance 1955 Michelin invente le premier pneu Tubeless (pneu sans chambre à air doté d’une
valve spéciale) 1956 L'Allemand Felix Wankel met au point le moteur à pistons rotatifs qui sera produit par NSU 1956 Apparition de la
vignette automobile en France 1958 Les automobilistes doivent maintenant assurer leurs véhicules 1962 L'Américain Robert Kearns
invente l'essuie-glace intermittent, le plus dur pour lui sera de traquer les fraudeurs ne voulant pas payer les royalties 1962 L'ampoule à iode, brevetée en 1896,
est utilisée aux 24 Heures du Mans. Les véhicules de tourisme de série devront attendre 1964 ! 1963 Lancement de la Porsche 911 1963
Volvo, après 5 ans d’études, présente en série la ceinture de sécurité 3 points 1963 La Bluebird CN7 Proteus, équipée d’un turbopropulseur Bristol Siddeley
de 4500 cv, bat les 648.6 km/h sur terre. Cet engin ressemble à une fusée posée sur quatre roues 1964 La Spirit of America de Craig Breedlobe dépasse les 846 km/h
1965 Michelin présente le XAS un pneu asymétrique utilisé à partir de 1968 en compétition (Formule France) 1965 Sur l'autodrome de
Montlhéry, la Peugeot 404 diesel équipée de deux moteurs Indénor bat 40 records dont les 72 heures à 161,5 km/h 1966 Le premier système antipatinage est monté en
série sur l'Oldsmobile Toronado 1967 La ceinture de sécurité est rendue obligatoire en France aux places avant des véhicules de tourisme
1967 Apparition de la première compétition formule Ford à Brands Hatch en Angleterre 1968 La première transmission à variation
continue (Variomatic) équipe les véhicules hollandais Daf avant d’équiper les Volvo de bas de gamme 1968 Lancement de la Fiat 500 1969
Relance du Bol d’Or, mais cette compétition sera dorénavant réservée aux motos 1970 Gary Gabelich avec sa fusée à trois roues dépasse les 1000km/h avec la
Blue Flame 1971 Renault monte pour la première fois un pare-choc en polyester sur la R5 1971 Les premières limitations de vitesse à
90 km/h sont mises en place 1973 Triumph au travers de la Dolomite Sprint sort en série pour la première fois une voiture équipée d'un moteur 16 soupapes
1973 Bosch met au point le premier systeme anti bloquage (ABS). Ce dispositif sera monté en série en 1978 chez Mercedes 1974 General
Motors met au point le pot catalytique pour alimenter les marchés qui imposent des émissions polluantes plus faibles (Amérique et Suisse) 1975 Michelin présente le
pneu TRX dont les dimensions spéciales amèneront des contraintes aux utilisateurs fidélisés 1976 Michelin présente le pneu XZX 1978
Peugeot propose le premier turbo-diesel sur une voiture de grande série. Son haut de gamme : la Peugeot 604 1978 L'ABS est monté de série sur la Mercedes
Classe S : c'est la première voiture a adopter l'Anti Blocage Système 1978 Paul Lipschutz invente le système de verrouillage à distance des portes des voitures. Ce
système est aujourdhui monté en série par pratiquement tous les constructeurs 1980 Audi présente la 80 quattro en démontrant que la transmission intégrale peut
servir la sécurité pour les voitures de tourisme et assurer l'efficacité sur les modèles sportifs 1981 Ron Dork pour le compte de General Motor essaye le prototype
de cartes routieres électroniques par satellites. Monté sur une buick 1981 Mercedes commercialise l’airbag après avoir repris les travaux de 1952. Presque tous les
constructeurs vont l’adopter 1982 L’Anglais Edward Bruneau invente le marquage antivol 1983 Nissan invente l’essuie glace capable
d’adapter sa vitesse à l’intensité de la pluie 1983 Lancement de la Peugeot 205 1984 Renault va lancer l'Espace. Ce projet de
véhicule monospace Matra, sera tout d'abord proposé à Peugeot qui n'en voudra pas. Cela ne marchera jamais... 1984 "Le salon de l'automobile de Paris est rebaptisé
"Mondial de l'automobile" 1985 Bosch met au point un système d’allumage électronique permettant d'alimenter séparément chaque cylindre 1987
Boge commercialise les premiers amortisseurs variables électroniquement. Appliqué d'abord chez BMW sur les M3, 635 et 750, il sera plus tard également appliqué chez Lancia sur la Thema
8.32 1987 Les recherches s’orientent vers un carburant vert fabriqué à partir d’huiles de colza destiné à remplacer le gazole. Le Diester ne naîtra que dix ans
plus tard 1988 Venant du Japon, le CVT, une adaptation du variomatic de Daf, permet de transmettre le couple aux roues en l'adaptant au régime du moteur.
Diminution des émissions polluantes 1988 L’embrayage électronique est présenté par Valeo. Ce système permet la suppression de la pédale d’embrayage tout en
laissant un fonctionnement manuel de la boîte de vitesse (Ferrari Mondial T) 1989 Osram invente la lampe à décharge appliquée à l’automobile
1989 La suspension Hydractive adaptant son réglage suivant le type de conduite et l’état de la route permet d’éviter le roulis (Citroën XM)
1990 Le télépéage est développé en France par Edysel et l’Electronique lyonnaise 1990 Duo, la première voiture Hybride, est présentée
par Audi (fonctionne alternativement avec un moteur thermique et un moteur électrique : trois fois moins d'émissions polluantes) 1991 Valeo et ses partenaires
européens présentent le projecteur au néon appelé aussi lampe à décharge permettant une vision nocturne trois fois plus importante 1993 Le Volback fait son
apparition. Ce système permet, grâce à la puce dissimulée dans le véhicule, de suivre celui-ci à la trace 1994 Renault propose un embrayage électronique sans
pédale sur la Twingo. La technique (calculateur et un actionneur) vient des F1 Williams-Renault 1995 Porsche en collaboration avec Bosch présente la boîte de
vitesse Tiptronic qui reste d’un usage manuel tout en étant commandable sur le volant à l’aide de contacteurs 1996 Citroën propose le système Activa, ce qui
procure à la Xantia un niveau de liaison au sol jamais égalé 1996 Les études d’émulsion d’eau dans du gazole engagées par ELF donnent naissance trois ans plus tard
à l’aquazole. Utilisé sur poids lourds et bus afin de diminuer les émissions polluantes 1996 Suite aux travaux de 1981, un système de navigation est lancé par
Philips (Carin) et Renault (Carminat). Cet appareil GPS donne le trajet le plus court en partant de la position du véhicule 1998 PSA monte en série le moteur
diesel HDI dont la rampe commune alimentée à 1350 bars permet une injection directe de gazole dans les cylindres (diminution les émissions polluantes) 1999 Renault
équipe la Megane du premier moteur essence à injection directe (au lieu d’injecter dans le collecteur d’admission, l'injection se fait directement sur le piston) 1999
Aux 24 heures du Mans la Mercedes CLR décolle en bout de la ligne droite des Hunaudières 2000 Peugeot sorte le premier filtre à particules fonctionnant avec
additif. Ce dispositif monté sur la 607 2200 cm3 HDI inaugure la génération des diesels propres 2000 Bosch lance la deuxième génération de Common Rail avec une
injection à 1600 bars plutôt que les 1350 bars du départ 2000 Saab présente le moteur à taux de compression variable géré électroniquement. Le SVC permet de mieux
adapter les performances moteur et de ce fait diminue les émissions et la consommation 2000 Porsche propose en option sur la 911 Turbo des disques de freins en
céramique améliorant le freinage de façon considérable. 2000 Michelin présente un essieu monté sur bagues caoutchouc 2000 Toyota
produit en série la Prius, véhicule hybride fonctionnant indifférement à l’essence ou à l’électricité 2000 BMW lance le C1. Cette moto d'un concept nouveau intègre
un arceau permettant de pouvoir circuler sans casque en parfaite sécurité. 2000 Michelin invente le Pax Système permettant de rouler crevé. Cela consiste en une
rigidification des flancs des pneus empêchant le déjantage.
Serge Clarens.
:
Tantôt en France, tantôt en Argentine. Témoin de deux mondes d'agriculteurs. En Argentine avec les OGM et le semis direct. En France avec les contraintes imposées de toutes natures et en particulier par les écologistes.
Derniers Commentaires