recueil de souvenirs et de réflexions

Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 10:31
                                                                                                                         Dans la pampa les chevaux servent pour rassembler les bêtes, les conduire au corral, attraper les jeunes pour les châtrer ou les marquer. Le cheval est l'outil indispensable, infatigable, fidèle à son cavalier et fait partie du paysage. 
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C'est une race locale "le criollo" qui s'est faite toute seule par le croisement des chevaux de sang arabe amenés par les Espagnols au XVIe siècle et des chevaux sauvages. La sélection naturelle d'animaux vivant en toute liberté dans la pampa va donner un subtil coktail: un cheval de petite taille, pas très lourd( 450kg) en moyenne et une robe de couleur variable. L'animal est rustique, bien adapté aux longues distances des grandes parcelles, il remplace avantageusement le véhicule tous terrains hors de prix. Il ya sur le campo pas moins de 25 chevaux. Tous ne sont pas dressés. Mais chaque péon  peut avoir à sa disposition 7 montures très dociles. Chaque matin le gaucho ou péon s'en va surveiller les animaux, les attrape au lasso quand il en voit un blessé ou malade pour le soigner. Il surveille de très près également l'état des clôtures et de la disponibilité de l'eau. Chaque parcelle fait entre 70 et 140 hectares. L'après midi avec un cheval frais, ce sera d'autres troupes à aller voir. Si un veau est né, il faut s'en emparer, lui faire un vaccin, lui mettre un produit antiseptique sur le cordon et le marquer à l'oreille. Le gaucho, en principe se débrouille seul pour toutes ces tâches. Les vêlages en général se passent la nuit et sans intervention. Il y a toujours des exceptions. Dans ce cas, aujourd'hui  chaque péon a son téléphone portable et appelle le patron d'abord, puis si nécessaire un camarade ou directement le vétérinaire. De jour comme de nuit le gaucho reste un être isolé, il vit dans le campo. Le cheval et son chien sont ses compagnons.
Quand le gaucho aperçoit très haut et parfois très loin dans le ciel des vautours faire des ronds. C'est le signe presque certain qu'un animal est crevé ou très handicapé. Alors il se rend sur place pour voir.
Chaque péon tient un carnet de naissance à jour. Il y inscrit aussi, quand cela se produit, la perte d'un veau ou d'un animal. De sorte que le patron peut connaître à chaque moment la quantité de veaux femelles ou mâles nés dans la saison.
Si une vache crève, elle reste sur place. Le service d'équarrissage passera et tout disparaît en 2 jours sauf bien entendu les os. Les rapaces qu'on appelle COUERBOS se chargent de cette besogne "gratuitement".Pedro-et-Miguel-castrent-un-veau.jpg 

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Des cavaliers émérites.
 Il tient d'une main les deux rennes et de l'autre la cravache. La selle recouverte d'une peau de mouton est un véritable fauteuil. On doit s'imaginer que le gaucho passe au moins 6 à 8 heures par jour sur son cheval.
Comme on le voit parfois, ces hommes pratiquent un sport qu'on appelle "la doma". Il s'agit de tenir à cru sur un cheval sauvage au moins 12 secondes après lui avoir ôté le sac des yeux au coup de pistolet de départ. On ne compte pas les fractures...

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Un cavalier s'est tué dans une doma au festival de la ville de "Jésus Maria" province de Cordoba, cette semaine 10/01/10
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Et de un
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Et de deux

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Et de trois... Cheval bien dressé !
Nous étions à la pêche sur le rio salado quand j'aperçois cette opération de passage à la nage du cheval et des paysans pour se rendre sur une île du fleuve.

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : entre deux mondes
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 09:42
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C'est le moment de sortir les belles photos pour se préparer à fêter NOËL.

Ils sont béats d'admiration! Ce sont des photos de deux continents.

 En Argentine ce sont les feux d'artifices partout dans les villes et le moindre villages, le soir de NOËL. 

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en-attente 0180en-attente 0179Dans l'Orne se sont des illuminations qui valent le déplacement. 


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Ici en ARGENTINE!
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 15:58

 

PENDANT CE TEMPS A L’AGENCE;

 

Depuis l’année 77, nous perdons de gros contrats et la concurrence se fait vive. En contre partie, l’année suivante je récupère une grosse affaire chez LMT: Le Comité d’Entreprise. En 86, LMT fond les plombs et le contrat s’arrête.

J’avais un client BELGE Mr B.. Je ne le connaissais que par les courriers échangés. Il était arrivé de sa Belgique nommé directeur commercial chez Hoecht dans les Tours de la Défense. Je me disais, il faut faire sa connaissance et je prends rendez-vous. Au cours de nos conversations, il me demande :-« si vous étiez à ma place qu’est-ce que vous feriez ? » ; -« dites-moi ? » ; -« On veut m’embaucher pour devenir directeur d’une entreprise et on me propose de doubler mon salaire » ; - je lui dis :  « Je voudrais connaître mes limites ».  Devenu directeur d’une Société appartenant à PERDRIEL  le patron du Nouvel Obs, Il me donne tous les contrats de cette Société, après consultation et mise en concurrence avec un grand groupe de courtage .Plus tard, il me fait assurer une autre entreprise à BEAUNE ainsi que, par ricochet,  tous les assurances pour les cadres du Nouvel Obs.

 

Affaire de S.  L

 

En 1987, une opportunité très particulière se présente. Il s’agit dune expropriation. C’est l’affaire de S. L.. .

Je ne connaissais rien en matière d’expropriation. Pourtant je propose d’accompagner dans les démarches pour contrer, assister, conseiller C et Y. Il s’agissait d’une exploitation encore très largement en friches achetée 2 ans auparavant au nom du fils Y. Une contenance de 70has, le prix d’acquisition avait été de 700.000 Frs. Le PORT AUTONOME de Bordeaux en offre pour l’expropriation 2 ans plus tard 1.400.000Frs

Je fais d’abord nettoyer les alentours des bâtiments, c’est d’ailleurs Régis qui fit ce travail. Puis j’établis un album photos avec légendes pour servir de mémoires. J’obtiens même un contrat de fortage sous réserve, avec l'entreprise M, qui devint un très bon client en assurances. J’ai compté avoir parcouru pour ce dossier 17000 kilomètres.

Lors du jugement, nous obtenons 2.100.OO0 Frs d’indemnisation. Alors que j’argumentais pour réclamer 12.OOO.OOO. Et subsidiairement, je réclamais leur réinstallation sur une ferme plus grande vers ALBI dont l’achat s’élèverait à 6000 000 de Frs.  Nous faisons appel et, je fais un recommandé pour rappeler que le juge avait oublié d’indemniser une culture en terre, en l’occurrence un semis de colza. Cet élément c’était le grain de sable qui a bloqué le processus d’expropriation. En effet, l’appel n’est pas suspensif de l’expropriation proprement dite. Mais avec ce grain de sable la procédure tombait à l‘eau.

Le port autonome convoque les D S L à une réunion en vue de trouver un compromis à l’amiable. J’avertis mes « clients » de s’armer de patience et de se prémunir contre la faim, car la partie risquait de se jouer à l’usure.

Ce fut la négociation la plus dure, la plus belle et, aussi quelque part la plus décevante que j’aie jamais vécue. Nous réussissons à obtenir une indemnité de 4.800.000Fr.

Les de S L m’ont honnêtement récompensé pour cette aide. J’avais un engagement du même montant avec un particulier. Je suis allé lui proposer de le rembourser. Il a refusé au motif que le prêt était consenti pour 10 ans. Il n’y en avait que 4 ans d’écoulés. C’est en 94 que nous avons pu effectuer le remboursement.

C’est avec le reliquat de ce placement et la vente de mon portefeuille que j’ai acheté le campo en Argentine.

Pourquoi une déception?

            1)- parce que j’appris par la suite que les politiques avaient accordé d’aller jusqu’à 6.000.000Fr.

            2)- et surtout parce que Y, le fils de S L n’a pas été correct vis-à-vis de ses parents, lesquels ont longtemps éprouvé de grosses difficultés.Tacanitas.jpg

 

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 19:57

Il est super, l'ami qui pose pour la postérité, hein Clément...? L'automne, dans les fermes parmi les travaux, il y a toujours le ramassage des pommes. Dans le passé on pilait les pommes jusque tard dans la saison. Le grugeoire est tourné à la main. Puis à l'aide d'une pelle les pommes broyées sont déposées par lits d'environ 15cm. Chaque lit est recouvert d'une couche de paille de seigle peignée. Ensuite viennent les planches et les BLINS qui seront pressés par le MOUTON juste au dessous de la presse. Le grand levier servira à pousser et tirer entrainant à chaque fois la roue ou "écrou" pour serrer l'ensemble grâce à des cliquets, jusqu'à ce que le mare ne contiennen plus de jus. On stoque le jus en tonneaux. Celui-ci sucré jusqu'au début du printemps fermente et devient alcoolisé  alors on en distillait la majeure partie dans l'alambic ambulante pour faire le CAVADOS. Le droit sans taxes pour la consommation familiale était de 10 litres d'alcool pur. Bien souvent il en était fait d'avantage pour vendre illégalement à un degré très supérieur aux normes du commerce. Mais de cela on ne parlera pas.
 Une partie sera mis en bouteille, "le cidre bouché" quand le peson indique 1020. Le reste tiré à la champlure(robinet en bois de buis) sert  ou servait à la boisson quotidienne de la famille.

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 21:20

Demandes et on te donnera:

 « - demandes et tu obtiendras », « - cherches et tu trouveras ».

Il en fut de même pour "les parcelles du CEA; les pare feux de LUGOS, Parigny, Vasquez, Boecken".

Savoir provoquer et saisir les opportunités et PERSEVERER. Juste le premier pas DE LA DECISION coûte.

 

Nous avions à l’époque deux tracteurs FORD, l’un, un 8000, et l’autre un COUNTY 4 roues motrices et directrices.

Pour être prêt à semer le CEA en  Avril Mai, nous passions un rotadairon autant de fois que nécessaire. Ce « rotavator » broyait les végétaux y compris des petits pins jusqu’à 8 ou 9 cm de diamètres.

L’ouvrier travaillait le jour. Je prenais le relais entre midi et 14h. Je reprenais le volant de 19h à 7h du matin semaine entière. Pour tenir éveillé, j’avais du miel et du chocolat. La nuit il y avait parfois du brouillard. Je tournais autour « du travail » sans savoir où je me trouvais. Je ne pouvais m’éloigner du dernier passage, je ne savais pas où était la sortie.

Le 14 mars, le soir j’avais mis le feu à tous les andains de souches, la fumée ne se voyait pas dans le brouillard!  Le lendemain, je vais au salon de l’agriculture avec un ami. A la radio, on entend aux nouvelles qu’un incendie gigantesque s’était déclaré sur la commune de SAUGNAC ET MURET.???

Coïncidence, « -c’est moi qui suis responsable » angoisse!

Plus tard par les infos, on donne la localisation. C’était au bord de la 10; 1100 hectares en fumée.

Plusieurs années, le CEA était irrigué par le moyen d’enrouleurs. Les pompes fonctionnaient l’une avec le moteur BERLIET et l’autre avec le moteur HANOMG du tracteur coupé en deux dans l’accident d’Alfredo.

Régis et François Xavier avaient la responsabilité  pendant toutes les grandes vacances. Ils étaient bien jeunes pour débrancher les prises d’eau, déplacer les gros tuyaux de 5 pouces pleins d’eau.

Durant ces années 78, 79, 80, Valérie était responsable du déplacement du GEANT de PARIGNY. Impressionnant de voir ce grand oiseau avancer lentement entre les rangs sans casser de maïs, jusqu’à sa position suivante, débrancher et déplacer les tuyaux de 5’ pouces. Aller démarrer le moteur, attendre que la pression monte, et quand la pression atteignait 10 kilos, d’un seul coup un tuyau qui se débranchait. Elle devait repartir, trouver l’endroit dans la boue jusqu’au genou et chercher le joint, rebrancher, redémarrer. Parfois, elle pleurait, mais aussitôt après c’était la plage.

Marie Christine avait la responsabilité de plusieurs bigboss. Avec le « baquèire ». Ces appareils portaient un canon et un mécanisme à câble  avec turbine pour faire avancer l’appareil sur 400 mètres. Mêmes difficultés avec les tuyaux. Il ne fallait pas déroger à la technique de préparation et de déroulement du câble. Tant que Marie Christine s’est occupée de ces appareils il n’y avait jamais de problème. Si le baquèire  s’en occupait avec Patrick, sans arrêt il y avait des pannes. Marie Christine savait redonner courage, commander et aussi remettre de la bonne humeur dans l’adversité par une blague, un bon mot pour se moquer gentiment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JEAN MICHEL

 

 

Jean Mi, a eu très tôt la responsabilité d’arroseurs, et il aidait à la mécanique. On le voit sur une photo devant un BIGBOSS cassé.

Par la suite, c’est comme s’il n’avait jamais eu besoin d’apprendre: conduite de la pelle, réglage de la charrue, manipulation de l’ordinateur sans avoir eu le moindre cours.

Rien ne lui est étranger du monde végétal: culture de haricots, gazon, maïs doux, soja, carottes. En plus, il possède le don pour les relations humaines et commerciales.

Avec lui, nous avons obtenu quelques rendements spectaculaires:

* un Atréa 140qx au CEA, 145qx dans la friche de droite sous Bigboss

 Un Carla à 120qx toujours avec un bigboss.

C’est lui qui a construit le grand auvent du hangar ainsi que son prolongement pour l’aire de stockage à base de coffres métalliques, des emballages de pompes immergées pour l’extraction du pétrole.

C’est lui qui a exécuté les réseaux d’eau et d’électricité enterrés.

            L’entretien méticuleux et autres grosses réparations comme avait commencé à l’entreprendre avec audace Régis (et le fait aujourd’hui FX) sur le matériel en général permet:

* des économies de pièces de rechange,

* de précieuses économies en pertes de temps, lorsque justement, il est urgent d’agir pour éviter une chute de rendement.

* de garder la machine au-delà du temps comptable d’amortissement, de sorte que le prix de revient diminue et permet d’autres investissements.

Ainsi certains tracteurs de l’exploitation ont trente ans.!.

 

 

 

 

 

 

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : Le monde paysan
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