Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 07:06

 

KYLIAN a atterri avant hier pour un long voyage sur notre planète.

 

D’où vient-il ? "Souviens-toi homme que tu es poussière et que tu retourneras en poussière"? (Génèse 3-19)

 

   - Tu viens des étoiles (signe astral) et de cette terre pour ta composition charnelle. En fait c’est la même chose. Ta mère s’est nourrie et t’a nourri de lait, de viande, de légumes, de fruits ETC. Derrière ces nourritures ou avant il y a l’animal pour le lait et la viande. Avant, il y a l’herbe, les céréales (soja, maïs, blé). Avant il y a la terre (les corps et les âmes devenus minéraux, mélangés à la matière organique végétale), l’eau (du sol charriant ses atomes d’esprit des morts et la pluie des nuages), l’air (dont personne ne maîtrise le chemin,  ni l’origine "étrangère") et le feu atomique du soleil (la lumière) comme aussi de la lumière artificielle, elle peut venir de la combustion de carbone ou d’usines centrales nucléaires...Kylian est déjà un voyageur sans frontière.http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRXh6wIWuMIM3kCnmnZLTsxljkGitKHSDAfH4CqPhpNQmVC11g1

 

- De l’au-delà,  Du centre de la terre : donc d’un astéroïde, d’une planète, ou d’une étoile qu’on appelle terre.

 

Origine du nom Kylian:   Irlandais, C’est en évangélisant la Bavière au VIIe siècle que saint Kilian rencontra le duc Gosbert à Wurtzbourg. Celui-ci lui demanda de le baptiser, mais l’affaire était compliquée : Kilian devait au préalable obtenir la séparation du duc et de sa concubine. Cette dernière ne le lui pardonna pas ; elle se vengea en le faisant assassiner. La cathédrale Saint-Kilian de Wurtzbourg est aujourd’hui l'un des sanctuaires romans les plus imposants d’Allemagne. (sous toute réserve évidemment) 
.

 

Où et comment il a pris son billet? Lui a-t-il fallu subir les grèves des taxis ou des cheminots pour se faire inscrire sur la liste d’attente ? Ou bien a-t-il programmé son voyage depuis sa planète Mars à 40° sous zéro ? A-t-il subi les attaques de dragons ou au contraire s’est-il décidé parce qu’il connaissait déjà la douceur d’une atmosphère qu’on appelle amour ? La curiosité toujours la plus forte. Le goût de la GRANDE AVENTURE ?. Voir comment c’est la conscience sur terre. A peine arrivé, le président de cette terre lui fait un discours d’accueil sans concession. Bonne augure pour son futur. Il sait à quoi s’en tenir ! Alors que cette commune qu'on appelle "France" avait la réputation de faire un pont d’or aux étrangers. Déception mais aussi prise de conscience rapide. Les temps ont changé. 

 

 Peu importe, après 9 mois 48 heures et 28 minutes, il a atterri  dans une banlieue de métropole sur le quartier St Martin à PESSAC le 29 Novembre 2011 à 8h32. 

 

Les 48h 28 minutes furent nécessaires pour traverser les dernières couches plus complexes de l’atmosphère. Pourquoi donc ? 

 

Tout simplement il s’est encombré de grosses valises de larmes d’or sous les yeux, ses « fontes » indispensables à la chevauchée fantastique de sa traversée et pour se faire accepter en fin de voyage par sa logeuse. Comme tout émigré, il doit payer cher et longtemps son intégration, son droit de pêcher et de chasser. Se faire accepter sans connaître l'idiome  et les coutumes. Souvent se faire piéger par un malentendu. On dit en Argentine « el derecho de piso ». Ses larmes d’or, il les distribuera en échange de nourriture, en échange d’une amitié, en échange d’une admission. Mais aussi par contrainte ou contrariété.

 

 Plus tard, après l'empilement de briques de savoir et de la mémoire collective, l'usage de toutes les flèches de son carquois pour créer son environnement et qu’il aura distribué tout son Or, il   créera, procréera, pour laisser une trace, une mémoire, un relai.
Et viendra le temps du retour à la poussière. Fin du voyage.
 

 

Son jeune arrière grand père ne peut s’empêcher de s’interroger, d’appréhender son avenir. Il en est certainement mieux conscient qu’il s’approche du besoin d’utiliser son billet de retour.

 

 Et lui souhaite bienvenue, bonheur et prospérité.
    Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.  (Rudyard Kipling)


 

 

 

 

Par Tacanitas - Publié dans : famille - Communauté : Vie privée
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 20:58
La Société de la LEGION D'HONNEUR a organisé une réunion conférence à la BONNE AUBERGE de LUGOS. Le titre du sujet de la conférence ce jeudi 24 Novembre: 
"le Bassin d'Arcachon de ses origines à nos jours".  6 Vidéos  
     
 
 
 




http://shaapb.free.fr/

Merci à Michel BOYE et AIME NOUAILHAS Président et secrétaire de la Sté Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch qui m'ont permis de publier leur conférence sur ces vidéos très imparfaites.
Tacanitas
Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : entre deux mondes
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 06:44

Si je copie certains articles, c'est que j'approuve les vérités qu'ils expriment. Et j'apporte ma contribution à leur diffusion.

Allègre: «L'accord signé par le PS est une félonie»

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Par Patrice De Méritens Mis à jour le 24/11/2011 à 16:53 | publié le 24/11/2011 à 16:44Réactions (362)
Claude Allègre, ancien ministre de l'Éducation nationale. (Crédits photo: LE FIGARO)
Claude Allègre, ancien ministre de l'Éducation nationale. (Crédits photo: LE FIGARO)
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INTERVIEW - Pour l'ancien ministre Claude Allègre, l'accord entre les Verts et le Parti socialiste est une trahison de tout ce qui a été accompli jusqu'ici pour préserver l'indépendance énergétique de la France.

LE FIGARO Magazine. -Quelle analyse politique faites-vous de l'accord PS/Verts?

Claude ALLEGRE. Je n'y vois rien d'autre que de la politique politicienne aboutissant à une aberration sur le plan économique et, finalement, à une trahison par rapport à la nation et à tout ce qui a été accompli depuis des décennies par tous les gouvernements -de droite comme de gauche- pour lui donner son indépendance énergétique. En tant qu'ancien ministre socialiste, je considère cet accord comme une félonie allant à l'encontre de ce qu'ont fait François Mitterrand et Lionel Jospin. C'est grâce au nucléaire que la France a pu résister mieux que les autres pays aux crises pétrolières. Cela montre à l'évidence l'inaptitude à gouverner de ces gens-là... Par ailleurs, sur le plan arithmétique, il est aberrant que les Verts, qui ne comptent quasiment pas dans le paysage politique avec les 3% dont les créditent les sondages, imposent leur volonté aux socialistes qui, pour l'heure, bénéficient de 58% d'intentions de vote à la prochaine présidentielle. C'est la démocratie à l'envers!

-Comment ont été menées les négociations entre les deux partis?

Claude ALLEGRE. Mal, car pour le PS, ce n'était assurément pas à Martine Aubry de les conduire. Lorsque nous nous sommes retrouvés dans la même situation, Jospin ayant été désigné comme candidat à la présidentielle de 1995, alors que Emmanuelli était le premier secrétaire, c'est naturellement Jospin qui a négocié avec les Verts. Là, de vous à moi -car je m'occupais du secteur-, nous avons été assez malins en signant l'arrêt de Super Phénix qui n'était rien moins qu'un gouffre financier -et technique, du fait de multiples pannes. Il fallait arrêter, de toutes manières. Mais quand les Verts ont commencé à parler d'un plan d'arrêt du nucléaire, autant vous dire que Jospin les a envoyés à la pêche! Seize ans plus tard, alors que s'aggrave la crise internationale et que nous allons devoir résister à de multiples pressions, ce marchandage irresponsable met en péril notre indépendance énergétique. C'est, au sens strict du mot, épouvantable.

Diriez-vous que les Verts sont devenus fous?

Les Verts ont toujours été fous. Ils sont semblables au Front national, de l'autre côté de l'échiquier politique, posant les bonnes questions et donnant les mauvaises réponses. Jusqu'à preuve du contraire, le PS a été historiquement le parti du progrès et de la croissance, ce dernier mot figurant à l'envi dans son programme, or le voilà avec un partenaire qui ne prêche que la décroissance. L'alliance est donc contre-nature. Et pour ce qui est de la disparité des forces, si François Hollande ne sait pas s'organiser pour résister à des Verts qui ne représentent au mieux que 3%, comment pourrait-il demain résister à la Chine sur des droits de douanes? On ne peut décidément pas confier la France à ces gens-là.

Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : entre deux mondes
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 15:12

LA VIE APRES LA FAILLITE en Argentine :http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTvzWuOyahrYZx2VEjYnFMKBoYoQGWrnCc2ap5VT0zMThUeZgKaUw

(Art du POINT par Olivier Ubertalli)

A quoi ressemble un Etat en banqueroute ? Retour à Buenos Aires dix ans après.

A la faculté d’économie de Buenos Aires, le musée de la dette extérieure argentine vaut le détour. Des étudiants vous racontent, chiffres à l’appui, l’histoire du naufrage argentin. C’était il y a dix ans « le chômage avait grimpé à 22%. Toutes les classes sociales manifestaient leur ras-le-bol dans un concert de casseroles décrit Stéfano notre guide. Tout ce gâchis provient de l’explosion de la dette sous la dictature des années 70 et sous la Présidence de Carlos Menem dans les années 90 ». Décembre 2001. En récession depuis déjà 4 ans, le pays s’enfonce dans la pire crise économique de son histoire. Le FMI refuse d’aider une nouvelle fois le gouvernement radical Fernando de la Rua, successeur du libéral Carlos Menem. Plus moyen de tenir la parité d’un peso pour un dollar qui servait d’arme anti-inflation. La fuite des capitaux avoisine les 200 milliards de dollars. Le gouvernement limite alors les retraits bancaires à 250 pesos par semaine (40 euros) : c’est le corralito (le petit enclos). Une quinzaine de coupures provinciales, les bonos portant des noms fantaisistes comme QUEBRACHO(des assignats locaux en fait) circulent pour pallier l’absence de cash. Dégoutée, appauvrie, une partie de la population pille les supermarchés. Les grèves se multiplient.  « Que se vayan todos »(qu’ils s’en aillent tous) entend-on dans les manifestations. C’est l’état de siège. Les 19 et 20 décembre, une quarantaine de civils meurent sous le feu de la répression policière. L’Argentine plonge en enfer.

Le chef de l’Etat fuit en hélicoptère le palais présidentiel. En deux semaines, l’Argentine change 4 fois de président et, fin décembre 2001, elle fait défaut sur sa dette publique extérieure. « L’Argentine est en faillite. Notre modèle pervers a jeté 2 millions de compatriotes dans l’indigence, détruit la classe moyenne et nos industries » se lamente le nouveau chef de l’Etat, un péroniste, Eduardo Duhalde. Il rompt le lien avec le dollar qui avait tué la compétitivité de l’Argentine et dévalué le peso. Les banques sont prises d’assaut. Mais les Argentins ont beau frapper contre les rideaux de fer, on leur interdit de retirer leurs dépôts. Certains perdent toutes leurs économies. Le chômage touche plus d’un quart de la population. La pauvreté, plus de la moitié. La nuit tombée, des dizaines de milliers de « cartoneros » ou recycleurs de cartons fouillent les poubelles.

Débrouille. « ce fut le pire Noël de ma vie » se souvient Javier Estebecorena. La trentaine passée, il ouvre avec son frère une boutique de mode en décembre 2001. Aucun client ne franchit la porte du magasin dans les premières semaines « Il n’y avait ni futur ni perspective d’amélioration. Ni cash, ni main d’œuvre, ni matériel » poursuit-il. Marcelo Ruarte et son fils Diego ont été licencié du BAUEN, un hôtel de luxe de la capitale. Le patron a filé à l’anglaise sans payer ses dettes. « nous n’avions même pas d’argent pour envoyer nos enfants à l’école » peste Marcelo . L’ancien réceptionniste sexagénaire s’est converti au troc, puis a enfilé les habits de cuistot, tondeur de pelouse et peintre en bâtiment. En 2003, Marcelo et Diego ont occupé puis rouvert avec d’anciens collègues l’hôtel BAUEN sous forme de coopérative. L’établissement emploie aujourd’hui plus de 160 personnes. Le BAUEN fait partie des quelques 200 PME en faillite « récupérées » par leurs employés. 10.000 emplois ont été ainsi préservés. Marcelo se réjouit : « Nous avons démontré que l’autogestion peut rapporter des bénéfices. Ne cherchez pas le patron. Nous sommes tous notre propre patron. »

A l’image du BAUEN, l’Argentine a sauvé sa peau à force de débrouille, et d’un peu d’autogestion. L’ex bon élève du FMI vanté par son directeur d’ALORS, Michel Camdessus, a repris son destin en main. Et ça marche ! Après l’enfer en 2002(chute de 11% du produit intérieur brut), le pays sort peu à peu du purgatoire. Il affiche une croissance à la Chinoise, de plus de 8% par an, sauf en 2008 (6,8%) et 2009 (0,9%) à cause de la crise internationale. Huit années successives de croissance… Du jamais vu dans l’histoire argentine. « Bien sur qu’on va mieux ! s’exclame ESTEBECORENA, dont le commerce est florissant. « Nous étions les rois du court terme. Nous avons découvert la stabilité et la prévisibilité ». Bref, de bonnes bases pour entreprendre, réduire la pauvreté et le chômage, tombé sous les 8%. Si le gouvernement est accusé de manipuler les statistiques officielles, l’embellie est bel et bien là. Les Argentins jouissent d’un salaire minimum et d’un pouvoir d’achat moyen parmi les plus élevés d’Amérique latine.

Son salut, l’Argentine le doit d’abord à son toupet. Elle a dit « BASTA » aux plans d’austérité et au FMI, puissance honnie. « J’ai du répéter trois fois à Horst Köhler, directeur du Fonds à l’époque, que l’Argentine retirait ses demandes de prêt. Il n’en croyait pas ses oreilles. » Se souvient Roberto Lavagna. L’ancien ministre argentin de l’économie (2002-2005) a piloté la plus grande restructuration de dette de l’histoire moderne. -102,5 milliards de dollars- avec une « décote » (réduction de la dette) de 75%. Début 2006, l’Argentine a remboursé d’une seule traite les 10 milliards de dollars qu’elle devait au FMI. Reste que les marchés financiers internationaux la boudent toujours. Ou lui propose des taux d’intérêts prohibitifs, considérant que le risque pays est trop élevé. Car Buenos Aires doit encore de l’argent à certains créanciers récalcitrants qui ont entamé des procès notamment aux Etats-Unis et au Club de Paris.

MESURES « K ». Bien sùr, le rebond n’aurait pas été possible sans la flambée des prix des matières premières agricoles, portée par la demande chinoise. Le prix du soja est passé de 200 dollars la tonne en 2002 à 450 dollars ces dernières semaines. Une aubaine pour le premier exportateur mondial de farine et d’huile de soja, deuxième pour le maïs et cinquième pour le blé. Un flot de devises (100 milliards de dollars par an) renfloue les caisses de l’Etat, qui prélève de fortes taxes sur les exportations. Elles atteignent jusqu’à 50 % pour le soja ! La formidable rente agricole des Argentins finance les mesures « K » pour KIRCHNER, Nestor, le mari qui a gouverné de 2003 à 2007, et sa femme, Cristina, réélue le mois dernier dès le premier tour de la présidentielle. Le modèle Kirchner passe par la relance de la demande, avec une aide spéciale pour les classes moyennes et défavorisées, comme le système « d’Asignacion universal por hijo » ( plus de 40 euros par mois donné à chaque enfant scolarisé). Le gouvernement subventionne aussi les tarifs de l’énergie, de l’eau et des transports. A Buenos Aires, le ticket de métro vaut 20 centimes d’Euro. La consommation est vigoureuse, les centres commerciaux bondés. Cette année, il se vendra en Argentine plus de voitures neuves qu’au Mexique ou en Espagne. Dans la pure tradition Péroniste, les Kirchner mènent une politique interventionniste et protectionniste. Ils n’ont pas hésité, en 2008, à nationaliser les régimes privés de retraite. Le redoutable secrétaire d’Etat au Commerce, Guillermo MORENO, met les sociétés au pas. Tel « le parrain », il reçoit parfois les chefs d’entreprise avec un révolver posé sur le bureau ! « Le gel des tarifs des services publics a mis les entreprises dans une situation intenable et, quelques-unes se sont vues contraintes à partir » rappelle Jean Edouard de Rochebouët, président de la chambre de commerce franco argentine. SUEZ a fui lorsque sa filiale Aguas Argentinas, a été nationalisée. Les « K » manient la carotte ou le bâton. Cristina Kirchner a ainsi lancé un plan de substitutions et d’entraves aux importations, afin de protéger l’industrie locale. Objectif : réduire de moitié les importations d’ici à 2020. Les importations sont sanctionnées, sauf, s’ils s’engagent à exporter. Cette année, la Barbie de Mattel a été bannie de la PAMPA. Pour que la poupée blonde fasse son come-back, le géant américain du jouet s’est engagé à distribuer en Colombie les briques encastrables de la marque argentine RASTI. Gonflé mais efficace. Désormais, les argentins pèsent 30% des ventes de jouets, contre 10% il y a 10 ans. Daniel Dimare, responsable marketing de Rasti, emploie une centaine de personnes, contre une dizaine en 2001. « Le gouvernement a revalorisé toute l’industrie nationale. Il a aidé les fabricants à améliorer leur production pour exporter. »

Néanmoins, le troc exportation pour importation crée des curiosités. La filiale de Porsche doit exporter du vin argentin, celle de BMW du cuir et du riz et celle de Hyundai du soja et des cacahuètes ! L’Argentine devient la championne du monde du protectionnisme, avec plus de 150 mesures, d’après Global Trade Alert. De quoi vider de sa substance l’Union douanière du Mercosur. Le voisin Brésilien, l’un des principaux fournisseurs, est très agacé. L’Argentine joue avec le feu. Les investisseurs étrangers boudent le pays. La pauvreté n’a pas disparu, et les cartoneros, s’ils sont moins nombreux, font toujours partie du paysage. L’inflation se réveille. Elle se situe à 10% prétend le gouvernement, démenti par la plupart des instituts privés, qui parlent plutôt de 20 à 30%. Enfin, et, c’est un signe qui ne trompe pas : les capitaux reprennent le chemin de MIAMI et d’ailleurs. Au point que Buenos Aires vient d’imposer un contrôle des changes. Les recettes de Cristina ne paraissent donc pas éternelles. Le FMI crie casse-cou devant le dérapage des dépenses publiques et des aides sociales.

Pas de quoi déstabiliser Paul Krugman, que fascine la résurrection du pays du tango. Le prix Nobel d’économie conseille même à la Grèce d’imiter Buenos Aire pour renaître de ses cendres. « L’exemple argentin montre que le défaut est une idée formidable » écrit-il sur son blog du NEW YORK TIME. Roberto Lavagna le « sauveur » de l’Argentine n’en démord pas « Les plans de sauvetage consistent à réduire le demande en pleine récession. Or une économie ne peut pas s’en sortir sans consommation ». Le FMI et la BCE se trompent encore ».

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Note personnelle de TACANITAS :   J’ai vécu de l’intérieur cette faillite comme éleveur sur le campo. J’ignorais ce qui allait pouvoir arriver : « le ciel nous tombait sur la tête. »  Il n’y avait plus d’argent en circulation. Alors je convoque mes péons et je leur dis : « je ne sais si je pourrai continuer à vous payer, mais, nous tuerons une vache ou un bœuf et je le mettrai au congélateur. Et vous me demanderez un morceau de viande au fur et à mesure de vos besoins.  Et quand le congélateur sera vide nous le remplierons. Au moins vous aurez de quoi manger » Cette mesure  a duré 2 ans. Bien que je n’aie jamais manqué une seule paie. Nous avions des sortes d’assignat portant le nom de QUEBRACHO c’est le nom d’un arbre. Aujourd’hui un ami m’a écrit et me dit que « les arbolitos » fleurissent de nouveau dans les rues de BUENOS AIRES… ?

Faut-il rappeler ici, que si les prix des céréales ont explosé, dans le même temps les modes de culture ont changé dans leur globalité. Avant 2001, les agriculteurs commençaient à peine à connaître les semences GENETIQUEMENT MODIFIEES. Après 2001, non seulement ces pratiques se sont développées pour aboutir à 100% de cultures OGM sans labour. Ainsi, malgré les prélèvements indiqués dans l'article, la culture du soja comme celle de maïs avec un doublement des rendements sont restées rentables.

Par Tacanitas - Publié dans : recueil de souvenirs et de réflexions - Communauté : entre deux mondes
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 16:53

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AVOIR et ÊTRE !

Je pense donc je suis. Si je suis un être intelligent, je peux apprendre, penser, comprendre, réfléchir, imaginer, calculer, copier, lire, écrire, dessiner, projeter, décider, entreprendre et user de ma faculté de persévérance pour créer, réussir mon entreprise. Ou bien passer des concours et obtenir un statut intéressant dans l’administration ou une entreprise.

Être avant l’AVOIR.

Je m’écarte volontiers des sentiers tortueux qui mènent au vol, à la spéculation à court terme et  sans vergogne, à la drogue, à la gloire. Je choisis la montée balisée du chemin qui mène au sommet de la colline. De là, déjà, je me sens libre, je respire mieux. Je ne dépends ni de l’Etat, ni d’un patron avec le parapluie qui va avec. Je n’oublie jamais que je peux faillir, je peux mourir à chaque moment. Cette pensée permanente me rend moins vulnérable, plus fort. Ou, une fois engagé au sein d’une structure, je fais preuve d’initiative et je monte dans la hiérarchie.

Un homme normalement constitué, après quelques temps de respiration se remet en quête comme à l’origine : apprendre, penser,…, imaginer, dessiner, projeter, décider, entreprendre en entrainant les siens dans ses projets. Il choisira à ce carrefour le chemin qui conduit à un objectif très haut et très difficile. S’il rencontre des obstacles, il les négocie, il les contourne, et si besoin redescend ou tombe, pour mieux repartir.  Un projet dessiné imaginé, c’est comme un script, un scénario, il faut l’appliquer en tous points et terminer l’ouvrage, arriver au but fixé. Le film est pour ainsi dire fini intellectuellement avant de l’être matériellement.

L’important pour partir, c’est ce qui est dessiné, écrit, planifié dans la tête et sur le papier.

En chemin, il prend un guide, un technicien, un meneur d’hommes, un débroussailleur pour tracer le sentier. Au fur et à mesure, il a de plus en plus besoin de compagnons, tous compétents et complémentaires dans un domaine qui est le leur. Evidemment, les poussières d’or collent à ses chaussures au fur et à mesure des mois et années qui représentent autant d’échéances payées, ou par les stock-options accumulées, mais ce n’est pas ce qui l’importe. Ce qui compte pour lui c’est un but, un seul : créer. CREER pour lui et surtout pour sa famille, pour ses compagnons, pour ses enfants. D’abord pour que sa famille ait de quoi s’habiller, et se nourrir, puis vient le besoin d’avoir un toit et une cheminée. Dans le même temps son guide et ses compagnons mangent, s’habillent, et aussi ambitionnent d’avoir leur propre toit. L’ambition légitime essentiel c’est son développement intellectuel, s’épanouir, s’enrichir de multiples expériences et donc de nouveaux savoirs. Lesquels lui donneront une sagesse certaine.

Créer pour atteindre au sentiment de LIBERTE par un peu ou beaucoup de savoir par l’AVOIR.

Et si l’AVOIR conduit à ÊTRE par fierté au soir d’une vie, pourquoi pas. Je prends.

« Être » fier du chemin parcouru, beaucoup plus par le service rendu tout le long du voyage d’une vie Ça ne se voit pas, c’est privé. C’est « ma LIBERTE de penser ».  

« Accepter » au soir d’une vie « son sort », « sa sortie » avec bonheur, un bonheur intime d’avoir accompli son devoir.

 

 

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Par Tacanitas - Publié dans : opinions - Communauté : Une Vie Un livre
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