environnement

Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 15:06

Un petit paysan d'Afrique ou du Brésil qui sème ce maïs pourra nourrir sa famille et envoyer ses enfants continuer leurs études 

Le cursus de Marie Monique ROBIN :Diplômée du centre universitaire d’enseignement du journalisme de l'université de Strasbourg. débute sa carrière avec France 3 Région puis travaille pour l’agence CAPA de 1989 à 1999 avant de devenir journaliste indépendante. un cursus évident pour avoir un avis incontestable sur l’agriculture.

Comme toujours Mme Marie-Monique Robin  a monté un film de propagande, fait non pour informer mais pour convaincre que l’agriculture empoisonne soumise aux gangs mafieux de ses fournisseurs  

Pourtant  pour tenter de désacraliser les propos de Marie Monique Robin   même avant parution de son «  Livre et Film »  NOTRE POISON QUOTIDIEN les références ne manquent pas …..

Dans son « Documentaire » MMR  veut montrer  les effets à long terme des produits chimiques utilisés dans la chaîne alimentaire, du champ du paysan à l'assiette du consommateur . Comme elle le dit elle-même « un documentaire alarmant c'est vrai, mais il n'est plus temps de finasser « Savoir, c'est pouvoir. » Forte du postulat qui a fait son succès, « La terreur se vend infiniment mieux que le bonheur » Elle excelle à accaparer l’espace média  certaine de l’aura médiatique que confèrent toutes contestations. Dans ce film  l’émotionnel se substitue au rationnel, Dans une ambiance coluchienne  du tous pourris tous coupables  elle dénonce les études de toxicité biaisées par les industriels et experts au cœur d’indéniables conflits d’intérêts.

 

La découverte sensationnelle de MMR, c’est que les agriculteurs emploient différents produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures. C’est loin d’être un scoops ..  L'utilisation des pesticides en agriculture remonte à l'antiquité. L'usage du soufre paraît remonter à 1000 ans avant J.C., l'arsenic était recommandé par Pline  et les produits arsenicaux sont connus en Chine dès le XVIe siècle ; c'est également vers cette époque que sont signalées les propriétés insecticides du tabac et des racines de Derris et de Lonchocarpus. La  protection des cultures est vitale pour l'homme car, selon l'adage, « l'agriculteur ne reçoit que ce que les parasites veulent bien lui laisser »

Sur le site gouvernemental : www.observatoire-pesticides.gouv.fr  ont peut lire :

«  Il ne faut pas toutefois perdre de vue, que les pesticides ont constitué un énorme progrès pour l’agriculture et ont permis d’assurer une production alimentaire de qualité. L’augmentation des rendements des terres agricoles a permis de limiter la déforestation, ainsi les experts estiment que leur utilisation, en 50 ans, a permis de préserver 50% de la surface de la forêt actuelle. »

 

Si des molécules chimiques sont appliquées sur les plantes, il n’y a rien de surprenant a en retrouver d’infimes quantités dans les produits récoltés . Sont-ils pour autant hautement toxiques et nocifs pour la santé de ceux qui y sont exposés les agriculteurs, mais aussi les consommateurs, comme l’affirme avec aplomb MMR ? Elle devrait certainement avec humilité s’inspirer de Paracelse, Médecin et alchimiste au 15e siècle. qui   ne se contentait pas d'approximations. "Je fais le serment de ne pas faire de supposition mais de savoir."  Ce père de la toxicologie avait découvert que « Tout est poison, rien n'est poison. La dose fait le poison." Ce que conteste également MMR.

 

Si le principe de Paracelse est admit à l’unanimité de la communauté scientifique, MMR pour justifier ses théories alarmistes réfute ce principe  , et met en cause son application dans la définition de notion de Dose journalière admissible (DJA), La Dose Journalière Admissible   pour l'homme (base 60 kg). Elle  est calculée à partir de la plus petite  Dose Sans Effets (DSE) chez l'animal le plus sensible auquel on affecte un coefficient de sécurité de 100   à 1 000.

 

MMR a-t-elle des preuves de la dangerosité des produits phytosanitaires utilisés selon les bonnes pratiques agricoles, et avec précaution par les applicateurs ?

 

  Le Docteur Jean-Luc Dupupet  le médecin en charge du risque chimique à la MSA lui dit qu’il avait au printemps 2009  trente deux cas d’agriculteurs ayant obtenu le statut de maladie professionnelle ..Pour situer le rapport, en 2007, en France  1 020 000 personnes occupaient un emploi permanent à temps plein ou partiel sur les exploitations agricoles

De plus  la reconnaissance comme maladie professionnelle est d'ordre purement administratif et ne prouve en aucun cas une relation avérée entre un risque et une maladie. Cela s'appelle la présomption d'imputabilité. Cela signifie par exemple que si vous faites une leucémie et que vous avez travaillé au moins 1 an dans une station d'essence, votre leucémie sera reconnue maladie professionnelle, vous n'aurez pas à faire la preuve que c'est le benzène du carburant qui en est la cause, bien que cette maladie puisse avoir de nombreuses autres causes que le benzène.  La reconnaissance comme maladie professionnelle par la MSA ou les tribunaux n'est pas une preuve scientifique.

Même si les cas Sylvain Médard, Dominique Marchal, Paul François, et  Yannick Chénet, sont très douloureux pour ces agriculteurs et leurs familles, il est indécent pour MMR d’en faire des martyrs symboliques pour justifier ses élucubrations .

Concernant le décès de Yannick Chénet  atteint d’une leucémie causée par du Benzène, interdit comme solvant depuis 1980 dans les spécialité phytosanitaires  un internaute s’interroge :

- Comment un agriculteur atteint de leucémie peut-il faire reconnaître le caractère professionnel de sa maladie ? Sur quelles bases la MSA se prononce-t-elle ?
- L’agriculteur décédé incriminait plus précisément le benzène, qui n’est pas en lui-même un pesticide.

Quels sont les pesticides qui utilisent le benzène comme solvant ?
Y a-t-il dans le travail agricole d’autres sources d’exposition au benzène que les pesticides ?

 

Il y a donc potentiellement deux catégories de « Victimes » Les Agriculteurs  exposés a des doses plus importantes et les Consommateurs exposés a des traces minimes de « pesticides »

Pour les Agriculteurs des recherches plus sérieuses et argumentées.  A  partir de novembre 2005,

Dans le cadre de la campagne Agrican / MSA ,700 000 questionnaires ont été envoyés aux professionnels agricoles (salariés, exploitants, actifs, retraités). « Le taux de retour a été excellent : 184 000 personnes sont rentrées dans l’étude (dont 50 000 en 44-85)» explique Pierre Lebailly, président du Comité de pilotage d’Agrican et maître de conférences au Grecan, venu présenter les premiers résultats de l’étude, à Carquefou, le 16 décembre 2011.

Cette vaste étude sera la première du genre en France, et l’une des plus importantes dans le monde, après deux études américaines, qui ont déjà ouvert des pistes. « Ces études américaines montrent qu’il se passe quelque chose chez les agriculteurs », décrit Pierre Lebailly. Premier fait montré aux USA : les agriculteurs ont moins de cancers que le reste de la population ! La première raison est qu’ils fument moins. Mais il y aurait aussi d’autres facteurs favorables, sans doute un effet « stimulateur des défenses naturelles » de la proximité avec les bovins (cet effet est démontré sur l’asthme des enfants). En revanche, ils ont un peu plus de cancers cutanés, et un peu plus de cancers hématologiques que le reste de la population.

Les premiers résultats de l’étude Agrican sur 6.000 agriculteurs du Calvados  confirment les données américaines : les agriculteurs fument beaucoup moins que le reste de la population (mais les salariés agricoles fument autant). Pour l’instant, seules les données de mortalité par cancer ont été examinées. Pierre Lebailly rappelle qu’il faut prendre ces données avec précaution, car elles reflètent à la fois la présence d’un cancer, mais aussi sa prise en charge (la France compte un certain nombre de déserts médicaux !).

Comme aux USA, l’étude montre que les agriculteurs meurent globalement moins de cancers que le reste de la population. On observe ainsi un déficit de décès par cancers du poumon et du larynx. Il y a, en revanche, un léger excès de mélanomes et de cancers du sein .. Chez les femmes, la tendance favorable vis-à-vis de la population générale est moins nette : ce qui est « anormal », car les agricultrices  fument beaucoup moins !
Il y a donc des différences entre hommes et femmes, mais également entre exploitants et salariés. Il existe également des différences entre départements : par exemple, excès de cancers du rectum chez les hommes en Vendée, et pas en Loire-Atlantique ; ou encore, des excès de cancers pulmonaires chez les femmes en Gironde…

Ce qui est certain, c’est que « les marchands de peur », qui prétendent que toute l’augmentation des cas de cancers est due à l’environnement ou à la pollution, n’ont pas une démarche scientifique conclut-il

Pour les consommateurs

L’avis d’un autre scientifique Denis Corpet,   Enseignant Chercheur  à Toulouse le 29 sept 2008
Bien sur que les pesticides sont toxiques pour les insectes ou les moisissures. Mais pour les gens, très très peu. Et les doses résiduelles dans les aliments sont très très très faibles. Donc une très très faible toxicité que multiplie une très très très faible dose, ça fait... pas d'effet du tout

En tous cas, toutes les enquêtes épidémios montrent que les gens qui mangent le plus de fruits et de légumes se portent mieux que les autres (moins de cancer, d'accidents cardiovasculaires, de diabète, ... Ces enquêtes ont été faites sur des gens "normaux", qui mangeaient des plantes traitées par les pesticides, contaminées par les pesticides. Et ces gens là, ces gros mangeurs "de pesticides" se portent bien mieux que les autres.
Ce sont les composants majeurs des aliments qui jouent un rôle majeur sur la santé, pas les micro-doses de résidus : mieux vaut manger du saumon (d'élevage) aux épinards traités (Pas-Bio), qu'un steak "Bio" avec des frites "Bio". Attention, mes affirmations n'ont jamais été prouvées directement, et c'est pratiquement impossible de le faire. Mais des centaines d'études d'observations confirment ce que je dis

 

Le PNNS, Programme National Nutrition-Santé lancé en 2001,

Les fruits et légumes donnent –ils le cancer à cause des pesticides

Aucune étude épidémiologique n’a montré un tel effet délétère. Il existe suffisamment de preuves qui permettent de conclure que les fruits et légumes protègent du cancer dans des proportions importantes. Ce bénéfice a été observé dans de très nombreuses études, sans qu’aucune ne montre d’effets négatifs et ceci, alors que cela aurait pu conduire à ingérer des pesticides présents sur leur peau. Effectivement, l’exposition à de fortes doses de pesticides a des effets néfastes sur les systèmes endocrines. Cependant, les effets bénéfiques d’autres constituants dans les fruits et légumes sont tellement importants, qu’ils annulent les effets éventuellement délétères de quantités très faibles de pesticides. De surcroît, la contamination de notre alimentation par les pesticides est aujourd’hui tout à fait rare, en raison notamment d’une réglementation stricte et de contrôles réguliers et du lavage des produits de la maison.

 

Ligue Nationale contre le Cancer :  Certains aliments provoquent-ils  le cancer. ?  Il n’existe pas, dans nos pays, d’aliment qui  puisse être directement incriminé dans la survenue d’un cancer. Par contre, une consommation excessive de viande (cancer de l’intestin), de sel (cancer de l’estomac) ou d’alcool (cancers O.R.L., de l’estomac,  du sein) est susceptible d’en favoriser l’émergence.

 

Dans le livre «  L’alimentation de nos enfants » sorti en Août 2010 par  Patrick Tounian professeur en Pédiatrie et Fabiola Flex .

Des traces de carbendazime dans la limite des LMR  présent dans un lot de pommes.  Pour qu’ un enfant de 40 kg risque un pépin il faudrait qu’il consomme dans une journée tous les jours de sa vie 3 kg de pommes ! ….. Quand au professeur Narbonne  toxicologue de l’université de Bordeaux il nous rassure, il n’y a aucun risque d’accumulation de pesticides  dans l’organisme.  Les organochlorés qui avaient ces caractéristiques comme le DDT sont interdits depuis 1970 . Quand aux cocktails, nouvelle cible des  écolos, il est impossible d’affirmer que les résidus ingérés par voie alimentaire sont coupable de quoi que se soit. Les doses sont tellement faibles qu’elles correspondent à la fois à celles des résidus d’insecticides domestiques du type antipoux, antimites .  Une des contaminations les plus importantes pour l’enfant semble être l’usage des pesticides domestiques .

 

Pour terminer cette énumération d’études rassurantes, ci-dessous les prises de position de personnes non soupçonnables de délit d’intérêt après la diffusion de l’émission « Menu Toxique ».

1. Le nutritionniste Jean-Michel Cohen a déclaré le 1er décembre : «La vision naturaliste des choses, qui consiste à marcher à quatre pattes pour manger de l’herbe en espérant qu’elle ne soit pas polluée, elle est largement dépassée par les espaces dans lesquels nous vivons. Je ne suis pas inquiet de la relation entre la consommation de ces aliments et le cancer.» (BFM TV)

2. Le toxicologue Jean-François Narbonne a aussi tempéré les affirmations de Générations Futures : «C’est plutôt beaucoup mieux qu’avant. Ne serait-ce que pour les pesticides, où on est passé de 1300 molécules actives à 300. La plupart des composés qui sont présents dans les aliments, que ce soient des additifs ou de contaminants, ont été réduits, puisque des normes ont été édictées. D’ailleurs, un certain nombre de maladies dues aux fortes expositions des années 1970 sont en régression.» (Europe 1) Il a tenu des propos similaires dans Le Parisien et L’Humanité.

3. Le docteur Marie-Christine Boutron-Ruault, directeur de recherche à l’Inserm, a déclaré  : «Nous avons forcément dans notre assiette des substances chimiques, tout est question de dose. L’homme peut métaboliser les xénobiotiques auxquels il est exposé en permanence (alimentation, médicaments, air intérieur,…), mais il n’y pas lieu de générer une phobie au sein de la population, qui ne sait plus quoi manger.» (Le Monde) Elle a tenu des propos similaires au 20 h de France 2, le 1er décembre.

L’ épidémie de Cancer ? quand est-il ?  L’argument,  est désormais classique et répété à l’envie pour « démontrer » l’effet de « l’environnement » sur la survenue du cancer, et la constatation d’une prétendue épidémie de cancer concomitante à la détérioration de l’environnement.

Réponse ;  vieillissement de la population, du dépistage…

Le cancer touchera un homme sur deux et une femme sur trois dans le courant de leur vie. 800.000  Français vivent avec cette maladie, et 2 millions ont eu un cancer. Chaque jour 820 personnes apprennent qu’elles ont un  cancer

Si le nombre de cancers augmente en France, c’est pour moitié en raison de l’augmentation et du vieillissement de la population, (2 cancers sur 3 surviennent après 65 ans),  le risque étant plus élevé de développer une tumeur chez les personnes âgées. Mais la hausse de l’incidence du cancer est également liée à l’extension du dépistage qui permet de traiter précocement des cancers qui n’étaient tout simplement pas repérés il y a encore quelques années. (La dernière étude de l’INVS)

En réalité si on analyse avec un peu de soin l’évolution du cancer en France , on constate qu’il n’y a pas d’épidémie de cancer mais une « épidémie » de cancer du sein chez la femme et une « épidémie » de cancer de la prostate chez l’homme. Curieusement, depuis 25 ans  c’est sur ces 2 types de cancer sur lesquels ont a conduit des campagnes intenses de dépistage. Si le dépistage des cancers contribue à sauver de nombreuses vies, médecins et patients sont de plus en plus confrontés à un effet pervers de cette stratégie : le surdiagnostic. Il s'agit de la découverte de «vraies» tumeurs, mais qui spontanément n'auraient jamais fait parler d'elles ou mis la vie en péril. Deux médecins américains, Gilbert Welch et William Black estiment que la proportion des surdiagnostics est d'environ 60% pour les cancers de prostate, 15 à 25% pour ceux du sein.

Le Professeur Bernard Junod  dénonce également le sur diagnostique, et constate que dans la chirurgie du cancer du sein de nombreuses tumeurs sont enlevées à tord : bénignes elles ne mettaient pas en danger la vie des patientes . Selon lui plus de 100 femmes sont ainsi mutilées chaque jours en France. Ses idées dérangent à la fois les médecins, qui opéreraient les femmes pour rien, les statisticiens, qui compteraient les «  faux cancers » en plus des vrais.  a lire sur : http://www.formindep.org/IMG/pdf/depist_surdiag_junod.pdf

 

Si la piste de la relation Pesticides/cancer n’est pas la bonne piste  pour MMR, elle pourrait s’interroger sur le fléau moins médiatisé mais aussi préoccupant du décès par suicide des agriculteurs . Plus d’un suicide par jour . Si les problèmes économiques peuvent justifier cette détresse, le docteur Jean-Jacques Laplante médecin directeur de la santé à la MSA de Franche Comté dénonce : Partout les agriculteurs parlent de la perte de sens de leur métier  ils sont traités d’empoisonneurs, de pollueur alors qu’ils nourrissent la planète . Ils ressentent une véritable injustice sociale .

Alors MMR  et les lanceurs d’alerte …. les  experts scientifiques autoproclamés qui se font une publicité bon marché sur les peurs et la crédulité des citoyens a la seul fin de vendre des livres ou de réaliser des films  mesurez un peu votre inconséquence ne jouez pas avec la vie  des gens ….

 

Quand a la conclusion de MMR «  Il faut manger Bio pour préserver sa santé » c’est encore une mystification irresponsable .Il n’existe aucun argument laissant penser que les produits « bio » protègeraient du cancer. En terme de santé, tous les produits alimentaires répondent aux mêmes exigences réglementaires. Les produits « bio » sont différents des produits habituels en raison de leur mode de production avec, par exemple, un usage restreint de produits phytosanitaires. Outre le fait que dans l’agriculture traditionnelle, les pesticides de synthèse contaminent rarement (et très faiblement) notre alimentation, l’innocuité des pesticides naturels autorisés en agriculture biologique n’a pas toujours été démontrée. Par ailleurs, les produits « bio » ne sont pas, en terme de qualité nutritionnelle (apports en macro ou micronutriments), meilleurs que les produits issus de procédés de production classique, lorsque celle-ci respecte par exemple les critères de mise à disposition de produits arrivés à maturation. Le choix des aliments dans une visée de prévention de la survenue des cancers devrait donc se faire selon les mêmes critères que ceux utilisés pour les produits habituels : en favorisant ceux ayant des effets protecteurs et en limitant la consommation des aliments ayant des effets délétères.

 

Une multitude d’études récentes que le manque de place m’empêche de citer conforte ce qui est dit ci-dessus. Et lorsque  le Dr David Servan Schreirber  affirme dans l’émission du 16 février « Manger peut-il nuire à la santé ? » que l’agriculture Biologique ( il faudrait dire organique)  pourrait assurer la suffisance alimentaire mondiale,  c’est un mensonge, ou une preuve d’incompétence .

Claude Besnard   

Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : Le monde paysan
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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 17:52

L'usine argentine va bientôt bénéficier de la génétique dernier cri. Résistance à la sécheresse et aux terres salées. Paru F.A. 20/11/10

Dans la démesure pour nos points de vues. Sujet philo ! Dans une entreprise de 300 000 hectares, si à tous les niveaux chacun a sa responsabilité (du pilote d'avion, de moiss-bat. au chauffeur de tracteur) et en même temps peut subvenir aux besoins de sa famille, avec les garanties sociales ?

Pour GUSTAVO, comme patron il compare cette entreprise agricole à toutes les entreprises industrielles. 

Pour moi, j'ai toujours préféré la petite et moyenne entreprise qui épanouit la famille entière qui s'y implique.

L'ensemble des exploitations de la HAUTE LANDE peut se comparer à une entreprise de production agricole sans complexe pour sa productivité. Ce n'est pas du simple jardinage!!!

Notre compétivité ? Sans les OGM ? dans un futur proche ?? Qui vivra verra.

"OGM-futurs-en-Argentine-001.jpg

BOVE est un "bienfaiteur de l'EUROPE ??????????

 

Bonsoir Claude.

 Merci pour ton commentaire.

En Argentine, il n'y a aucun contrôle des structures. Il n'y a aucun statut du fermage. Cette entreprise loue des terres à l'année ou avec un contrat plus complexe. Mais c'est toujours un contrat libre: synallagmatique. Souvent ces contrats sont élaborés par des notaires et des avocats. Il y a des investisseurs étrangers, français aussi qui font parties de groupements lesquels gèrent et louent. Puis répartissent les bénéfices après frais de gestion (dans le style OPCVM). Les loyers sont complexes, souvent basés sur un pourcentage de la récolte: 15%, 20%, 25%, 30%. Ou, aussi avec une base de quintaux fixe. Jusqu'à 12, 13 quintaux/ha payable en partie ou en totalité d'avance. Les taux sont librement débattus. Un de nos amis avait loué 300 has à 12 QX dont une partie fixe payée à l'avance à la signature du contrat. Puis sont survenues 2 années de sécheresse. Il a gagné le gros lot comparé à bien d'autres. Il a reçu le prix convenu (au prix du marché à une date fixée d'avance) Le loueur(Sté) n'a pas boité, il avait bien d'autres contrats dans toutes les régions y compris où la sécheresse fut moins sévère.
On appelle ces loueurs des "contractistes", il arrive qu'ils y perdent leur matériel pour arriver à s'acquitter.
 Cet article de la F.A. m'apporte de la confiance, dans la mesure où ces grosses entreprises sont en permanence à la pointe à tous point de vue. Les Argentins propriétaires de campos comme le nôtre bénéficieront des répercussions indirectes. La génétique évolue concrètement et en permanence. Le popriétaire ne réfléchit pas longtemps si ses terres sont propices au semis direct, il trouve à louer facilement en supprimant ses risques. Il est gagnant par une très grande rentabilité de son investissement.

L'observation des récoltes, c'est l'affaire de l'ingénieur technicien qui visite les parcelles en permanence et qui, lui aussi est payé au résultat. Il déclenche les traitements en cas de besoin. Le nombre d'ingénieurs agronomes est impressionnant en Argentine. 
Bien souvent ces entreprises ont aussi des feedlots pour valoriser (fiscalement) leur produit selon les cours. En cas d'emblavement en coton, il reste toute la graine par exemple et le coton en ce moment est recherché dans le monde entier, donc rémunérateur. 

 Ils ne font pas naître les veaux. Moins il y aura de terres réservées à l'élevage et plus on aura de chance que le prix soit rémunérateur. En 2 ans le prix des veaux a quadruplé. La viande a triplé. Pourtant Régis comme tous les autres a tendance a vouloir faire de l'agriculture. C'est plus payant et une fois nettoyées, les terres restent propres. Tandis qu'avec l'élevage, les plantes épineuses reprennent le dessus. Il faut toujours dépenser, pour supprimer ces repousses. En 2009, l'Argentine a importé 100 000 tonnes de viande de l'URUGUAY. 
En Europe, et en France en particulier, c'est vrai, nous ne sommes pas prêts d'avoir l'usage des OGM. Il y a un vent d'espoir pour l'agriculture en Argentine en ce moment.

Mais la conjoncture en Argentine, toute conjoncture peut s'inverser rapidement.

ganaderia en sous-bois 

 

 

Par Michel Durand - Publié dans : environnement - Communauté : Pro OGM
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 16:19

Récolte de haricots plats dits palets espagnols. 

 

P1000557

 

 

P1000558 

 

 

 

 

 

  Ça vaut mieux que de cueillir à la main. 150 tonnes par journée, c'est la capacité de l'usine de congélation .

 

 

 

 P1000564

 

 

 

 

  Et les machines ramassent jour et nuit. Avec des arrêts en fonction de la logistique.

 

 

 

 

 

 

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Le cover crop passe alors que les machines ne sont pas sorties du champ. 

 

 

 

 

 

 

   

P1000568

 

Demain la seconde culture de haricots ronds sera mise en terre. Pour une seconde récolte prévue fin septembre, début octobre.

La terre est généreuse. Plus on la sollicite, plus elle s'enrichit des végétaux. Seules les gousses sont prélevées. Plus elle sera généreuse.

Pour les prix, vous ne saurez rien. C'est une misère je vous dis (35 fois moins que le prix en grande surface pour le frais) ! ça eut payé, mais ça n'paie plus, disait Fernand Raynaud. 

P1000571

Le semoir de précision, avec apport de nutriment sous forme liquide, termine le cycle des façons culturales

Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : entre deux mondes
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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 22:03

Du sable, des pins. Jusque fin des années 50 les Landes n'avaient pas bonne réputation.

Aujourd'hui, même Cécile DUFLOT (elle a sa maison de campagne au Muret) s'est laissée convaincre par un ami commun. La nappe phréatique est inépuisable... Pourquoi ne pas privilégier l'agriculture au dépens de la forêt de pins qui subit tant d'assauts: de tempête, de maladies (fomes) et d'invasion de chenilles processionnaires ?.

 

P1000524

 

Dans ce forage de 18 mètres, de 18 centimètres de diamètre, une pompe immergée de 4 cv envoie 50 mètres cubes par heure dans le réseau. Les forages sont une invention de Francis BENNAVAIL. Une révolution pour l'agriculture landaise. 

On peut creuser un forage tous les 50 mètres.

 

 

  Voici le jet d'eau que donne la pompe:                                  P1000509

 

Ici 3 pompes pour alimenter une rampe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1000523 

L'armoire électrique pour commander  et sécuriser 2 pivots, 6 pompes immergées et une pompe surpresseur de 75 cv  sur la droite de la photo.

 

P1000518 

 Ce pivot 650 mètres de longueur, 11 travées: 200 m3/heure. Chaque travée est mue par un moteur électrique. C'est la travée de tête qui temporise et entraîne toutes les autres au rythme programmé par biellettes-minicontact d'alignement constant dans un coffret. 

P1000514

 

Ce pivot de 900 mètres sur une gazonnière est alimenté en électricité par un groupe électrogène. L'élevage du gazon dure 9 mois avant d'être transposé sur un stade.

P1000508

 

Irrigation sur un semis de carottes. Le brouillard d'eau est plus visible.

P1000512

 

Moins pratique ce système à enrouleur et canon sur des asperges. Plus coûteux en énergie aussi.

P1000521

  Une rampe frontale sur du maïs jeune.

P1000525

Autre rampe frontale sur de haricots: 40 has (ici les haricots sont destinés aux Espagnoles). Un autre pare feu de 120 mètres de large. On aperçoit l'UNIMOG qui sert à tirer le tuyau souple tous les 400 mètres.

 

Partout en ce 10 Juillet c'est un véritable déluge sur les cultures à raison d'une moyenne de 7 millimètres chaque jour . Soit 7000 tonnes déversées par 100 hectares/jour.. Les pins prélèvent d'avantage par leur système racinaire. En effet, la nappe est très proche de la surface. Les racines "pompent" dans cette nappe.

La grande différence, c'est la richesse aquise entre les deux productions: 10 à 30 pour 1 en faveur de l'agriculture selon la culture de l'année et les prix.

 

Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : entre deux mondes
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 11:56

Voir l'article: La perle blanche des sables: http://srv03.admin.over-blog.com/index.phpid=1156203193&module=admin&action=publicationArticles:editPublication

&ref_site=1&nlc__=741275080111 

 La campagne de récolte batait son plein comme on dit.

 

Aujourd'hui c'est le dernier jour de ceuillette.

Fin des asperges 001

 

On replie les bâches.

 

Fin des asperges 002

 

Les toutes dernières...

 

Fin des asperges 003

 

Où l'on aperçoit les derniers rangs encore bâchés, La végétation déjà repartie sur la parcelle mise en repos, sous irrigation, depuis quelques jours.

 

Fin des asperges 004

 

  Les buttes sont rasées, je vais pouvoir glaner: la part du pauvre!

Fin des asperges 005

C'est ma ceuillette de ce matin: glaner les pointes éparses.

 

C'est fini ! jusqu'à l'année prochaine.

 

Par Tacanitas - Publié dans : environnement - Communauté : Le monde paysan
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